lundi 6 mai 2019

Le jour où rien ne s'est passé comme prévu ...

En faisant le choix d'un accouchement en maison de naissance, j'avais pu aborder avec mes sages-femmes, les différents événements qui auraient pu exiger un transfert sur la maternité partenaire, soit pour un accouchement en plateau technique, avec ma sage-femme de la maison de naissance, soit au bloc pour une césarienne. J'avais très peur de ces scénario car si certaines femmes ont peur d'accoucher sans péridurale, moi, ma phobie, c'était d'accoucher en maternité. 
J'en avais longuement parlé avec ma sage-femme numéro deux, lors de ma préparation à l'accouchement - gestion de la douleur - et ses paroles m'avaient apaisée. 
A deux semaines de mon terme, j'étais pleine d'espoir que l'Elu arrive plus tôt ... notamment car ma maman venait me voir pour une semaine, afin de nous aider au moment de la naissance et avoir le bonheur de rencontrer l'Elu dès la naissance. Dès son arrivée, j'ai donc tout fait pour accoucher rapidement. Autant te dire sans trop de suspens, que rien n'a fonctionné. 
Durant son séjour, j'ai eu un message de ma sage-femme numéro 1, m'informant que ma sage-femme numéro 2 était en arrêt. Elle était donc seule d'astreinte jusqu'à mon accouchement. Il n'y avait donc plus de suspens, c'est A. qui allait m'accompagner durant l'accouchement. 
Après avoir repoussé son départ de deux jours, ma mère est finalement repartie le jeudi 24 janvier. Elle avait 4h45 de route. Le coeur lourd, je me suis effondrée en pleurs sous la douche à son départ. Et là, il s'est passé un phénomène étrange. Ma mère est revenue sur ses pas après m'avoir entendue pleurer, dans sa voiture, avec la musique de Michel Berger, le Paradis Blanc, en fond sonore ... Je n'ai aucune explication à cela. Nos deux téléphones n'étaient pas en communication. Elle était à la sortie du village enfermée dans sa voiture, j'étais enfermée dans ma douche avec l'eau chaude qui coulait sur mon corps douloureux de fin de grossesse ... Alors, à part une sorte de connexion spirituelle ... Je ne vois pas. 
Quoi qu'il en soit, elle est revenue et m'a fait un dernier câlin. Nous savions que la prochaine fois qu'on se verrait, je serai mère. 
Je me suis ensuite préparée pour aller déjeuner chez ma belle-mère. A 11h, j'étais prête à partir, quand j'ai entendu mes chiens attaquer un de mes chats. Je me suis alors précipitée dans le séjour, j'ai hurlé et ... je suis tombée de tout mon long ... sur le ventre (et les genoux) ! J'ai eu la peur de ma vie. Je me suis mise à pleurer, je ne retrouvais plus mon portable qui avait volé lors de la chute, et je n'arrivais pas à me relever. Je me suis imaginée 1000 scénarii catastrophes avant de retrouver mon téléphone et d'appeler ma sage-femme. Elle m'a rassurée et m'a dit d'aller à la maternité partenaire pour faire un petit contrôle. C'est