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vendredi 9 octobre 2020

Je suis mère de deux garçons

Nous sommes le 9 octobre 2020, il est 10h17, le ronron du poêle à granulés en musique de fond, accompagné de jolis areuh. Je suis maman de deux garçons, depuis le 4 août 2020, à 12h49. Numérobis était donc un garçon. Je suis une maman comblée. Il a eu donc 2 mois. 9 semaines mardi. Le temps passe si vite. Tellement vite que si je ne prenais pas un congé parental, je devrai déjà reprendre le chemin du bureau le 20 octobre. Je trouve cela complètement fou. Je ne suis pas prête à laisser mon tout-petit. 


Depuis mon dernier article, il s'est passé des tas de choses. Comme je l'avais déjà annoncé, je publie désormais ici au rythme de ma vie, c'est à dire comme je peux. Je ne vais donc pas refaire un énième message de retour. Mais je peux annoncer ici que j'ai beaucoup de choses à dire car il se passe des tas d'événements en ce moment dans ma vie. 

Le plus important, c'est donc celui ci. J'ai deux enfants. J'ai encore du mal à réaliser qu'il y a 20 mois, nous n'étions que deux, et qu'aujourd'hui, nous formons une famille de quatre (prévoyant déjà d'être une famille de cinq plutôt rapidement). Ce nouveau statut, ce passage de 3 à 4, est à la fois ultra naturel et en même temps une vraie réorganisation. Je ne me retrouve donc pas totalement dans le témoignage de copines qui me disaient que le passage de 3 à 4 était vraiment dur. Je ne sais pas si c'est parce que l'Elu est encore petit, que du coup, on était déjà sur un rythme bien soutenu, mais clairement, la venue de Numérobis n'a pas énormément bouleversé nos vies, si ce n'est en apportant une dose d'amour en plus ! 

J'écrirais dans quelques temps un article sur ce qu'un deuxième enfant a changé dans nos vies, sur les premières semaines, mais aujourd'hui, j'ai envie d'écrire sur mes garçons. 

Enceinte, je redoutais un peu d'avoir un second garçon, non pas parce que je voulais absolument une fille, mais parce que j'avais peur de la comparaison trop facile. Là aussi, ce sera le sujet d'un prochain article - ici ou sur le blog BDV où je suis chroniqueuse, pour rappel. Une chose est sûre, aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir deux garçons. 

Un petit grand garçon de maintenant 20 mois, qui grandit à une vitesse folle (92cm... on l'habille en 3-4 ans, voilà voilà), qui est en quête constante d'autonomie et nous surprend chaque jour un peu plus. Un grand frère ultra attentionné, qui a eu juste quelques secondes d'hésitation quand il a vu son petit frère pour la première fois, mais qui depuis, passe son temps à le câliner, lui apporter ses doudous, lui parler quand il pleure, l'éclabousser dans le bain... Alors oui, il est un peu brute dans ses mouvements, il le réveille constamment, et il y a parfois une pointe de jalousie, mais on sent déjà la complicité entre eux, et c'est magique, ça fait fondre mon coeur de maman. Tout comme quand je reçois des compliments de la part des professionnelles de la crèche. Je suis fière de l'avoir pour le moment, pas trop mal élevé, et de l'ouvrir au monde. C'est un enfant solaire, rieur, facile à vivre même si les 2 ans approchent et qu'on sent la phase de la frustration et de l'opposition arriver... Mais là aussi, je lui fais confiance, nous arriverons à gérer cela, ensemble. 

Un petit bébé de 9 semaines, qui enfile déjà des vêtements en taille 9 mois et qui gazouille énormément. Il est si zen, une vraie marmotte, que l'on sait vite quand quelque chose ne va pas. On a donc rapidement su détecter un vilain reflux et j'espère qu'il sera vite de l'histoire ancienne. Il me réapprend à être une autre maman. Je suis à la fois si inquiète pour lui et si détendue... Une chose est sûre, je suis une vraie lionne, prête à bondir à la moindre attaque extérieure. J'ai hâte de le voir grandir et devenir un petit homme. Un lien très fort s'est déjà créé entre lui et moi... Lui qui se marre en prenant la tétée ou qui se blottit contre moi la nuit. 

