dimanche 11 octobre 2020

J'élève mon enfant dans la nostalgie de mon enfance

Combien de fois la phrase "c'était bien mieux de mon temps" m'a énervée !? Et pourtant, je constate aujourd'hui que je vis beaucoup dans la nostalgie de mon enfance, encore plus depuis que je suis devenue mère. J'aurai du m'en douter, car déjà enfant et ado, j'avais fait le choix de garder des tas de jouets pour mes enfants, plus tard. Mais le phénomène ne fait qu'augmenter ...


Credit Photo (Creative Commons) : photo personnelle - Ceci est un journal intime. 


Il y a eu tout d'abord les quelques vêtements que j'ai récupéré de mon enfance et de celle de mon frère, que j'ai pris plaisir à faire porter à l'Elu et maintenant à Numérobis. Un petit côté vintage qui m'a fait craquer. J'ai tenu également à récupérer un tapis de change cousu par ma mère pour ma naissance. Il en est de même pour les premiers hochets d'éveil qui ne sont autres que ceux de mon frère. 

Credit Photo (Creative Commons) : photo personnelle - Ceci est un journal intime. 



La bibliothèque de l'Elu est composée à 40% des livres de mon enfance, que j'ai parfois rafistolé car mon frère avait pris plaisir à les manger. Et quand j'ai réalisé que certains livres qui ont marqué mon enfance mais que je n'avais pas/plus en ma possession, je me suis empressée de les rechercher pour les acheter. 


Credit Photo (Creative Commons) : photo personnelle - Ceci est un journal intime. 


Actuellement, l'Elu joue avec mes poupons (mon premier et mon dernier), mes petites affaires de nursery... Je lui ai gardé soigneusement ma petite dînette en porcelaine - qu'il aura le jour où il sera un peu moins bourrin - et mes petits malins. J'ai également conservé toutes mes Barbies et même si j'avoue être un peu stressée à l'idée du sort qu'il pourrait lui réserver, je suis prête à lâcher prise pour lui laisser la possibilité, comme je le faisais, d'inventer des histoires pendant de longues heures de jeu ! Et c'est sans compter sur les Playmobils et les Lego avec lesquels j'ai hâte de jouer avec lui.

Credit Photo (Creative Commons) : photo personnelle - Ceci est un journal intime. 



J'ai également gardé de mon enfance des K7 audio, ainsi que des disques vinyles. Il s'agit là de spectacles de mon enfance - la compagnie Les 3 Chardons, qui venait jouer le spectacle dans nos écoles, vous vous souvenez ? -, de livres audio, de musiques de mon enfance. Moi même j'adore les écouter encore aujourd'hui. Je connais par coeur l'histoire et la chanson de Leila et la Baleine, et je chante à tue-tête la chanson "S'il te plait, merci" de la bande à Winnie quand j'apprends à l'Elu la politesse ! C'est donc tout naturellement que j'ai gardé le tourne-disque (appelé mange-disque car on insert les disques à l'intérieur) pour pouvoir les écouter avec mes enfants. Il ne me reste plus qu'à trouver un lecteur de K7 car celui que j'avais récupéré chez ma grand-mère a rendu l'âme. 

Un autre aspect de cette nostalgie réside dans les dessins animés de mon enfance. Si j'apprécie regarder certains nouveaux films d'animations, je dois avouer être très attachée aux dessins animés de mon enfance. Je trouve d'ailleurs certaines "séries" animées d'une excellente qualité. Et je dois pas être la seule à le penser car certains ont eu un petit coup de neuf et sont à nouveau à l'antenne, comme la série "Il était une fois la vie". J'ai donc commencé à reconstituer une collection de certains dessins animés qui ont marqué ma jeunesse : Les Animaux du bois de Quat'sous, les Moomins, les Barbapapas, Princesse Sarah... Et j'en cherche encore certains, qu'il me sera très difficile à trouver je pense : SOS Polluards notamment. Et il est évident que je montrerai également à mes enfants les classiques à mes yeux : les "vieux" Disney, Petit Pied, Brisby et le secret de Nimh... 

Il est évident que je vais laisser mes enfants vivre dans leur temps, même si j'espère secrètement qu'ils passeront à côté de certaines modes que ce soit vestimentaires ou culturelles... Mais j'aimerais vraiment qu'ils connaissent certaines choses de mon enfance, qui font parties de mon éducation et qui m'ont donc aidé à grandir. J'ai envie de retrouver dans leurs regards un peu de mes yeux d'enfant émerveillé ! 

vendredi 9 octobre 2020

Je suis mère de deux garçons

Nous sommes le 9 octobre 2020, il est 10h17, le ronron du poêle à granulés en musique de fond, accompagné de jolis areuh. Je suis maman de deux garçons, depuis le 4 août 2020, à 12h49. Numérobis était donc un garçon. Je suis une maman comblée. Il a eu donc 2 mois. 9 semaines mardi. Le temps passe si vite. Tellement vite que si je ne prenais pas un congé parental, je devrai déjà reprendre le chemin du bureau le 20 octobre. Je trouve cela complètement fou. Je ne suis pas prête à laisser mon tout-petit. 