bête, mais ça me faisait bizarre d'aller à la maternité. Je ne me sentais pas à ma place, moi qui n'avais eu qu'un suivi avec mes sages-femmes de la maison de naissance. J'ai toutefois été très bien accueillie, amenée par ma belle-mère, et nous sommes ressorties 2 heures plus tard, rassurées. Lors du monito de contrôle, la sage-femme m'a dit que j'avais des contractions. Je ne ressentais rien. Le gynéco qui m'avait fait une écho, quant à lui, a pu dire à ma belle-mère que "ce n'est pas pour maintenant". Je suis donc rentrée sereine, j'ai passé un coup de fil à A. pour lui dire que tout allait bien. Je n'ai pas saisi à ce moment là son "j'espère que bébé patientera au moins jusqu'à la semaine prochaine" ... Je me suis juste dit qu'elle devait être fatiguée d'être seule d'astreinte depuis l'arrêt de N. 
Deux heures plus tard, alors qu'on décide avec ma belle-mère d'aller promener les chiens ... qu'elle ne fut pas ma surprise, en sortant de la voiture, de perdre les eaux ! Moi qui redoutais que cela arrive n'importe où, du genre à la caisse du supermarché ... je me mets à rire. D'autant plus, qu'au moment précis où la poche a percé, ma mère a essayé de m'appeler pour me dire qu'elle arrivait chez elle dans 15 minutes. Pourquoi ne pas avoir attendu d'être chez elle pour m'appeler ? Là aussi, je ne peux que me dire qu'elle avait des antennes ... 
Euphorique, j'appelle alors ma SF N°1 pour l'avertir que "ça y est, A., j'ai perdu les eaux !" D'une voix très calme elle me demande de venir à son cabinet pour un petit examen. J'ai 12 heures pour accoucher, sinon je devrai recevoir un antibio toutes les 12h. Pas de problème, dans ma tête, dans 12 heures, bébé sera contre ma peau. 
Je préviens donc Charmante Compagnie qui était en réunion sur Grenoble et prend immédiatement la route en direction du cabinet de notre SF. Ma belle-mère me fournit en serviettes de bain et nous partons en direction du cabinet d'A. C'est en arrivant là-bas que mon euphorie est retombée. Elle qui est d'ordinaire très enjouée, était complètement éteinte, fermée, triste ... Dans ma tête, je me suis demandée ce qu'il se passait. Comment pouvait-elle faire la tête pour un jour aussi joyeux pour nous ?! Et puis, j'ai vu la douleur sur son visage, et j'ai vite compris que quelque chose clochait. 
Après m'avoir installée le monitoring, elle prononce les mots auxquels je n'avais jamais pensé : "Je ne vais pas pouvoir t'accoucher". 
L'espace de 10 secondes, dans ma tête, j'ai hurlé. Hein ? Quoi ? Pourquoi tu me fais ça à moi ? Tu ne m'aimes pas ou quoi ? Oui ... quand tu es à 40 semaines de grossesse, que tu as perdu les eaux, que ta SF N°2 est en arrêt et que ta N° 1 te dit ça ... ben tu penses tout ça ... Et j'ai juste pu sortir un "Mais où est-ce que je vais accoucher ???????" Oui, car là aussi, tu oublies qu'il existe un lieu appelé Maternité. 