Ce que j'aime par dessus tout, en tant que mère de deux garçons, c'est les voir grandir ensemble. Observer le grand s'installer à côté du petit sur le tapis d'éveil. Observer le petit chercher du regard le grand. Parler du bébé avec l'Elu. Ressortir les vêtements du grand pour les enfiler à Numérobis. Ils sont mes petits princes, et je crois que je suis leur reine, et j'aime ça ! 

J'ai tant de choses à dire sur cette nouvelle maternité, que j'ai hâte d'avoir à nouveau un peu de temps libre pour venir poser des mots ici sur tout ce que je vis actuellement ! 


dimanche 26 avril 2020

Vous ferez bien un petit deuxième ? [Partie 1 : Tout va bien]

Avant même de concevoir l'Elu, qui pour rappel nous a pris plus de quatre longues années, un parcours de PMA et beaucoup de déceptions au compteur, avec Charmante Compagnie, nous avions pensé à la famille que nous voulions. Trois, voire quatre (oui, oui, tu lis bien quatre) enfants, et si possible - car on sait grâce à notre histoire qu'entre l'envie et le concret, y'a comme un viaduc ... - d'âges rapprochés. Beaucoup de nos proches nous voient d'ailleurs comme un couple complètement maso et inconscients, mais ça ne nous gène pas, c'est notre projet, pas le leur. 

Credit Photo (Creative Commons) : manfredrichter

Bref, tout ce blabla pour introduire mon sujet, à savoir la conception du deuxième enfant. 

Tout d'abord, je dois t'avouer quelque chose ... C'est que quelques heures/jours/semaines après la naissance de l'Elu, je pensais déjà à ce deuxième, à cette envie du deuxième. J'avais très envie de revivre une grossesse - aussi paisible que celle de l'Elu of course -, j'avais très envie d'accoucher - cette fois - à la maison de naissance, et je voyais l'Elu qui grandissait à une vitesse folle et j'étais déjà nostalgique du nouveau-né tout frais. Sauf que cette envie est partie, autour des 3 mois de l'Elu. Sûrement quand le pic d'hormones a commencé à descendre, que la fatigue a pris le dessus et que j'ai compris que l'Elu, aussi mignon soit-il, était un petit dormeur. N'ayant pas pris de contraception à sa naissance, j'ai été un peu stressée à certains moments lors de nos moments d'intimité avec mon mari, car si nous voulions des enfants rapprochés, on s'était malgré tout fixé une limite : minimum 18 mois d'écart. 
Et donc, l'Elu a eu 9 mois. 9 mois + 9 mois est égal à 18 mois. On pouvait y aller. J'avais autant envie de foncer que d'attendre un peu. Mais j'ai malgré tout pris RDV avec la sage-femme qui m'avait suivie pour Jaël, afin de remettre les choses en route de façon naturelle. Nous n'avions pas la pression, un dernier embryon congelé nous attend encore dans notre clinique de PMA. Ma sage-femme m'a dit que certes, j'avais désormais un terrain favorable suite à mon problème d'infertilité après une grossesse et un allaitement, mais que ça pouvait également prendre du temps, d'autant plus que j'allaitais toujours l'Elu. Je m'attendais donc à attendre encore longtemps. 

Credit Photo (Creative Commons) : MabelAmber

Deux cycles. Il y aura eu deux cyles (extrêmement longs et bizarres) après mon retour de couche pour tomber enceinte en novembre 2019. L'Elu allait fêter ses 10 mois. Putain, ça avait fonctionné, et vite ! C'était tellement irréel que cette fois, il y a eu moins de magie dans l'annonce au papa, même si j'ai essayé quand même de le faire un peu à la cool (j'ai glissé mon test de grossesse dans le verre à dents ... Il a mis du temps à capter malgré tout). J'ai prévenu illico-presto celle qui va devenir sa marraine (sans lui dire pour le côté marraine, là j'ai soigné la surprise). Et dès le surlendemain, j'annonçais ma grossesse à mes copines du collectif de la maison de naissance ainsi qu'à mes sages-femmes. 
J'ai pris les RDV rapidement (consultation de début de grossesse, écho de datation, écho 1er trimestre) et je me suis laissée vivre, tranquillement. L'écho de datation ayant lieu avant Noël, nous avions trouvé l'occasion rêvée pour l'annoncer à nos parents et frères et soeurs. Je me suis également faite griller très rapidement au boulot par mes collègues, tellement j'étais en mode détendue, ne prenant aucune précaution à cacher cette si belle nouvelle. 

