Affichage des articles dont le libellé est terreurs nocturnes. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est terreurs nocturnes. Afficher tous les articles

jeudi 23 mars 2017

Le jour où j'ai des angoisses

Parfois, je suis réveillée, la nuit. J'ai l'impression de suffoquer. Le noir m'oppresse. Le silence me fait paniquer. Mon corps se crispe et j'explose. Des pensées envahissent alors mon cerveau. Tout se bouscule ... les situations du boulot ... les contrariétés du moment ... les peurs que je ressens ... tout se mélange, tout se brouille et j'ai parfois réellement l'impression de mourir, bien que je ne sache pas vraiment ce que ça fait, de mourir. J'ai alors envie de crier, de me mettre en boule et que tout s'arrête. 



Quand il est là, mon mari me calme même si je sais que ça l'agace, car il a le sommeil léger et un tel réveil signifie souvent pour lui des difficultés à se rendormir ... J'essaye alors la plupart du temps de faire en sorte qu'il ne s'en aperçoive pas (trop). Ma liseuse m'a alors sauvée plus d'une fois. Ainsi je peux rester au lit, près de lui, et le laisser dormir tout en me changeant les idées. 
Parfois, ça me fait ça alors que je suis bien éveillée ... en pleine journée. Enfin, non, surtout en soirée. Quand il n'est pas là. Même si je sais que la situation n'est en rien semblable, ça me ramène à des époques de ma vie où je me sentais abandonnée ... ça me ramène à des moments désagréables, avec mon ex, quand je restais seule la nuit à l'attendre (ou pas), en écoutant la radio pour apaiser (ou pas) mes angoisses. 
Aujourd'hui, j'essaye d'analyser et comprendre ces angoisses. Je sais qu'on ne peut pas réussir à vaincre toutes ses angoisses, mais j'aimerais réussir à les maîtriser. Faire partir certaines pensées négatives et tragiques. Je ne veux plus me laisser envahir et suffoquer. 
Si je ne peux pas nier que certaines situations de mon travail me font avoir ces crises d'angoisse, j'arrive malgré tout à prendre du recul. J'ai trouvé des astuces pour me libérer de leur poids et je sais que lorsque je ramène une situation "à la maison", il y a une raison ... mais j'arrive assez vite à m'en débarrasser. 



Les angoisses qui ne me quittent pas tournent principalement autour de ma fin d'adolescence et de mon amitié dévastatrice avec Elle*. Dernièrement, les angoisses liées à la maternité et à notre incapacité à devenir parents m'envahissent également. Voilà 7 ans déjà que je vivais un épisode traumatique avec l'annonce de ma grossesse molaire et de la tumeur trophoblastique qui a suivi ... cette peur au ventre ne me quitte pas, même si je sais qu'il y a peu de "chances" que la même chose se reproduise. La peur de ne jamais réussir à mettre au monde un enfant vivant.