Depuis mon dernier article, il s'est passé des tas de choses. Comme je l'avais déjà annoncé, je publie désormais ici au rythme de ma vie, c'est à dire comme je peux. Je ne vais donc pas refaire un énième message de retour. Mais je peux annoncer ici que j'ai beaucoup de choses à dire car il se passe des tas d'événements en ce moment dans ma vie. 

Le plus important, c'est donc celui ci. J'ai deux enfants. J'ai encore du mal à réaliser qu'il y a 20 mois, nous n'étions que deux, et qu'aujourd'hui, nous formons une famille de quatre (prévoyant déjà d'être une famille de cinq plutôt rapidement). Ce nouveau statut, ce passage de 3 à 4, est à la fois ultra naturel et en même temps une vraie réorganisation. Je ne me retrouve donc pas totalement dans le témoignage de copines qui me disaient que le passage de 3 à 4 était vraiment dur. Je ne sais pas si c'est parce que l'Elu est encore petit, que du coup, on était déjà sur un rythme bien soutenu, mais clairement, la venue de Numérobis n'a pas énormément bouleversé nos vies, si ce n'est en apportant une dose d'amour en plus ! 

J'écrirais dans quelques temps un article sur ce qu'un deuxième enfant a changé dans nos vies, sur les premières semaines, mais aujourd'hui, j'ai envie d'écrire sur mes garçons. 

Enceinte, je redoutais un peu d'avoir un second garçon, non pas parce que je voulais absolument une fille, mais parce que j'avais peur de la comparaison trop facile. Là aussi, ce sera le sujet d'un prochain article - ici ou sur le blog BDV où je suis chroniqueuse, pour rappel. Une chose est sûre, aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir deux garçons. 

Un petit grand garçon de maintenant 20 mois, qui grandit à une vitesse folle (92cm... on l'habille en 3-4 ans, voilà voilà), qui est en quête constante d'autonomie et nous surprend chaque jour un peu plus. Un grand frère ultra attentionné, qui a eu juste quelques secondes d'hésitation quand il a vu son petit frère pour la première fois, mais qui depuis, passe son temps à le câliner, lui apporter ses doudous, lui parler quand il pleure, l'éclabousser dans le bain... Alors oui, il est un peu brute dans ses mouvements, il le réveille constamment, et il y a parfois une pointe de jalousie, mais on sent déjà la complicité entre eux, et c'est magique, ça fait fondre mon coeur de maman. Tout comme quand je reçois des compliments de la part des professionnelles de la crèche. Je suis fière de l'avoir pour le moment, pas trop mal élevé, et de l'ouvrir au monde. C'est un enfant solaire, rieur, facile à vivre même si les 2 ans approchent et qu'on sent la phase de la frustration et de l'opposition arriver... Mais là aussi, je lui fais confiance, nous arriverons à gérer cela, ensemble. 

Un petit bébé de 9 semaines, qui enfile déjà des vêtements en taille 9 mois et qui gazouille énormément. Il est si zen, une vraie marmotte, que l'on sait vite quand quelque chose ne va pas. On a donc rapidement su détecter un vilain reflux et j'espère qu'il sera vite de l'histoire ancienne. Il me réapprend à être une autre maman. Je suis à la fois si inquiète pour lui et si détendue... Une chose est sûre, je suis une vraie lionne, prête à bondir à la moindre attaque extérieure. J'ai hâte de le voir grandir et devenir un petit homme. Un lien très fort s'est déjà créé entre lui et moi... Lui qui se marre en prenant la tétée ou qui se blottit contre moi la nuit. 

Ce que j'aime par dessus tout, en tant que mère de deux garçons, c'est les voir grandir ensemble. Observer le grand s'installer à côté du petit sur le tapis d'éveil. Observer le petit chercher du regard le grand. Parler du bébé avec l'Elu. Ressortir les vêtements du grand pour les enfiler à Numérobis. Ils sont mes petits princes, et je crois que je suis leur reine, et j'aime ça ! 

J'ai tant de choses à dire sur cette nouvelle maternité, que j'ai hâte d'avoir à nouveau un peu de temps libre pour venir poser des mots ici sur tout ce que je vis actuellement ! 


mardi 26 mai 2020

Vous ferez bien un petit deuxième [Partie 3 : mes sentiments ambivalents]

L’Élu était déjà un miracle - pour rappel né après plus de 4 ans de parcours d'infertilité et arrivé spontanément juste avant notre dernier transfert d'embryon - alors fonder une famille "nombreuse" (3 dans l'idéal, 4 si on est un peu fous) avec des enfants d'âge rapprochés nous paraissait un rêve irréaliste. Un rêve quoi. Alors quand ce rêve est devenu réalité en à peine quelques cycles et mois d'attente ... je fus assez chamboulée ... 

Credit Photo : Free-Photos

Comment passer d'un enfant attendu pendant des années à un enfant qui, bien que très désiré, arrive comme un cheveu sur la soupe, alors que son frère est encore un bébé et qu'on n'a même pas eu le temps de s'inquiéter de savoir si on allait devoir ou non passer par un transfert d'embryon ... 
Comment cet enfant allait-il être accueilli dans la famille, auprès de nos amis, après la tornade émotionnelle qu'a provoqué la naissance de l’Élu ? 
Comment cet enfant allait-il faire sa place, alors que l’Élu prend justement toute la place ... dans nos vies, dans nos cœurs, dans ceux de ses grands-parents qui eux aussi, n'attendaient que Lui !?
J'ai même pleuré quand on a préparé sa chambre, car elle est plus petite que celle de l'Elu et plus éloignée de notre chambre ... Comment cet enfant allait-il se sentir à sa place de deuxième, de Numérobis ? Comment allait-il vivre le fait de ne jamais connaître l'exclusivité ? De récupérer les affaires de son frère ? 