Charmante Compagnie est arrivé à ce moment là, et nous avons repris tout ça ensemble, tous les 3. Les 3. C'était ça, notre projet. Former un trio avec notre SF qui nous suivait depuis 9 mois. Dans tous les cas de figure présentés pour un transfert, il y avait toujours notre SF dans l'histoire, de près ou de loin. Or, là, je me retrouvais avec ... aucune de mes deux sages-femmes. L'angoisse. Et pourtant, je n'ai pas voulu me laisser envahir par l'angoisse. 
J'allais devoir accoucher en maternité, et pour que notre projet de naissance puisse se faire, il fallait que je sois zen. Je n'ai donc pas pleuré - extérieurement - et on a suivi les consignes ... A. a appelé devant nous la maternité, pour les avertir que nous allions arriver, avec notre projet de naissance. Heureusement, cette maternité est la plus physio de la région, avec une autre ... Ma SF nous confiait donc à eux en toute confiance. 

Je suis retournée chez ma belle-mère, pour manger. Et Charmante Compagnie est parti chez nous, récupérer les affaires pour l'accouchement. Je continuais à perdre énormément de liquide amniotique. Je continuais à pleurer intérieurement, mais j'étais à la fois zen et euphorique ... J'allais devenir mère. Ce n'était qu'une question d'heures. Ou de jours ... 
Car là aussi, rien ne s'est déroulé comme on espérait. Si la sage-femme qui nous a accueilli à 22h, a bien lu et respecté notre projet de naissance, l'Elu, lui, était peu coopératif. Il pétait le feu au monito ... mais mon col ne bougeait pas. Les contractions étaient bien présentes, de plus en plus douloureuses ... Je les ai gérées sans péridurales, à la force du mental "cette douleur est utile, cette douleur est efficace, cette douleur va permettre à l'Elu de naître", grâce au soutien de mon mari ... mais au bout de 28 heures, je n'en pouvais plus. En concertation avec la sage-femme de jour et mon mari, j'ai pris la décision de prendre la péridurale. J'étais ouverte à 8. Je n'avais plus la force de tenir sans, étant éveillée depuis le jeudi matin, 8h ... nous étions le vendredi, 19h30 ... 
Et alors que nous pensions que l'Elu verrait le jour un 25 janvier ... il nous a encore fait la surprise de naître que le 26 janvier, à 01h49 ... Un accouchement en toute intimité, ou presque. Dans la pénombre, avec une sage-femme adorable, une auxiliaire puéricultrice discrète ... Charmante Compagnie et moi ... Mais là aussi, rien ne s'est passé comme on l'avait imaginé ... 
Impossible de lire notre play-list sur notre appareil qui n'avait plus de batterie ... Et ce petit Elu qui n'arrivait pas ... car la péridurale était trop dosée ... L'anesthésiste a du avoir pitié de ma tronche après 28h de gestion de contractions douloureuses ... Quoi qu'il en soit, je n'arrivais pas à pousser. Et pourtant, la SF a respecté tout ce que j'avais noté dans mon projet de naissance. Notamment pour la position pour accoucher ... Mais après 1h de poussée, à 0h15 ... on a décidé de faire une pause. De toute façon, c'était cuit pour naître un 25 janvier ... alors autant prendre notre temps désormais ! Une pause d'une heure pour permettre à la péridurale de s'estomper ... Et c'est reparti ! Je suis heureuse de sentir à nouveau les contractions pour pouvoir pousser efficacement. Sauf que cette fois, c'est l'Elu qui ne semble pas trouver le bon chemin ... Et après à nouveau de longues minutes à pousser ... la sage-femme a décidé d'inviter la gynéco de garde. J'ai eu peur l'espace d'un instant que cela se termine en césarienne, mais elle m'a rassurée : bébé est bien engagé, ce sera un accouchement par voie basse. On va juste devoir le repositionner car sa tête cogne contre mon bassin. Tout cela m'a semblé durer des heures. Elle a donc retourné le bébé et ensuite, à l'aide d'une ventouse, nous avons fait un travail en binôme pour sortir l'Elu ... Et ensuite, elle s'est immédiatement effacée, laissant notre nouvelle famille se former en toute intimité ... 



Charmante Compagnie a coupé le cordon après plusieurs minutes ... comme nous l'avions demandé. C'est lui également qui a regardé si nous avions un garçon ou une fille. J'ai pleuré quand il m'a annoncé que c'était un garçon. Jaël, ai-je murmuré ... Pour le reste, tout s'est passé comme on l'avait imaginé, demandé ... Du peau à peau, un papa toujours présent auprès de bébé, une mise au sein rapide, toujours les lumières tamisées ... Et pour nous, la SF  a cherché une chanson de Julien Doré sur son portable, pour nous remonter dans notre chambre ... pour compenser le fait que nous n'avions pas pu mettre notre play-list durant la naissance. 

Je garde des tas de bons souvenirs de cet accouchement. Même si rien ne s'est passé comme je le voulais. Même si j'ai aussi des tas de regrets. J'ai pu en parler et en reparler encore et encore avec mes sages-femmes. 
On a eu notre sortie anticipée grâce à une autre SF de la maison de naissance qui s'est libérée pour faire mes suites de couche pendant 5 jours (je vous parlerai très prochainement de cette sortie anticipée). Jaël avait 12heures de vie quand nous sommes rentrés à la maison. Nos parents étaient là. Sa marraine aussi. J'étais sur un nuage. J'étais bien. J'étais heureuse. Shootée aux hormones. Prête à recommencer. 





Ceci est un court résumé (oui, on ne dirait pas), de mon accouchement long de 33 heures ... Il sera beaucoup plus détaillé sur la communauté de Dans Ma Tribu d'ici quelques semaines. Je t'avertirai de la parution des articles si cela t'intéresse d'en savoir beaucoup plus ! 