Des nausées mais peu de vomissements par rapport à l'Elu, de la fatigue mais qui n'est pas fatiguée avec un bébé de 10 mois à gérer en plus du reste, un utérus qui se rappelle très bien que tu as accouché y'a moins d'un an car non seulement tu ressens très vite les douleurs ligamentaires, mais tu vois aussi qu'il reprend très vite une jolie forme arrondie ... Tout ça me met en joie. 
Quand Noël arrive, nous annonçons la bonne nouvelle sous forme de jeu à nos familles réunies pour le premier Noël de Jaël. Sans surprise réellement de la rapidité, et super heureux, nous recevons des félicitations chaleureuses. On enchaîne par la suite avec la marraine et le parrain de l'Elu, là aussi, de la joie et même des larmes, tout le monde est heureux. 

Sans parler de la joie de retrouver notre sage-femme échographe, qui rencontre par la même occasion l'Elu pour la première fois autrement qu'à travers son écran de l'appareil à échographie. Le plaisir de retrouver une de mes deux sages-femmes qui m'avait suivie pour toute la grossesse de Jaël et qui va donc être ma sage-femme pour Numérobis, en binôme avec une autre sage-femme car ma deuxième sage-femme n'a toujours pas repris les accouchements suite à ses problèmes de santé qui ont débarqué, rappelle toi, le jour où j'ai perdu les eaux pour Jaël. Bref, je me sens en terre conquise. Je me sens prête pour cette nouvelle grossesse. 

Credit Photo (Creative Commons) : sebagee


Et puis un jour, peu de temps après l'échographie du 1er trimestre, mon moral s'écroule ... [A suivre] 

samedi 2 décembre 2017

Le jour où Novembre a filé à toute vitesse

Nous sommes déjà entrés dans le dernier mois de l'année. C'est hallucinant cette sensation de temps qui ne cesse d'aller toujours plus vite, plus les années passent. 
Nous avons encore passé un mois bien chargé ... en émotion ... déroutant aussi ... 

Il y a eu mes derniers jours dans mon ancien hôpital ... J'ai dit aurevoir à l'hématologie et à la néonatalogie avec beaucoup d'émotion. Et j'ai été très gâtée ... Pour ça, j'ai passé une journée entière à cuisiner ... de quoi m'entraîner pour mes 30 ans ! 











J'ai donc eu quelques jours de vacances. Je me suis fais relooker chez ma coiffeuse, une petite couleur pour l'hiver ! 



Et nous avons eu notre premier RDV avec la psychologue dans le cadre de notre agrément en vue d'une adoption. Ca s'est bien passé. 


Du coup, on a profité d'être à Grenoble pour filer à la montagne, chez mon beau-père et ma belle-mère, pour profiter du bon air frais montagnard et des premières neiges ! C'était aussi l'occasion de souhaiter l'anniversaire du papa de mon mari ! 



Une fois mes courtes vacances terminées, j'ai dit bonjour à un nouveau boulot, un nouvel hôpital, une nouvelle équipe ! Je suis aux anges, ça se passe merveilleusement bien, je m'éclate dans mon nouveau service, l'équipe est sympa et j'ai l'impression de bosser là bas depuis des lustres déjà ! Je suis comme un poisson dans l'eau ! Je suis donc assistante sociale à la PASS généraliste et obstétrique. Je suis aussi en renfort sur le pôle Femme Mère Enfant (maternité, pédiatrie, pédopsychiatrie) ! 





