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samedi 11 septembre 2021

Trouver mon équilibre

 Il y a plusieurs mois, j'ai participé à un atelier d'exploration émotionnelle, proposé par Claire Schepers. Cet atelier m'a immédiatement tapé dans l'oeil car j'étais vraiment à un moment de ma vie où j'avais l'impression de perdre pied. Avec deux enfants en bas âge, un changement de maison express et non prévu, une reprise professionnelle qui se profilait, j'avais l'impression de me noyer dans un verre d'eau. Mais surtout, je ressentais tellement de frustration, de colère, de tristesse aussi, de me retrouver dans cet état. J'avais surtout peur des conséquences qui risquaient d'arriver si je continuais à être dans cet état de mal-être. 

Credit Photo : Myriams-Fotos

Je me suis donc laissée porter par cet atelier d'exploration émotionnelle, en étant honnête envers moi-même et en voyant vers où tout cela me mènerait. Et comme après chaque atelier de ce genre, je ressens des bienfaits immédiats mais aussi et surtout sur du long terme. C'est un peu comme si l'atelier me permettait de semer une petite graine dans mon cerveau et que quelques temps après, cette graine se mettait enfin à germer. 

Ce que j'ai réalisé suite à cet atelier : 

  • Ce n'est pas ma maternité (d'enfants rapprochés) qui me donne cette sensation de perdre pied. Avant même d'avoir des enfants, je ressentais aussi déjà ce fort déséquilibre entre mes envies, mes besoins, mes ambitions, mes contraintes. 
  • J'ai le pouvoir de changer cette situation qui me pèse et ça commence par la bienveillance envers moi-même. 
  • Je dois écouter mes besoins et les faire passer en priorité dès que cela est possible, sans ressentir de culpabilité. 
  • Je mets la barre trop haute et surtout, je veux trop faire de choses en même temps. 

Je veux tout. C'était le titre d'un film dans les années 2000 que j'adorais regarder. Une jeune architecte ambitieuse, qui du jour au lendemain se marie, devient mère de famille de deux jeunes enfants et cherche à trouver son équilibre entre son mariage, ses enfants, son boulot, ses envies de femme, etc. Un peu le genre de personne que je suis aujourd'hui. 
Je me suis donc posée, et j'ai réfléchi à mon équilibre. A ce dont j'avais besoin, ce dont j'avais envie. J'ai appris à mettre des priorités, d'une part en me basant sur mes obligations de parent (nourrir mes enfants, prendre soin d'eux, répondre à leurs besoins...), mes besoins (primaires), les obligations "administratives" (payer les impôts dans les temps, régler les factures à l'heure etc). 

Credit Photo : LibelSanRo 


Aujourd'hui, au lieu d'être frustrée car j'ai fait la sieste pendant celle des garçons au lieu de me mettre au scrapbooking car ma to-do-list créative, ou de culpabiliser car j'ai pris 1 heure pour regarder une série ou bronzer au bord de la piscine au lieu de faire du ménage, rangement, tri ou préparer un repas sain et équilibré pour le repas du soir; je suis en accord avec moi-même. Même si parfois certaines décisions me coûtent un peu et qu'une culpabilité pointe le bout de son nez, je suis relativement sereine avec cela. Je prends aussi chaque chose à la fois. Je ne fais plus des "To-do-list" trop ambitieuses et plus longues que mon bras. Je me fixe des petits objectifs, ou des objectifs réalistes en fonction de mon état (d'humeur, de fatigue, de motivation). Parfois, je suis surprise d'en faire plus que ce que je prévoyais. Il m'arrive aussi de renoncer malgré tout à certaines tâches prévues, mais c'est un choix assumé. La plupart du temps, je m'en tiens à mes objectifs et ça m'apporte une grande satisfaction. 

La conclusion de tout cela, c'est qu'aujourd'hui, je vais mieux mentalement. Je suis toujours plus ou moins fatiguée en fonction des périodes, j'ai toujours autant de choses à faire en temps que maman de deux garçons plein de vie et je rêve encore de journées de 48 heures, mais je vais bien. Je ressens plus d'équilibre. Et pour les moments de déséquilibre, les petites tempêtes émotionnelles, les coups de speed et de ras le bol, j'ai désormais suffisamment de ressources en moi pour mieux affronter ses moments sans me noyer totalement. 

Credit Photo : Pexels


Cet article est la parfaite illustration de ce que je raconte. J'ai envie de l'écrire depuis longtemps, mais j'ai eu avant de le faire, d'autres besoins et envies, que j'ai priorisé. A l'heure où j'écris cet article, mes deux loulous étant à la sieste, je sais que c'est le bon moment pour ça. Je n'ai aucune obligation, mes besoins sont comblés et je peux donc laisser aller mon envie d'écrire sur ce sujet. Je ne me mets plus de pression, je ne serai plus frustrée de me dire que si je laisse ce blog autant à l'abandon, je n'aurai sûrement plus aucun lecteur. Ce n'est pas grave, ça me donne quand même envie d'écrire. 