Je me suis aussi posée mille questions vis à vis de l’Élu... 
Comment allait-il vivre l'arrivée si rapide de ce petit frère ou de cette petite sœur, alors qu'il n'a rien demandé, alors qu'il est encore un bébé, mon tout petit bébé ? 
Comment allait-il supporter de ne plus avoir l'exclusivité de notre temps et de notre amour ? 

Et puis, il y a eu aussi toutes les questions que je me suis posée par rapport à moi ... 
Comment allais-je pouvoir aimer aussi fort Numérobis que son frère ? 
Comment trouver du temps pour lui alors que j'ai déjà du mal à en trouver pendant la grossesse ? 
Comment allais-je réussir à m'occuper de lui autant que je l'ai fait avec l’Élu ? 
Comment allais-je pouvoir me couper en deux quand l’Élu réclamera de l'attention en même temps que Numérobis ? 

Credit Photo : Sathyatripodi 

Et il y a eu sûrement pleins d'autres questions, d'autres interrogations et doutes ... Sans parler des sentiments négatifs ressentis durant la période d'attente des résultats de T21, où j'ai culpabilisé de mettre ma grossesse entre parenthèse, où j'ai culpabilisé de ne pas prendre assez de temps pour Lui, où j'ai culpabilisé de pleurer autant et d'impacter alors sur son bon développement ... Me disant qu'il ne serait jamais aussi serein que son frère vu la grossesse que je vivais. J'ai culpabilisé aussi qu'il soit toujours soumis aux cris, rires et pleurs de son grand frère, qui trop content de voir mon ventre s'arrondir, passe son temps à le bisouiller, le câliner mais aussi le malmener (et vas-y que je t'écrase le ventre, que je crie dans ton nombril, etc). J'ai culpabilisé de le priver de la présence de son papa lors de l'échographie T2 à cause de ce putain-de-Covid-de-merde, alors que je n'y suis pour rien. Bref, en résumé, j'ai culpabilisé. 

Puis, j'en ai parlé. Au papa, bien sûr. A d'autres mamans, aussi. Mais surtout à mes sages-femmes. Ce sont elles qui ont réussi à m'apaiser, et à effacer mes angoisses, légitimes certes, mais non essentielles. J'ai donc accepté. Accepté que mon cœur de maman puisse en effet s'agrandir pour aimer aussi fort l'un et l'autre de mes enfants. Accepté que Numérobis soit arrivé, comme je l'espérais au fond de moi, aussi vite que ça ... Accepté qu'il soit dès la grossesse baigné dans une ambiance familiale qui vit, rit et pleure, car ce sera de toute façon sa vie, son quotidien, dès sa naissance. Accepté d'être fatiguée et de devoir déléguer la gestion de l'Elu le temps d'une heure ou une journée. Accepté que les débuts avec Numérobis ne ressembleront en rien à ceux avec son frère, car nous sommes déjà parents, il y a déjà un premier enfant et que de toute façon, chaque enfant est différent. 

Credit Photo : Pixel2013

Grâce à elles, j'ai tout simplement accepté que mon projet de famille était en train de se concrétiser et que l'aventure ne faisait que commencer ... 

vendredi 15 mai 2020

Accepter l'imperfection pour s'épanouir

Nous évoluons dans une société où le paraître a une place de plus en plus importante pour ne pas dire dominante. Les réseaux sociaux ont accentué ce phénomène, notamment, à mes yeux, Instagram. Réseau que je "pratique" mais que j'ai appris à limiter, tant les effets peuvent être dévastateurs et néfastes.
Et puis, de façon générale, notre société nous pousse à "toujours plus". Toujours plus grand, plus cher, plus beau, plus fou ...
J'ai, de base, un caractère assez indépendant, et peu envieux notamment car j'ai été élevé par des parents qui m'ont toujours répété l'importance de choyer ce que l'on a, plutôt qu'espérer et fantasmer quelque chose que l'on a pas.
Cependant, j'ai pu constater que malgré tout, depuis plusieurs années, il m'est arrivé à plusieurs reprises, d'être insatisfaite de certaines choses... en effet, j'étais partie à la conquête de la perfection. Ou plutôt de la vision que j'avais de la perfection : celle qui s'affiche sur Instagram, Pinterest et cie !
A travers cet article, je souhaite illustrer certains exemples auxquels j'ai été confrontée dernièrement. Je traiterai ce même thème sous l'aspect "parentalité" dans un autre article, car il y aurait trop à dire et cela deviendrait indigeste !