Mais au milieu de tout ça ... mon grand-père paternel a été hospitalisé en urgence en neurologie car on lui a trouvé des lésions cérébrales (on attend encore les résultats de la biopsie) et la grand-mère maternelle de mon mari est décédée un mois jour pour jour après ma grand-mère maternelle ... Nous terminons tristement l'année et nos familles porteront le poids de ces pertes à Noël ... 

On est allé au concert philharmonique de Distant Word, c'était juste grandiose et très émouvant ! 


En rentrant du concert, on a acheté nos billets pour le Canada ! A nous l'été indien là bas, on décolle le 29 septembre ! 



Mon mari a cédé au Black Friday et a acheté un casque de réalité virtuelle HTC Vive ! Un truc de fou ... très cher mais vraiment super bien fait ! On va s'amuser à jouer avec nos amis aussi ! 


Et puis, j'ai testé les services de conciergerie de mon nouvel hôpital en me faisant livrer un colis de 9 à 10 kg de légumes et fruits. Je suis satisfaite du rapport qualité/prix mais bémol sur les légumes qui ne sont pas tous de saison. Mais au moins, ça m'a donné une idée :) et on va malgré tout bien manger les prochains jours ! 



Un mois bien rempli. 
Décembre s'annonce tout aussi speed ... et éprouvant ... Premier Noël sans nos grands-mères ... sans oublier notre petite étoile à nous qui aurait du naître pour Noël ... mais qu'on a pas entendu partir ... 

Et chez vous, Novembre ressemblait à quoi ? 



vendredi 21 juillet 2017

Le jour où on a déposé notre dossier de demande d'agrément en vue d'une adoption #2

Nouvelle étape importante pour nous dans notre aventure « Adoption » : le dépôt du dossier de demande d’agrément.
Après avoir assisté à la réunion d’information, nous avons récupéré le dossier de demande d’agrément. Pour nous, l’aventure commençait réellement. 


Dans les faits, le dossier est simple à constituer : 
  
  • Remplir un formulaire de renseignements administratifs : état civil, composition de la famille, type de logement, ressources.
  •   Fournir nos casiers judiciaires – vierges il en va sans dire. 
  • Fournir nos justificatifs de ressources
  • Fournir nos actes d’état civil complets
  • Joindre nos photos d’identité 
  • Un certificat médical attestant que notre état de santé est compatible avec le projet d’adoption


Sur notre département, nous avions la chance de pouvoir nous faire délivrer ce certificat par notre médecin traitant. D’autres Conseils Départementaux exigent un RDV avec un médecin spécialiste et agréé – attention, le montant de la consultation est alors souvent plus élevé – et les délais plus longs. L’entretien médical consiste à vérifier que nous ne souffrons pas de troubles cognitifs ou psychologiques, que nous sommes à jour des vaccins et que nous n’avons pas de maladies graves et/ou invalidantes rendant compliquée une parentalité. Ouf, pour nous, le Sésame a été simple à obtenir ! 



Mais le plus important réside dans la lettre qui expose nos motivations et notre projet d’adoption. Quel exercice périlleux que de mettre par écrit notre parcours personnel et notre cheminement vers l’adoption. Une vraie lettre de candidature à un poste à temps plein et à vie pour devenir parents. C’est dans cette lettre que nous devons poser nos premières réflexions quant à ce futur enfant : son âge, son origine ethnique, son état de santé. Oui, il faut l’avouer, ça donne l’impression d’être au marché : « bonjour m’dame, il me faudrait 1 enfant de moins d’un an, blond aux yeux bleus et en parfaite santé ». L’horreur, non. Après tout, quand on attend un enfant biologique, on ne choisit pas. On ne choisit rien, ou du moins, pas grand-chose. Du coup, nous avons réfléchi par rapport à la santé de ce futur enfant comme des parents biologiques : nous sommes donc ouverts à des pathologies légères, soignables et n’empêchant pas une autonomie… Un peu comme si nous avions le choix, au cours de la grossesse, à l’écho morphologique, si on détectait des anomalies, de mener ou non la grossesse à terme. Et concernant l’origine ethnique, de notre côté, nous sommes ouverts à toutes les origines. Bien entendu, je peux comprendre que certains couples préfèrent adopter un enfant « qui leur ressemblent » au niveau de la couleur de peau par exemple. Et je pense en effet qu’il est important de connaître chacun nos limites, afin que par la suite l’adoption soit facilitée. 