Edit : comme me l'a fait remarquer Véro B, j'ai oublié de préciser pourquoi A. n'a pas pu m'accoucher : elle venait de se faire arrêter par son médecin pour un grave problème à la hanche qui lui vaut aujourd'hui une opération ... Et oui, être SF en maison de naissance, c'est très physique et à force de nous accompagner "à fond", nos chères SF se fatiguent aussi beaucoup .... Ma SF a passé 1h à appeler ses 8 autres collègues mais comme j'ai perdu les eaux vraiment au mauvais moment, c'est à dire juste à l'instant T où ma SF a été en arrêt, elles n'avaient pas pu se réorganiser ... J'aurai perdu les eaux le lendemain ... tout aurait été différent ... 

jeudi 11 avril 2019

Le jour où on a préparé la chambre de bébé

Quand nous avons acheté notre maison, il y a 4 ans 1/2, nous avions déjà déterminé quelle serait la chambre de bébé #1. On l'a donc toujours appelé "la chambre de bébé" alors qu'elle servait uniquement de chambre d'amis. Dès l'annonce de ma grossesse, j'étais pressée de l'aménager enfin en chambre d'enfant. Une chambre que j'avais donc pensé et conçu dans ma tête depuis tant d'année, me nourrissant d'idées déco Pinterest et d'aménagements suite à nos lectures autour de la motricité libre et de l'apprentissage par Montessori. J'en ai donc très vite parlé au futur papa et nous avons commencé assez rapidement l'installation de cette chambre issue de nos 2 imaginations.
Bien entendu, c'est donc Charmante Compagnie (que j’appellerai maintenant Papa-Refait, son pseudo sur les RS et la blogo désormais) qui s'est chargé de détapisser et peindre la chambre ... Je l'ai aidé un peu, tel un commis de cuisine, pour des petits trucs comme poser la bâche de protection ... Mais avec mon bidon, j'ai souvent utilisé la carte Joker, je l'avoue !



Nous avons choisi une couleur claire et mixte pour les murs ... En magasin, ils l'appellent Capuccino. Nous, on l'appelle beige. On l'associera avec du turquoise, nous sommes en effet encore dans l'attente du panneau mural conçu et fabriqué par l'entreprise de mon cousin, l'Atelier Virgül, qui sera coordonné avec le plafonnier de la chambre (petites souris et chats). Papa-Refait voulait des stikers nature et animaux (le thème de la chambre), nous en avons trouvé de très sympas à petits prix, il s'est donc amusé à les coller là où nous l'avions décidé.



Concernant le lit, depuis déjà 2 ans, Papa-Refait me parlait de fabriquer lui-même un lit au sol, lit cabane, pour favoriser la ML et l'autonomie de bébé. J'étais un peu curieuse d'imaginer mon mari fabriquer un lit mais ... il l'a fait, et superbement bien fait ! Il en est fier et il y a de quoi !
Bon, j'aurai pu pousser le bouchon et lui dire que tant qu'il y était, il pouvait se charger des autres meubles, mais finalement on a plutôt fait appel à Ikea pour la table à langer et le meuble à jouets, et à Verbaudet pour la petite bibliothèque nuage dont j'ai longtemps rêvé ... J'ai choisi la table à langer évolutive, en bureau ... j'aime que les meubles évoluent ... je t'en reparlerai plus tard.



On a ensuite préparé un nido. Là aussi, Papa-Refait avait déjà tout planifié, avec le miroir et la barre (de rideaux). Pour le moment, il est occupé par le tapis d'éveil mais va très vite évoluer, en même temps que l'Elu.



Mais ce qui me tenait à coeur dans cette chambre d'enfant, c'étaient les clins d'oeil. Les souvenirs. Les objets qui ont un sens ... Ainsi, j'ai récupéré les peaux de bête de mes grands-parents. Ma tirelire d'enfant de chez mes grands-parents (tous les petits enfants ont eu la même : une tirelire cochon en bois vernis). L'attrape-rêve rapporté de la réserve amérindienne du Québec. La poupée indienne offerte par sa grand-mère, venue elle aussi du Québec. Et il y a encore d'autres petites touches clin d'oeil, de cadeaux home-made offerts par des copines créatrices depuis mon aventure de blogueuse ... Je pense à la poupée d'Isabelle, à l'oiseau de Laurine, au petit chien en crochet de Marina. 



Cette chambre est lumineuse, chaleureuse. Je me sens bien quand je suis à l'intérieur. On y passe de plus en plus de temps, à changer la couche de bébé, à ranger ses vêtements, à jouer sur le nido, à faire de belles siestes dans le lit-cabane au sol ... J'ai hâte de la voir évoluer avec lui, de la voir vivante, un peu mal rangée, parfois (mais pas trop). Je souhaite qu'il y fasse de jolis rêves et  qu'il se créé de magnifiques souvenirs dedans ! 