Credit Photo (Creative Commons) : ErikaWittlieb

# L'imperfection de ma maison.
Il est indéniable qu'IG comme Pinterest sont des nids à complexes de ce côté là. De façon générale, en ce qui concerne le rangement de base de ta maison. Les photos parfaites d'un salon avec pourtant 4 enfants vivants sous ce toit ... sans rien qui ne dépasse, qui ne traîne ... Mais aussi par rapport à la décoration. Ce joli vase posé sur cette belle console dans l'entrée ... Ce miroir chiné (alors que toi quand tu chines tu trouves que des trucs bons à mettre à la déchetterie) parfaitement assorti à la tapisserie de la chambre-suite parentale, etc. Et je ne te parle pas de mes sueurs froides et de la vague de jalousie qui m'emportaient, quand je voyais une maison en travaux/rénovation ... avec du matériel "à la mode" etc. Très souvent, je me précipitais sur le Bon Coin à la recherche d'une nouvelle maison. J'ai ressenti cela pas uniquement à travers une photo postée sur IG ... mais au cours de discussion avec des copines ou collègues, en étant invitée chez des personnes qui semblent vivre comme dans IG, etc.
Conclusion, cela m'a parfois tellement complexée, que certaines fois, je n'ai jamais osé inviter les personnes en retour à la maison, ou alors en m'en rendant malade d'avance et en essayant de rendre mon domicile autrement que ce qu'il est en temps normal. Je suis pourtant quelqu'un qui aime l'ordre et le rangement, mais aussi une certaine harmonie en matière de décoration ... Mais là, je n'arrivais plus à me satisfaire de ce que j'avais.
Et puis, j'ai dit stop. J'aime ma maison avec toutes ces imperfections. Bien sûr, y'a encore tant de choses à faire et refaire ... J'ai moi aussi envie de m'inspirer de quelque chose vu sur Pinterest. Je prends plaisir à créer une jolie chambre harmonieuse à mes enfants. Mais j'arrête de toujours voir le côté imparfait. Oui, il faudrait refaire la peinture de la pièce à vivre qui en 6 ans a déjà bien vécue. Oui, il faudrait virer les meubles de récup' qu'on a mis sous le perron à l'entrée ... Oui, il faudrait enlever la tapisserie des toilettes et en faire un endroit plus cosy. Les exemples sont multiples. Mais ça ne se fera pas forcément, ou pas tout de suite. Parce qu'on a pas forcément le temps. Parce qu'on a pas forcément l'argent. Parce qu'on a pas forcément l'envie de se lancer dans des travaux. Parce qu'on a deux chiens et deux chats et que mine de rien ça laisse 2/3 poils sur le canapé même si on passe l'aspirateur tous les jours.
Et au final, cette maison, telle qu'elle est, nous ressemble et évolue en même temps que nous !

Credit photo (Creative Commons) : Free-Photos


# L'imperfection de mon corps.
Ce sujet si tabou pour moi. Adolescente et jeune adulte, avec plus de 30kg en moins, je me trouvais si grosse, si laide. Et aujourd'hui, étant réellement en surpoids et avec les marques de ce surpoids encrées en moi (vergetures et cie), je ne peux que constater cette imperfection. Je ne serai donc (jamais) cette femme qui te montrera toutes les fringues achetées chez n'importe quel vendeur de vêtements. Je ne serai jamais cette femme qui fera des selfies d'elle en train de se maquiller ou de se coiffer. Je ne serai jamais cette femme qui prendra son ventre sous toutes les coutures et sans voile durant sa grossesse. Je ne serai jamais cette femme ...
Au début, je l'ai très mal vécu. Très complexée. Et puis, j'ai vite compris que cette perfection là ne m'intéressait pas, même si j'avais 30kg en moins. Car je n'ai jamais été Miss mode ou Miss maquillage, Miss selfie ou Miss shopping. Je suis de nature quelqu'un de simple et naturelle. Si actuellement, avec mes kilos plus que superflux, mon but est d'arriver à me supporter le plus possible, je ne cherche également plus la perfection, puisqu'avec du recul, je m'aperçois que même quand j'avais ce corps "parfait", je ne savais pas m'en contenter. Je préfère donc apprivoiser ce corps, le chouchouter tout en essayant malgré tout de l'aider à s'affiner...