Cette lettre est née de nos tripes. C’est la première étape importante de notre parcours d’adoption. Un petit peu la première échographie, celle qui nous ouvre le chemin, qui trace la route et montre que tout est bien en route. Maintenant, reste l’attente des entretiens psychologiques et sociaux. Mais nous pouvons désormais dire que nous sommes officiellement inscrit sur la liste départemental des couples en attente d’un bébé pupille de l’Etat – en effet, nous avons de la chance, dans notre département, notre inscription sur cette liste d’attente démarre à la réception du dossier et non pas à l’obtention de l’agrément … 



La procédure est officiellement lancée. L’administration a désormais 9 mois pour traiter notre demande d’agrément – plus si nous souhaitons, nous, prendre plus de temps dans notre réflexion. 9 mois, c’est le temps d’une grossesse, un temps nécessaire pour se préparer psychologiquement à devenir le parent d’un enfant adopté – même si on sait qu’à la différence de la grossesse, l’enfant ne sera pas dans nos vies dans neuf mois … mais dans 2, 4 ou 7 ans ... ou peut-être plus.

jeudi 20 avril 2017

Le jour où on a fêté nos anniversaires

En retard, en retard, je suis en retard. Tel le lapin blanc d’Alice, je suis grave à la bourre pour vous partager nos souvenirs d’anniversaires. Charmante Compagnie et moi sommes nés le même mois, à 15 jours d’intervalle (et quelques années, mais chuuuuut, il n’aime pas qu’on lui rappelle son vieil âge, héhé). Du coup, depuis que nous sommes ensemble, nous avons pour habitude de fêter nos anniversaires ensemble. 

Si nous fêtons respectivement nos anniversaires le jour J … c’est juste entre lui et moi. On s’offre alors notre cadeau (surprise, ou pas) et on se fait soit un resto, soit un bon petit repas à la maison (préparé par l’autre). Cette année, on a opté pour un resto pour mon anniversaire, et une soirée pizza à la maison pour celui de Charmante Compagnie. Sachant qu’en plus, entre nos anniversaires, il y a la Saint Valentin … Autant vous dire que c’est une période chargée en cadeaux et en bouffe ! 




Par contre, avec nos familles et amis, on sort le grand jeu. 

Cette année, nous avons étalé nos anniversaires en 4 sets : 

C’est en famille qu’on a ouvert les festivités avec ma mère et mon beau-père, en vacances chez nous juste avant mon anniversaire. Une petite fondue bourguignonne et un coulant au chocolat et caramel beurre salé plus tard … nous étions ravis ! Quant à notre cadeau, on a opté pour une superbe enceinte Bluetooth qui nous permet enfin d’écouter de la musique partout dans la maison !
Fin février, nous avons réunis cette fois la famille de Jean. Une belle et grande tablée. J’ai sorti le Thermomix, mon Cookeo et celui de ma belle-mère … Et on s’est régalé d’un bon risotto au poulet et aux tomates confites ! Pour le dessert, Charmante Compagnie s’est lancé dans un gâteau 3 chocolats – délicieux – et moi j’ai fait un rapide crumble pommes/framboises, classique mais délicieux ! 



Dès le lendemain, parce que nous sommes des fous et que rien ne nous arrête, nous avons remis ça, mais entre amis, cette fois. J’ai donc demandé à Charmante Compagnie de faire un plat simple et conviviale … Il a réclamé à cor et à cris une croziflette, qu’il s’est fait un plaisir à préparer … Ainsi qu’un gâteau Twix … de mon côté, j’ai juste eu à gérer un petit smoothie aux fraises … d’ailleurs, c’est surtout Thermomix qui a bossé ! 