Et en attendant, L'Elu partage notre chambre dans son petit lit en cododo ... Une belle aventure dont je parlerai prochainement sur le blog !




vendredi 22 mars 2019

Le jour où on a communiqué avec nos animaux

Il y a 4 ans, nous avons adopté notre second chien (un labrador) à la SPA. C'était un chien dont on ne connaissait rien du tout car trouvé errant dans la rue. Il était pucé depuis un an et demi et les maîtres n'ont jamais répondu aux sollicitations de la fourrière pour le récupérer. 
Quand Oscar (nous n'avons pas changé son prénom) est arrivé à la maison, nous avons très vite constaté qu'il ne s'entendrait jamais avec nos chats, qu'il a essayé de tuer plusieurs fois ... Nous avons donc réorganisé la maison pour que chats et chiens vivent en presque-harmonie ! 
Mais nous avons aussi constaté très rapidement qu'Oscar ne supportait pas les chiens, ou du moins aucun chien autre que notre chienne et le chien de mes beaux-parents (et heureusement !)
Ainsi, nous avons essayé de corriger ce côté démoniaque en lui, mais en vain. C'est un peu comme si nous avions un chien avec une double personnalité ... Pas toujours évident au quotidien. 

Un jour, chez ma coiffeuse, je tombe sur une carte de visite qui attire ma curiosité : une femme propose ses services en communication animale. Ma coiffeuse me parle alors du don de cette femme qui parle aux animaux et les aide face à un problème. Elle me raconte alors des exemples de ce que cette femme a pu faire auprès de chiens notamment. Du coup, dans ma tête, ça fait tilt ... Il faut qu'elle rencontre Oscar ! On a malgré tout longtemps hésité, mais j'ai profité de mon congé maternité pour faire appel à ses services mais surtout, devrais-je dire, à sa générosité et bienveillance. 

Elle est donc venue à la maison, quelques semaines avant mon accouchement. Mes chiens ont eu un comportement totalement différent d'avec les autres invités, ils étaient comme apaisés en sa présence. Elle nous a expliqué en quoi consistait cette communication animale, qui s'approche de l'auto-hypnose, et nous avons démarré la séance. 
Oscar lui a alors raconté son histoire ... Sa petite enfance, son âge - qui est différent de l'âge estimé par la SPA mais qui nous semble bien plus cohérent -, l'histoire de son abandon - il mangeait les jouets des petites filles, séparation du couple, violence du maître ... -, mais surtout, il a parlé d'un sujet qui m'a beaucoup étonnée : l'arrivée de notre bébé. Oscar étant un chien très proche des enfants de nos amis, jamais je n'aurai pensé qu'il pouvait être angoissé par l'arrivée de bébé. Il en a pourtant beaucoup parlé avec Julie, notamment sa peur d'être à nouveau abandonné à cause de l'arrivée de ce bébé dans notre foyer. Il a également pu dire qu'il connaissait le sexe de bébé - contrairement à nous qui souhaitions donc la surprise -. 
Cependant, quand il fut question d'aborder son agressivité envers les chats et les chiens, cela fut compliqué, voire impossible. A part nous dire que Padawan, mon chat, était le maître de la maison et l'insultait (ce qui nous a fait mourir de rire mais qui est sûrement tellement le cas ... ce chat est un pédant tyrannique !), nous n'avons pas pu tirer grand chose sur cette agressivité. 
C 'est en parlant avec Ishka, notre chienne, que Julie a pu avoir quelques explications, qui seraient liées à son épilepsie. Au passage, Ishka lui a dit qu'elle connaissait aussi le sexe de bébé et que mon intuition était la bonne. Elle a aussi dit qu'elle tournerait en rond pour m'avertir de mon accouchement imminent (ce qu'elle a plus ou moins fait le jour J ... mais ceci est une autre histoire). Quant à elle, elle a pu nous dire qu'elle se sentait super bien et n'avait absolument pas peur qu'on l'abandonne. 
Ainsi, Julie a parlé avec nos animaux pendant 2 heures. Elle a pu nous donner des détails sur notre vie, ce qui est assez troublant, même si on était parfois un peu  sceptiques. Elle nous a fait beaucoup rire en nous répétant les paroles d'Oscar à l'égard du chien de mes beaux-parents "Il est gentil mais moins intelligent que moi", mais aussi pleurer en nous racontant son abandon. 
Quand elle est partie, avec mon mari, on ne savait pas trop quoi en penser ... On a laissé passer les jours, constatant qu'Oscar semblait plus apaisé envers les chats, mais sans plus ... 