Credit Photo (Creative Commons) : Oldiefan

# L'imperfection de mon couple.
J'ai longtemps imaginé quelle serait ma relation avec mon futur mari. J'ai projeté beaucoup de choses sur ce (futur) couple que j'avais pu voir ici et là. Sauf que ce que l'on voit, en général, des couples, n'est qu'une apparence. Je ne dis pas que tous les couples vont mal mais le cachent très bien. Je dis juste que nous ne voyons pas ce qu'il se passe une fois le couple hors de la vie publique. Ainsi, j'ai pu espérer, imaginer, penser ... que mon mari serait quelqu'un de romantique, à me faire une déclaration d'amour sous les pieds de la Tour Eiffel ou sur un pont lyonnais, de nuit. Que mon mari rentrerait régulièrement du travail avec un bouquet de fleurs. Qu'il me ferait des surprises à mon anniversaire sans avoir à me traîner à la bijouterie pour que je choisisse moi-même mon cadeau. Qu'il me laisserait des petits mots (doux) le matin s'il se levait et partait avant moi pour bosser. Bref, des tas de choses comme ça. Certaines un peu clichées. Je l'avoue. Et puis, il y a eu la réalité. Une rencontre, absolument pas comme je l'avais prévue, et le début d'une histoire. De notre histoire. Il n'y a donc quasiment rien eu de tout cela. On a construit notre couple sur des tas d'imperfections ... Je ne dors pas avec une jolie nuisette sexy en dentelle. Il ne m'offre pas spontanément de fleurs ou alors à dose homéopathique. Je ne reçois pas de SMS enflammé au boulot et je ne lui fais pas une danse sexy le soir avant de nous coucher. On est ni fusionnels ni colocataires. On a notre humour pourri et nos noms d'oiseaux qui sonnent finalement comme des mots d'amour. On a fait comptes communs comme ça on n'a plus aucune indépendance financière mais on ne comprend pas les couples qui ne font pas comme nous. On a la TV dans la chambre pour regarder des séries au lit car on ne batifole pas tous les soirs de la semaine. Bref, on est Nous. On s'engueule, on s'insupporte mais on s'aime malgré tout au point de ne pas pouvoir imaginer une vie l'un sans l'autre. On a traversé des épreuves plus ou moins éprouvantes, la plus éprouvante étant celle de parvenir à fonder notre famille. Du coup, ça nous a rapproché, même si l'arrivée de l'Elu nous a aussi épuisés et parfois éloignés. On sait qu'on est toujours là. Et on est peut-être pas aussi glamour que Brad et Angelina qui se sont mariés le même jour que nous, mais aujourd'hui, on est toujours un couple qui tient la route et qui s'aime. On ne s'offre peut-être pas des fleurs tous les samedis, mais on sait se faire de petites attentions en fonction des goûts de l'autre ... de temps en temps. On est imparfait, mais on est Nous.


Credit Photo (Creative Commons) : jonathansautter

# L'imperfection de ma vie au quotidien.
Combien de fois, là aussi, ai-je pu culpabiliser et baver en voyant  la vie quotidienne des "autres" sur les RS. Celle qui fait du yoga au réveil tous les matins. Celle qui prend un petit déjeuner healthy digne de celui d'un hôtel 5 étoiles. Celle qui lit 5 livres par semaine et sait en faire des résumés. Celle qui jardine avec une main verte à faire pâlir le paysagiste des jardins de Versailles. Celle qui coud trois robes par jour. Celle qui cuisine tous les soirs un plat équilibré et varié avec des produits frais. Bref, tout ce que je pourrais rêver faire ou savoir-faire, mais qu'au final je ne fais pas ou ne sais pas faire. Par manque de temps. De motivation.
J'ai souvent lutté contre ça et au final, ça ne m'a rien apporté de bon, si ce n'est ne pas être heureuse de ma vie quotidienne. J'ai donc lâché prise. Oui, il y a des soirs où je fais réchauffer à la poêle un cordon bleu et cuire 3 coquillettes car j'ai la flemme de faire autre chose. Non, je ne fais pas de yoga le matin car d'une, je ne suis pas souple, et deux, je préfère traîner au lit. Oui, il y a des matins où je déjeuner des céréales certainement tout cracras car j'en ai tout simplement envie. Non, je ne lis pas 5 livres par semaine car j'ai 945 épisodes de séries en attente et que c'est plus reposant pour moi de suivre d'un oeil une série que de lire attentivement un roman. J'ai accepté mon imperfection, et j'ai accueilli positivement les choses quand il m'arrive, en effet, de lire 2 livres en 15 jours de vacances, ou de cuisiner à l'avance 3 ou 4 plats "sains" à réchauffer le soir. Je suis moins exigeante envers moi-même et depuis, je le vis mieux.

Je suis parfaitement imparfaite, et je le vis bien ! 

samedi 2 mai 2020

Vous ferez bien un petit deuxième [Partie 2 : une parenthèse dans la grossesse]

Cet article fait donc suite à mon premier article autour des débuts de cette nouvelle grossesse miracle et idyllique. 

Nous sommes le 27 janvier, l'Elu a eu 12 mois hier, nous faisons l'échographie du premier trimestre dans l'euphorie, et j'ai même la chance d'avoir ma maman à mes côtés, en plus de mon mari. Pour ma mère, découvrir son deuxième petit-enfant de cette façon est magique. Il faut dire qu'il y a une trentaine d'année, on ne voyait pas aussi bien qu'aujourd'hui ... 