Et bien entendu, je t'invite à découvrir l'univers de Claire Schepers sur son site ou sur Instagram

vendredi 9 octobre 2020

Je suis mère de deux garçons

Nous sommes le 9 octobre 2020, il est 10h17, le ronron du poêle à granulés en musique de fond, accompagné de jolis areuh. Je suis maman de deux garçons, depuis le 4 août 2020, à 12h49. Numérobis était donc un garçon. Je suis une maman comblée. Il a eu donc 2 mois. 9 semaines mardi. Le temps passe si vite. Tellement vite que si je ne prenais pas un congé parental, je devrai déjà reprendre le chemin du bureau le 20 octobre. Je trouve cela complètement fou. Je ne suis pas prête à laisser mon tout-petit. 


Depuis mon dernier article, il s'est passé des tas de choses. Comme je l'avais déjà annoncé, je publie désormais ici au rythme de ma vie, c'est à dire comme je peux. Je ne vais donc pas refaire un énième message de retour. Mais je peux annoncer ici que j'ai beaucoup de choses à dire car il se passe des tas d'événements en ce moment dans ma vie. 

Le plus important, c'est donc celui ci. J'ai deux enfants. J'ai encore du mal à réaliser qu'il y a 20 mois, nous n'étions que deux, et qu'aujourd'hui, nous formons une famille de quatre (prévoyant déjà d'être une famille de cinq plutôt rapidement). Ce nouveau statut, ce passage de 3 à 4, est à la fois ultra naturel et en même temps une vraie réorganisation. Je ne me retrouve donc pas totalement dans le témoignage de copines qui me disaient que le passage de 3 à 4 était vraiment dur. Je ne sais pas si c'est parce que l'Elu est encore petit, que du coup, on était déjà sur un rythme bien soutenu, mais clairement, la venue de Numérobis n'a pas énormément bouleversé nos vies, si ce n'est en apportant une dose d'amour en plus ! 

J'écrirais dans quelques temps un article sur ce qu'un deuxième enfant a changé dans nos vies, sur les premières semaines, mais aujourd'hui, j'ai envie d'écrire sur mes garçons. 

Enceinte, je redoutais un peu d'avoir un second garçon, non pas parce que je voulais absolument une fille, mais parce que j'avais peur de la comparaison trop facile. Là aussi, ce sera le sujet d'un prochain article - ici ou sur le blog BDV où je suis chroniqueuse, pour rappel. Une chose est sûre, aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir deux garçons. 

Un petit grand garçon de maintenant 20 mois, qui grandit à une vitesse folle (92cm... on l'habille en 3-4 ans, voilà voilà), qui est en quête constante d'autonomie et nous surprend chaque jour un peu plus. Un grand frère ultra attentionné, qui a eu juste quelques secondes d'hésitation quand il a vu son petit frère pour la première fois, mais qui depuis, passe son temps à le câliner, lui apporter ses doudous, lui parler quand il pleure, l'éclabousser dans le bain... Alors oui, il est un peu brute dans ses mouvements, il le réveille constamment, et il y a parfois une pointe de jalousie, mais on sent déjà la complicité entre eux, et c'est magique, ça fait fondre mon coeur de maman. Tout comme quand je reçois des compliments de la part des professionnelles de la crèche. Je suis fière de l'avoir pour le moment, pas trop mal élevé, et de l'ouvrir au monde. C'est un enfant solaire, rieur, facile à vivre même si les 2 ans approchent et qu'on sent la phase de la frustration et de l'opposition arriver... Mais là aussi, je lui fais confiance, nous arriverons à gérer cela, ensemble. 

Un petit bébé de 9 semaines, qui enfile déjà des vêtements en taille 9 mois et qui gazouille énormément. Il est si zen, une vraie marmotte, que l'on sait vite quand quelque chose ne va pas. On a donc rapidement su détecter un vilain reflux et j'espère qu'il sera vite de l'histoire ancienne. Il me réapprend à être une autre maman. Je suis à la fois si inquiète pour lui et si détendue... Une chose est sûre, je suis une vraie lionne, prête à bondir à la moindre attaque extérieure. J'ai hâte de le voir grandir et devenir un petit homme. Un lien très fort s'est déjà créé entre lui et moi... Lui qui se marre en prenant la tétée ou qui se blottit contre moi la nuit. 

Ce que j'aime par dessus tout, en tant que mère de deux garçons, c'est les voir grandir ensemble. Observer le grand s'installer à côté du petit sur le tapis d'éveil. Observer le petit chercher du regard le grand. Parler du bébé avec l'Elu. Ressortir les vêtements du grand pour les enfiler à Numérobis. Ils sont mes petits princes, et je crois que je suis leur reine, et j'aime ça ! 

J'ai tant de choses à dire sur cette nouvelle maternité, que j'ai hâte d'avoir à nouveau un peu de temps libre pour venir poser des mots ici sur tout ce que je vis actuellement !