C'est au moment de la naissance de Jaël que tout s'est éclairé ... Alors que nos chiens étaient gardés chez mes beaux-parents, nous avons voulu aller leur présenter Jaël avant leur retour à la maison. S'il m'a fait une fête du tonnerre en me voyant, nous avons très vite déchanté en le voyant réagir à la vue du bébé ... Impossible pour lui de s'approcher de bébé. Il s'est mis à angoisser comme jamais je n'avais vu mon chien le faire ... Il tournait la tête pour ne pas voir Jaël et quand, au bout d'une heure et demie, il a réussi à s'en approcher, il était tellement stressé que j'ai cru qu'il allait le mordre ou le blesser ... 
Je suis rentrée à la maison dépitée, pleurant de cette situation. 
J'ai alors recontacté par message Julie. Je lui ai juste dit qu'elle avait eu raison de nous avoir prévenus de l'angoisse d'Oscar quant à l'arrivée de bébé car elle s'était bien manifestée ... Je ne lui ai pas dit que bébé était un garçon ... C'est elle qui me l'a dit, le lendemain, après avoir "téléphoné" à Oscar par le biais de sa photo. Elle m'a dit avoir discuté longuement avec lui, qu'il avait pu lui parler de sa réaction et de ses angoisses (et donc lui dire aussi que bébé était bien un garçon ... comme il lui avait dit la première fois). Elle lui a donc parlé pour le rassurer ... 
Quand nous sommes retournés chez mes beaux-parents 3 jours plus tard, c'est un chien totalement métamorphosé que j'ai retrouvé ... Il est de suite venu voir le bébé et n'a pas eu de comportement brusque ou stressé. Il est même très attentionné, vient nous chercher quand bébé pleure ... Mais il lorgne malgré tout sur ses jouets, surtout ceux qui font du bruit :D 
Depuis, nous constatons aussi qu'Oscar est bien plus calme envers les autres chiens lors des balades, il ne court plus vers eux pour les agresser. Les résultats de son intervention se voient donc sur du long terme ! 





Ainsi, Julie avait raison mais a surtout réussi à apaiser ce chien bourré d'angoisses que l'on ne soupçonnait même pas. Nous étions sceptiques au départ de cette expérience, aujourd'hui nous sommes convaincus du don de cette femme pour percer les mystères de nos amis les bêtes. 

Nous allons bientôt la faire revenir à la maison pour nos chats cette fois, afin qu'elle nous aide à comprendre leur mésentente mais aussi leur comportement (pipi hors de la litière notamment). 

Je ne peux donc que vous conseiller ses services, si vous êtes un jour en difficulté face à un comportement d'un de vos animaux pour mieux les comprendre et leur apporter un bien être. Elle est située sur un secteur Nord-Isère mais peut communiquer par téléphone avec vos animaux. 
Pour une visite à notre domicile de 2 heures, où elle a parlé à nos animaux avec tout son amour pour les bêtes, elle nous a demandé 70€ + 5€ de frais de déplacement. Je trouve ce tarif tout à fait correct, d'autant plus qu'elle a assuré le SAV en reparlant avec lui ! 

Pour la contacter, vous pouvez aller sur sa page Facebook ou sur son site internet : 

Dixit Energie Communication Animale Facebook : ICI
Dixit Energie Communication Animale Site Internet : ICI 


mercredi 20 mars 2019

Le jour où je suis devenue mère

Des semaines de silence sur la blogosphère pour cause de pouponnage intensif ... 