L'annonce à nos amis et familles

Toutefois, en sortant du cabinet de la sage-femme, ma joie est limitée, quelque chose me chagrine. Si la sage-femme n'a fait aucun commentaire quant aux mesures de Numérobis, celle de la clarté nucale m'interroge. Je la trouve très élevée. Je m'empresse de la comparer à celle de l'Elu, et ça ne fait que confirmer ma crainte. Une boule au ventre s'installe et je dors très mal. Papa-refait me dit d'arrêter de psychoter, que tout va bien. Mais je continue à voir les choses en noir. De plus, je finis par avouer que j'ai l'impression que Numérobis n'avait pas réellement de nez à l'échographie. En tout cas, je ne le revois pas sur le cliché qu'on nous a imprimé... Pour moi, c'est forcément mauvais signe, combiné à la clarté nucale si élevée. 
Je suis d'autant plus contrariée que lorsque je vais faire ma prise de sang au labo pour justement le fameux test qui permet un dépistage du risque de trisomie 21, je me fais refouler car ils ne font plus les prises de sang à partir de 17h... Autant dire que je passe une nuit de merde, à cogiter encore et encore. Le lendemain, je suis à la première heure au laboratoire et je sais qu'à partir de maintenant, l'attente ne fait que commencer. 
Je finis quand même par appeler la sage-femme qui m'a fait l'échographie. Son discours ne me rassure pas vraiment, même si elle se veut optimiste, elle me dit qu'en effet, vue la clarté nucale, il faudra certainement faire un DPNI (dépisatage prénatal non invasif). Pour moi, dans ma tête, à ce moment là, c'est sûr, mon bébé a une anomalie. Je m'imagine tous les cas de figure possibles, et je ne fais que broyer du noir. Je ne suis même plus heureuse d'être enceinte, car je me dis que de toute façon, d'ici quelques semaines, tout sera arrêté. 
Heureusement, je vois ma sage-femme de la maison de naissance lors d'une réunion du conseil d'administration de la maison de naissance dont je fais désormais partie, et je lui en parle. Elle comprend parfaitement mon état d'esprit et me promet de m'appeler dès qu'elle reçoit les résultats... Et en effet, dès le lendemain, j'ai son appel. Elle me confirme que le test me place dans une catégorie avec un risque de T21. C'est directement le laboratoire qui l'a appelé, pour qu'elle me fasse faire au plus vite le DPNI. Je suis dans un état second, j'informe mes collègues qui me poussent à partir et aller voir ma sage-femme pour faire au plus vite ce test. Quand j'arrive dans son cabinet, alors que je ne pensais pas la trouver car elle devait partir en visite à domicile, elle est là qui m'attend pour me donner les ordonnances. Je fonds en larmes en la voyant. 
J'ai pu vider mon sac pendant de longues minutes, pleurer et sécher mes larmes. Je lui explique que depuis quelques jours, ma grossesse est entre parenthèse. Ses paroles me réconfortent, me rassurent et me font déculpabiliser. Car même si j'ai l'impression que l'issue ne sera pas favorable, je pense malgré tout à l'impact de toutes ces ondes négatives sur ce petit être en construction. 
Les jours n'auront jamais paru aussi long une fois le DPNI fait. Alors qu'on me promet une réponse sous une semaine, ce ne sera qu'au bout de 2 semaines, et parce que ma sage-femme échographe a appelé le labo qui s'occupe des résultats du DPNI que nous avons eu le résultat. 

Négatif. Un résultat négatif signifie qu'il y a 99,6%  de chance que Numérobis ne soit pas atteint d'une T21, T18 et T13. Ce fut une bouffée d'oxygène. J'ai pleuré de joie. J'ai ressenti Numérobis bouger alors que depuis plus de 2 semaines, je ne le sentais quasiment plus. Petit à petit, la parenthèse se refermait pour me permettre de reprendre le cours normal de ma grossesse. 

Une grossesse difficile à cacher à même pas 3 mois ! 


C'est donc un épisode que j'ai très mal vécu. J'ai mal vécu à la fois l'angoisse du mauvais résultat, du diagnostic terrible, mais aussi et surtout celui d'avoir mis cette grossesse - inconsciemment - entre parenthèse. Je m'en suis terriblement voulue de  faire vivre cela à Numérobis ... 

Surtout qu'au delà de cette angoisse, cette deuxième grossesse me fait vivre des tas d'émotions ambivalentes que je n'aurai jamais soupçonné avant de tomber enceinte... 
[A suivre ...] 

jeudi 30 avril 2020

Le covid19, le confinement et moi [Partie je broie du noir]

Il y a quelques jours je t'ai exposé ma version positive du confinement. Aujourd'hui, je te présente le côté obscur de la force, à savoir les "Bad Trip" du confinement. 

Bad Trip #1 : "les crèches [blablabla] vont fermer dès lundi 16 mars." J'étais dans ma voiture, je rentrais de chez ma belle-mère, j'écoutais le discours présidentiel, et j'ai hurlé. J'ai crié. J'ai pleuré. Le 16 mars était sensé être le premier jour de mon arrêt maladie dont ma sage-femme me rabâchait les oreilles depuis déjà la consultation du 3ème mois ... Alors imaginer avec l'Elu avec moi "pour une durée indéterminée", ce fut la goutte d'eau de trop dans le vase déjà trop plein de la femme enceinte que je suis. Et les débuts furent donc réellement difficiles. J'avais une colère en moi énorme, et ce malgré la présence et le soutien de Papa-refait, qui du coup a été lui aussi confiné suite à la seconde déclaration présidentielle. J'ai mal vécu de devoir gérer sans relais un petit tourbillon de 15 mois ... [Avant de relativiser et y voir le côté positif]

Lâcher prise ... Le laisser mettre tout en l'air, monter sur les tables ... 


Bad Trip #2 : les effets du confinement sur le sommeil de l'Elu. On ne va pas se mentir, c'était pas non plus l'Eldorado avant le confinement, mais on arrivait à avoir un rythme pas trop mal que ce soit la nuit ou la journée pour les siestes. Le confinement a tout fichu par terre et ce fut difficile à vivre, surtout pour moi. J'ai mis du temps avant de lâcher prise et accepter cela. Aujourd'hui, après 6 semaines de confinement, il semblerait qu'un nouveau rythme ait été trouvé (et que les dents se soient de nouveau invitées, et ça, ça n'a rien à voir avec le confinement ... malheureusement). 

