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dimanche 13 janvier 2019

Le jour où j'ai décidé de vivre pleinement

Vivre pleinement, c'était déjà un peu ma philosophie de vie, mais elle s'est encore plus ancrée en moi ces derniers temps. 



Parce que nous avons du faire face à des décès autour de nous, des décès de jeunes et de moins jeunes. 
Parce que nous avons du faire face à la maladie de certains de nos proches. 
Parce que nous avons du faire face à des annonces brutales de mauvaises nouvelles autour de nous. 
Parce que nous observons le monde actuel qui tourne pas toujours très bien. 
Parce que depuis neuf mois, je porte la vie en moi et que cela a transformé ma vision des choses. 
La vie est précieuse et malheureusement, notre rythme quotidien ne nous laisse pas toujours l'opportunité de nous réjouir des belles choses de la vie. On est vite blasés, stressés, énervés ... et on oublie de s'émerveiller face à la nature et à ce que la vie peut nous apporter.



Aujourd'hui, je remercie la vie d'avoir permis à mon grand-père d'affronter sa tumeur cérébrale et d'être en pleine forme, un an après le diagnostic. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de m'avoir permis de grandir avec mes grands-parents aussi longtemps, et même si en 2018 nous avons perdu nos grands-mères, la vie les a menées jusqu'à 90 ans passés, laissant derrière elles de merveilleux souvenirs. 
Aujourd'hui, je remercie la vie d'avoir mis sur mon chemin Charmante Compagnie avec qui je partage un bel amour depuis 7 ans. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de m'avoir donné le courage de choisir mon orientation professionnelle en devenant assistante sociale. Grâce à ce métier, je rencontre de belles personnes que la vie n'a pas épargnées mais qui gardent espoir. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de m'avoir offert des amis en or qui sont là pour toutes les occasions. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de me permettre de m'épanouir grâce à la lecture, aux loisirs créatifs, au visionnage d'un film, à la confection d'un bon gâteau ... 
Aujourd'hui, je remercie la vie de me permettre de porter la vie, de devenir une Maman. 

Grâce à tout cela, entre autre, j'ai décidé d'être optimiste, positive, malgré une actualité souvent bien noire. J'ai la chance d'être en bonne santé, d'être aimée par mon mari, d'être choyée par mes amis, d'être entourée par ma famille. J'ai un toit sur la tête, une jolie maison que je prends plaisir à entretenir et décorer. Je peux m'offrir des bonheurs simples. Rire est gratuit. 

Alors je décide de vivre pleinement, sans me mettre des barrières, parce que je sais que la vie est fragile et que tout peut basculer du jour au lendemain ... Je ne veux pas avoir de regrets. Je veux rire à gorge déployée, je veux danser sans aucun code, je veux savourer un bon gâteau au chocolat, je veux voyager à 5 minutes de chez moi comme à 5000 km, je veux m'allonger dans l'herbe et lire le dernier Gilles Legardinier, je veux cuisiner pour mon entourage, je veux vibrer en écoutant du Queen, je veux m'émerveiller devant la neige qui tombe, je veux envoyer des cartes aux gens que j'aime sans raison particulière, je veux des cousinades, je veux des weekends entre amis, je veux voir mon enfant grandir et se sentir en sécurité grâce à nous. 

2019 sera donc l'année de l'optimisme et du bonheur ... qu'il soit tout petit ou très grand ...


Es-tu du genre à voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ? 


mercredi 30 août 2017

Le jour où je te parle du temps qui court

Enfant, j’étais une grande fan du groupe boys band « Alliage » qui m’a permis de découvrir une chanson que je trouve très belle et très vraie : Le temps qui court. C’était une reprise, mais j’aime particulièrement leur version. Les Enfoirés ont d’ailleurs eux-aussi repris cette chanson, preuve que des années plus tard, elle continue de faire écho à beaucoup de monde.

Je vous livre avant tout les paroles de cette chanson. 

 
Et finalement après quelques années 
Tes rêves ne sont plus ceux d'une enfant 
Et les roses posées dans ta chambre 
Remplacent aujourd'hui les fleurs des champs 

{Refrain:} 
Et c'est le temps qui court, court 
Qui nous rend sérieux 
La vie nous a rendu plus orgueilleux 
Parce que le temps qui court, court 
Change les plaisirs 
Et que le manque d'amour nous fait vieillir 

A l'heure qu'il est, mes voitures de plastique 
Sont devenues vraies depuis longtemps 
Et finalement les affaires et l'argent 
Ont remplacé mes jouets d'avant 
{au Refrain} 

Et c'est le temps qui court, court 


Je ne vous ferai pas un commentaire de texte, quoique parfois, mes études de lettres modernes me manquent … Mais je vais vous parler de ce temps qui court. 