Une semaine plus tard, histoire de s’accorder quelques jours de repos, on clôturait la série avec un autre groupe d’amis … et cette fois un challenge : 8 enfants à nourrir ! On a donc joué au camping en les faisant manger sur des petites tables Ikea, au sol, sur des coussins … Parfait. Un plat ultra simple : gratin de pâtes aux Knackis, et on ne les a pas entendu de la journée – ou presque (faut dire que jouer à cache-cache à 8 dans une maison …) -. Version adulte, on a fait simple là aussi : raclette ! De quoi satisfaire tout le monde. Et pour le dessert, salade de fruits et mousse au chocolat au lait … Miam, j’en salive rien que d’y repenser ! 



Des journées qui sont donc passées très vite, mais qui nous ont comblé d’être entourés des personnes que l’on aime ! Quant à moi, ça m’a donné encore plus envie de faire une grosse fête l’année prochaine, pour mon changement de dizaine … Rendez-vous très bientôt pour en savoir plus à ce sujet …

mercredi 15 février 2017

Le jour où on a assisté à un joli mariage

2016 aura été pour nous une année à mariage ... 3 dans l'année ! On attend de voir ce que 2017 nous réservera ... pour le moment, rien à l'horizon ! 
Le 12 novembre, nous étions donc de noces, la dernière de l'année. 
Cette fois-ci, c'est mon cousin aîné qui se mariait. L'occasion donc de revoir une grande partie de ma famille paternelle, et de nous replonger dans nos propres souvenirs de mariage. 
Un premier mariage pour lui, un remariage pour elle, deux enfants à elle, un enfant à eux. L'image parfaite d'une jolie famille recomposée. 
Malgré la grisaille et le froid du ciel parisien, on a vécu une journée de rêve, féérique. 
Pour moi, ce fut aussi l'occasion de passer un peu de temps avec mon filleul adoré, mes oncles et tantes, cousins et cousines. Réaliser, encore et encore, que les cousins grandissent ... et pas qu'en taille (1m98 pour celui de 17 ans !), en âge aussi ... Et rire aux éclats quand le fils aîné d'un de mes cousins réalisent que le garçon avec qui il joue, qui a quasiment son âge ... est le cousin de son père ! Et oui, chez nous, les cousins ont entre 37 et 4 ans !!! 
Ce mariage a été pour moi une bouffée d'amour et d'oxygène. Et le déclic qu'il faut profiter plus souvent de notre famille. Même si on est un peu parsemé partout en France, il faut prendre le temps de se voir, pas qu'aux noces ou aux enterrements. C'est pourquoi cette année nous allons lancer des invitations à tous les membres de nos familles ... pour passer 1 heure ou 2 Jours avec eux ... partager des moments ensemble. 
Bon, revenons en au mariage. De jolis mariés, leurs enfants à croquer, des invités sur leur 31, une décoration classe, un thème tennis pour deux sportifs, des jeux, des photos, des chansons, des surprises ... J'ai fini 3ème au jeu des 12 mois ... Oui, oui, MOI, j'ai participé à ce jeu !!! Et je me suis éclatée ! On s'est aussi et surtout régalé. Bref, la recette d'un mariage parfait et que je leur souhaite éternel. 












 Et vous, un mariage en 2017 ?