Bad Trip #3 : l'absence de liens sociaux. Si personnellement je ne vis pas mal du tout le fait de ne plus pouvoir aller au cinéma, au resto ou à Disneyland Paris, il est beaucoup plus difficile à accepter et supporter l'isolement social auquel nous sommes confrontés. Ne plus voir nos familles et nos amis me pèse énormément, même si on multiplie les appels en visio (chose qu'on ne faisait jamais avant le confinement). Et au-delà de ma situation personnelle, je trouve également dramatique que des personnes meurent seules dans les hôpitaux (et pas uniquement les patients atteints du Covid19), que des femmes accouchent seules dans les maternités (même si désormais la plupart des maternités ont fini par mettre en place un protocole autorisant au moins la présence du père durant l'accouchement et les deux premières heures de vie), que des personnes âgées en EHPAD n'aient plus aucune visite... Bref, ce confinement m'a bien fait broyer du noir et mis les nerfs à cause de cela. 

Bad Trip #4 : vivre ma nouvelle grossesse en mode confinement. Si en soit, il n'y a pas mort d'homme, j'ai mal vécu [et je t'expliquerai plus en détail pourquoi dans les articles dédiés à cette grossesse] de devoir me rendre seule à l'échographie du second trimestre. Là aussi, j'ai été envahie par un sentiment de colère, d'injustice etc. 

Que c'est triste une salle d'attente de sage-femme vide et sans papa. 

Bad Trip #5 : le rôle négatif et anxiogène des média. Nous n'avons pas la TV et heureusement, car la simple presse ainsi que les réseaux sociaux me suffisent. A quoi exactement ? A me plonger dans un état à la fois de révolte tant que je suis lassée de lire autant d'âneries, de "fake news", de suppositions saugrenues et d'anxiété à lire tout et n'importe quoi sur ce virus dont au final on ignore encore bien des aspects mais avec lequel nous allons devoir malgré tout vivre avec. Ne plus entendre parler que de ça, dans les média mais aussi autour de nous, par nos proches ... C'est pour moi trop anxiogène et ça a causé pas mal d'insomnies, même si je suis quelqu'un d'assez réaliste face à la situation, que je bosse depuis 7 ans en milieu hospitalier et que j'ai donc plus de recul ... 

Bad Trip #6 : les conséquences directes et personnelles du confinement ... Nous avons été obligés d'annuler le baptême de l'Elu qui aurait du être une belle fête familiale et amicale lors du week-end de Pâques. Nous avions également 4 mariages de prévus cette année. Les 4 ont été reportés et sur les 4, il y en a 3 auxquels nous ne pourrons malheureusement pas assister à cause de nos contraintes personnelles. Nous devions voir l'arrière-grand-mère de l'Elu, venue de Corse, ainsi qu'une partie de la famille de Charmante Compagnie qui vit en Angleterre, bien évidemment tout a été annulé. Bref, tous ces petits et grands événements contrariés m'ont égoïstement foutu le bourdon, même si j'essaye malgré tout d'en retirer du positif [comme l'organisation du baptême de l'Elu et de Numérobis l'année prochaine, du coup]. 

Bad Trip #7 : la reconnaissance tardive de l'hôpital et des métiers sans qualification. J'aurai pu le mettre dans le positif, mais volontairement je le place ici, car ça m'a beaucoup énervée. Je travaille depuis 7 ans à l'hôpital. En 7 ans, j'ai vu le navire couler à plusieurs reprises et surtout j'ai fait partie, avec d'autres corps de métier, de la tentative coûte que coûte du sauvetage. Malgré cela, malgré nos efforts avec aucun ou si peu de moyen, les Soignants avec un grand S ont continué à être malmenés et traînés dans la boue, que ce soit par le gouvernement que les usagers des hôpitaux, ne nous leurrons pas. Et aujourd'hui, voir que le monde semble ouvrir les yeux sur le côté "héroïque" de l'hôpital ne me donne pas du tout envie d'applaudir tous les soirs à 20h ... Tout comme ça m'énerve de voir un gouvernement aujourd'hui remercie tout ce petit peuple, celui qui n'a pas fait d'études supérieures, qui n'a pas un compte en banque avec des tas de zéro mais qui aujourd'hui, à lui seul, fait vivre la France. Hier, humiliés, aujourd'hui, primés ... Mais ce qui m'angoisse, c'est de me dire que demain, ils seront à nouveau très vite oubliés. Voilà pourquoi je le mets dans cette partie, car je suis très pessimiste. Je ne crois pas malheureusement que cette crise sanitaire-économique-sociale fasse tant que ça évoluer notre société actuelle, dans le bon sens. Je crains que le retour à la "normale" ne fasse, au contraire, qu'accentuer encore et encore ce besoin de pouvoir, de contrôle et de richesse ... J'espère me tromper. 