Petite, je trouvais le temps long. Je m’ennuyais à l’école, d’autant plus que j’avais des facilités d’apprentissage et que par rapport aux autres, j’étais en avance. Je me revois encore, à la fin du mois de mai, regarder à travers la fenêtre de la classe, mon regard divaguant et rêvant à la fin de l’année scolaire. Le mois de juin me paraissait on ne peut plus long … Et paradoxalement, je me rappelle également qu’en août, je trépignais d’impatience pour la rentrée, qui n’arrivait pas assez vite que je le voulais … Enfant, le temps a une autre dimension. On dirait presque une parenthèse, un ralentit. Je suis sûre que mes parents, eux, n’ont pas vu mon enfance passer. Mais moi, je me souviens que ça me semblait une éternité.
Et puis, j’ai eu 18 ans, et le temps s’est accéléré. Il s’est mis à courir, plus vite que le train, plus vite que la musique, me donnant parfois l’impression que ma vie m’échappait. Les jours passent, les semaines se suivent, les mois s’enchaînent. A l’heure où j’écris cet article, je me dis qu’on est déjà à quelques jours du mois d’août. 8 mois de l’année en cours se sont déjà écoulés et j’ai pourtant l’impression que c’était hier que je serai mon frère dans ses bras, le 1er janvier, avant son retour au Canada. Et en même temps, j’ai la sensation de manque de lui, comme si je ne l’avais pas vu depuis des années. C’est étrange, tout ça, ce rapport au temps. 

Ma parenthèse enchantée de mon enfance … quand je rêvais de jouer à l’adulte, à la grande personne. Je conduisais pour de faux la vieille Ford Fiesta de ma mère, je promenais mes poupons dans le landau dans lequel ma mère me promenait bébé, je décorai ma chambre d’ado comme un studio de jeune femme, j’achetais des maisons au Monopoly et je recevais mon salaire de la Bonne Paye … La vie était belle et naïve. 

Je ne dis pas que je regrette ma vie d’adulte, mais jouer à l’adulte quand on est adulte, c’est moins drôle et moins innocent. Les responsabilités, les charges, les contraintes. Parfois, je rêve que le temps s’arrête, ou même recule, pour revivre de temps en temps les moments d’innocence. 

Le temps me parait court et long à la fois. Déjà 3 ans que nous sommes embarqués dans le tourbillon d’un couple infertile en manque d’enfant. Je me dis déjà, je me dis seulement, je me dis qu’il reste encore du chemin. Tout devient relatif. 



Mon filleul a eu 13 ans, je le vois encore comme le bébé que je berçais, le bambin avec qui je jouais, le petit écolier qui rentrait en maternelle, l’élève appliqué du CP … Il y a eu un bond dans le temps, rassurez-moi. J’ai été victime d’un Black-Out. Je ne vois pas d’autres explications. 

On grandit, on vieillit. Moi qui rêvais d’avoir 20 ans, voilà que dans moins d’un an, j’en aurai 30 et je me dis que la machine infernale est en marche. Le temps passe si vite que je me demande si j’aurai assez de toute ma vie pour faire toutes les choses que j’ai envie de faire, et pas seulement celles que je dois faire. Je cherche à nouveau le bouton pause, pour une sorte de vacances de la vie. Comme si le temps de cette pause, le temps était suspendu et qu’on ne perdait donc pas une miette du reste du temps qu’il nous reste encore à vivre. 

J’aime profiter de l’instant présent, tout comme j’aime me projeter dans l’avenir, parfois. Mais j’ai aussi encore besoin de regarder le passé avec nostalgie et émotion, pour revivre des choses qui m’ont rendu si heureuses, parfois un peu triste, certes, mais qui m’ont permis de grandir et de devenir la femme que je suis aujourd’hui. La femme qui n’a pas (encore) de roses dans sa chambre mais qui adore toujours autant les fleurs des champs dans un vase au salon … 



Et toi, quel est ton rapport au temps ? Trouves-tu aussi qu’il passe vite, trop vite ?