vendredi 3 février 2017

Le jour où sa vie a basculé

Je l'ai connu tout début janvier, pour la fameuse "Bonne Année". C'est toujours étrange, les débuts d'année à l'hôpital. On rencontre nos patients, anciens, nouveaux, et on leur souhaite nos bons voeux. De santé surtout. Pour certains, on sait que malheureusement, cette année risque d'être leur dernière. 
Pour Monsieur Joyeux, je ne m'en doutais pas. Mais très vite, j'ai été prise d'affection pour lui. Père de famille de 3 jeunes enfants, il avait été hospitalisé le 31 décembre. On a très vite lié une relation de confiance, essentiel dans mon métier. 
Monsieur Joyeux était cadre dans une grande entreprise. Sa DRH a été au top, très humaine et compréhensive, on a travaillé ensemble. 
Monsieur Joyeux avait une maladie très agressive, qui lui a également paralysé les jambes. On a donc très vite parlé dossier handicap ... des mots horribles à entendre pour un père de famille de 45 ans, qui était plein de projets autre que celui de passer les 6 prochains mois à l'hôpital ou dans un centre de rééducation. Mais malheureusement, c'est ce qu'il s'est passé. Monsieur Joyeux n'a pas quitté le milieu hospitalier avant fin août. Il a enchaîné les grosses chimios et de lourdes séances de rééducation. 
On s'est battu, lui et moi, pour sa situation ... Parce que financièrement, malgré les indemnités journalières et sa prévoyance, il a perdu des ressources. Sa femme ne travaillait pas. D'ailleurs, il se faisait du souci pour elle et leurs enfants. Il était le père de famille, celui qui dirigeait tout. Et même de l'hôpital, il continuait à tout diriger. 
Et puis, il a eu sa première permission, où il a pu rentrer chez lui le weekend, pour être auprès de sa famille. L'appartement a été aménagé pour lui permettre de se déplacer en fauteuil. On a aussi beaucoup travaillé avec les enfants, pour qu'ils comprennent et acceptent la maladie de leur papa. On a fait du bon boulot. Et Monsieur Joyeux était non seulement en rémission complète, mais aussi sur le point de retrouver l'usage de ses jambes. 
Quand je suis revenue de mes congés d'été, début septembre, j'ai vu qu'il était de retour chez nous. Je me suis dit "sûrement une cure de consolidation". Mais très vite, j'ai appris qu'il rechutait. Il rechutait méchamment. Et c'est allé très vite. Trop vite. 
Alors, on s'est dépêché. J'ai tout fait pour le tranquilliser, pour qu'il puisse partir sereinement. Sa femme ne parlait pas français, était dépassée par tous les événements et n'arrivait pas à gérer les 3 enfants. On a mis en place une TISF (technicienne d'intervention sociale et familiale) qui a pu recadrer des choses à la maison et aider cette maman complètement démunie, en plus d'être sous le choc de l'annonce de la rechute de son mari. J'ai rencontré ses enfants, on a beaucoup parlé. Avec la grande de 12 ans qui prenait le rôle de l'adulte et devait se préserver. Avec le petit de 3 ans, qui était ultra fusionnel avec sa maman et l'empêchait de faire un pas sans lui. Avec celle de 8 ans, en colère et qui n'en faisait donc qu'à sa tête, testant les limites. J'ai eu le coeur serré. J'ai eu envie de pleurer. 
On a aussi travaillé avec l'assistante sociale de secteur, celle qui prendrait mon relais quand Monsieur ne serait plus ... et qui aura alors la charge d'accompagner cette famille, cette mère seule avec 3 enfants et se retrouvant du jour au lendemain sans ressources. Monsieur Joyeux était soulagé de voir tout se mettre en place pour sa femme et ses enfants. 
Monsieur Joyeux était de plus en plus fatigué. Lui qui tenait à toujours faire les choses lui-même, avec juste mon aval pour confirmation, m'a tout laissé faire. Il s'est laissé porter, pouvant dire "je compte les jours". 
Il a pu rentrer à la maison pour les vacances de la Toussaint. Il était heureux et anxieux à la fois. Il a fait promettre au médecin de le ré-hospitaliser si jamais ça se passait mal. Il ne voulait pas mourir à la maison. Et c'est ce qu'il s'est passé. Monsieur Joyeux est revenu dans notre service juste après les vacances. Il n'a pas eu le temps d'aller en soins palliatifs, il est mort avec nous, début novembre, laissant un grand vide que ce soit dans le coeur de sa famille que dans notre service. 
J'ai accompagné Monsieur Joyeux pendant 11 mois. 11 mois passés quasiment exclusivement à l'hôpital. En 11 mois, il a marqué ma vie, je me souviendrais de lui, il fait parti des gens que l'on accompagne et ne nous quitte jamais. 
Je me souviendrais son visage, son sourire, sa voix, sa morale, sa force de vie et son calme et son acceptation face à la mort. Je me souviendrais de ses enfants, des tornades, le sourire aux lèvres et pourtant le cœur meurtri. 2016 a vu une nouvelle étoile briller dans le ciel.