Il y aurait sûrement encore beaucoup à dire. D'ailleurs, même dans ma partie "kiff", j'ai oublié des choses. Mais à ce jour, c'est tout ce que j'arrive à écrire sur ce sujet. Et je vais essayer de voir le verre à moitié plein et préférer positiver, en me raccrochant à mes "kiff" mais surtout à l'espoir qui se profile... Celui de retrouver, petit à petit, une certaine liberté en retrouvant mes proches, tout en sachant que cette pandémie marquera fortement notre Histoire et donc aussi nos vies, mais que, justement, la vie continue et que nous devons donc la célébrer et faire en sorte que notre Planète respire enfin mieux ... comme elle semble si bien le faire depuis qu'une grosse partie de la population la plus pollueuse de la planète est confinée. 

mardi 28 avril 2020

Mon nouveau projet professionnel

J'avais déjà évoqué mes envies de reconversion dans un précédent article que je t'invite à aller lire ou relire afin que je ne fasse pas trop de redite ici ... Je ne voudrais pas ennuyer mon lectorat à peine 3 articles après mon retour ici ! 

Credit Photo (Creative Commons) : Larisa-K


Ma reprise du travail après 10 mois d'arrêt pour cause de maternité [j'en ferai prochainement un article, je pense], mais aussi cette période de crise sanitaire-économique-sociale, me confortent aujourd'hui dans mon besoin de changer d'air. J'aime toujours autant mon métier, qui pour rappel est celui d'assistante sociale. Depuis 7 ans, j'ai même la spécificité d'être assistante sociale hospitalière, un rôle et un statut bien particulier dans notre métier. Je l'aime toujours, mais je ne supporte plus les conditions dans lesquelles nous travaillons. Nous devons toujours fournir plus, avec moins de moyens et surtout des politiques sociales de moins en moins favorables à la lutte contre les exclusions et la précarité, même si les gouvernements (tous confondus) se vantent d'aider les plus exclus ! 
Cela me pèse à un point que mon envie de passer mon diplôme de cadre socio-éducatif s'évanouie de plus en plus. Je crois que je n'ai plus la foi. La motivation. L'énergie. Et depuis que je suis mère, j'aspire aussi et surtout à avoir plus de temps pour voir grandir mes enfants. Alors obtenir un diplôme pour décrocher ensuite un poste anxiogène car on me demandera de gérer une équipe et faire des miracles avec aucune ressource ... Non merci. 

Mon projet se dessine donc doucement. Garder un pied dans le métier, en passant à temps partiel, voire de plus en plus partiel. Et l'autre partie de mon temps, la consacrer à ce qui me passionne depuis maintenant presque deux ans : la maternité, la parentalité, l'éducation bienveillante, le maternage, bref cet ensemble de thèmes qui guident mes pas de mère depuis que l'Elu s'est niché au creux de mon utérus. 

Cela sous-entend toutefois que je dois me former. Bien que de plus en plus investie dans la vie de la Maison de Naissance qui nous accompagne depuis la grossesse de l'Elu (j'ai même depuis janvier le rôle de secrétaire générale de l'association de la MDN), et également engagée dans une formation - non diplômante - autour de l'allaitement grâce à une association, ce qui me permettra d'animer des réunions sur le sujet de l'allaitement, avec des futures mères et des mères allaitante, ainsi que de tenir des permanences téléphoniques pour apporter soutien et conseils à ce même public ... Il me faut d'autres cordes à mon arc, des cordes solides et reconnues. 

J'envisage donc de me lancer rapidement dans une formation en tant que monitrice de portage, dans un premier temps, que je financerai moi-même. Puis ensuite de demander un financement via mon employeur, pour la formation de Doulas de France. Cette dernière me coûterait personnellement un peu trop chère, même si j'envisage de l'auto-financer en cas de refus du service formation de mon hôpital. D'autres "petites" formations sont prévues également, autour de l'animation d'ateliers pour l'éducation bienveillante, la gestion des émotions, etc. L'idée serait alors de combiner toutes ces compétences autour de la Parentalité avec un grand P pour accompagner au mieux les parents et futurs parents dans leurs différents projets. 

Credit Photo (Creative Commons) : Wokandapix

Mais en attendant que tout cela se mette en place, car je sais que ça prendra du temps, d'autant plus que les formations sont plus ou moins longues pour certaines, j'ai envie de me tester. Actuellement, je partage mes expériences, mes lectures et mes conseils avec un entourage proche d'amies, ou alors sur des groupes spécialisés sur les réseaux sociaux. Je pourrais parler de ces thématiques pendant des heures. Ecrire dessus. Répondre aux différentes interrogations. Conseiller en me basant à la fois sur du vécu et sur des apports théoriques et scientifiques. 

Je pourrais le faire ici, j'avais déjà un peu amorcé les choses avec mon article de conseils sur l'allaitement, mais j'ai envie de distinguer les deux choses ... Le privé du "professionnel". C'est pour cette raison que d'ici quelques semaines, un nouveau blog et une communauté via les RS verra le jour, pour poser les premières pierres de ma reconversion professionnelle. J'espère que vous serez nombreux et nombreuses à me suivre également là-bas et à partager à vos contacts ce nouveau projet qui me tient à coeur. Quant à cet endroit, il restera donc un fouillis d'articles en tous genre, à mon image ! 

Je te donne donc rendez-vous dans quelques semaines pour l'inauguration du premier jour de ma nouvelle vie professionnelle ! 

Mais avant cela, je fais appel à toi et tes bonnes idées ... Je cherche un nom pour ce nouveau blog (qui sera peut-être aussi celui de ma future société, du coup) ... Et je sèche un peu !
Une idée à me soumettre ?