Le 26 janvier 2019 à 01h49, et après 33 heures de travail (je vous spoile le récit futur de mon accouchement), Jaël, un petit grand garçon de 54,5 cm et 3,930Kg est venu au monde et a fait de moi sa maman. 
J'ai tant à vous raconter ... Sa naissance, son retour précoce à la maison, les rencontres avec les grands-parents, parrain et marraine, nos premiers jours de jeunes parents, mon allaitement, mon top 5 des trucs inutiles pour lui en matière de puériculture, son caractère, son éveil, bref mon bonheur au quotidien ... 
Mais aussi comment je vis ce congé maternité à 100 à l'heure. 
Mon association de parents en création. 
Ma sélection en tant que chroniqueuse sur la communauté de Dans ma Tribu (DMT) et donc l'arrivée d'un nouveau pseudo : Maman Bulle !
Mon envie de bébé 2 ... déjà ! 
Notre expérience avec une dame qui communique avec les animaux. 
La relation de mes animaux avec bébé. 
Les séances photos avec une photographe super sympa et pleine de talent ! 
Et aussi tout ce que je n'ai pas eu le temps de vous raconter pendant ma grossesse, j'ai une liste longue comme mes deux bras ... qui ne sont désormais plus très souvent libres car un adorable poupon s'y love très souvent ... 
Alors, je profite qu'il dorme à côté de moi, sur son tapis d'éveil tout moelleux (et sur le ventre !) pour mettre à jour le blog d'articles ... et pour passer vous faire un coucou si le temps me le permet ... 

Depuis 7 semaines et 4 jours, je vis un rêve éveillé ! 


mardi 15 janvier 2019

Le jour où on a fait de l'haptonomie

Lorsque j'ai appris ma grossesse, après toutes ces années d'attente, il était évident pour nous que nous souhaitions mettre en place certaines choses durant les 9 mois qui allaient suivre. 
Après avoir fait le choix d'un suivi et d'un accouchement en maison de naissance, c'est à dire sans médicalisation ou du moins la plus minime, nous avons également évoqué avec notre sage-femme numéro 1 notre envie de découvrir l'haptonomie. Elle nous a tout naturellement orienté vers notre sage-femme numéro 2, son binôme, qui pratique cette méthode. C'était du coup l'occasion de connaître encore mieux notre sage-femme numéro 2 ! 
Nous avons eu notre premier rendez-vous d'haptonomie fin septembre, donc juste avant mon 5ème mois. A ce moment là, j'étais la seule à ressentir les mouvements de bébé, Charmante Compagnie n'arrivant pas à capter les moments d'activité de l'Elu. 
La première partie de la séance a surtout été du dialogue avec notre sage-femme numéro 2, pour qu'elle apprenne à nous connaître et vice-versa. Elle nous a également beaucoup parlé de l'haptonomie, des effets que cela pouvait produire, etc et nous avons ensuite commencé la première séance, une séance de découverte et d'approche. 

Shooting photo du 29.12.18


Alors que je pensais que la même chose qu'à la maison allait se produire, c'est à dire que bébé allait arrêter de bouger dès que papa poserait sa main sur mon ventre, c'est tout le contraire qui s'est produit. La sage-femme nous a alors expliqué justement à ce propos, que c'est un réflexe de protection du bébé que d'arrêter de bouger quand une main étrangère se pose sur mon ventre. Il ressent d'abord mon bonheur et mon excitation intense mais il ne sait pas comment décrypter ce signal ... Ainsi, quand il sent une main se poser sur lui, il n'ose plus bouger ... En passant par l'approche de prise de contact en haptonomie, le résultat est tout autre. 
C'est donc le 28 septembre que Charmante Compagnie, en tant que futur papa, a pu sentir pour la première fois son bébé se lover sous sa main. Cette première séance a été un franc succès car bébé a énormément réagi à toutes les sollicitations. Notre sage-femme nous a dit que peu de bébé réagissait autant, en permanence, et à ce stade de la grossesse. Elle a donc été très encourageante pour la suite. 
Nous avons donc par la suite pratiqué l'haptonomie de façon très régulière, afin que papa et bébé puissent communiquer un maximum. Ce lien qui s'est créé entre eux est indescriptible et les observer interagir de cette façon me fait toujours avoir les larmes aux yeux et le coeur qui se remplit d'une grosse dose d'amour. 
La séance suivante s'est faite un mois plus tard. Mon ventre était déjà bien rond, bébé bien actif, et cela a permis d'apprendre des méthodes pour soulager les maux de la grossesse, en faisant bouger le bébé en fonction de positions inconfortables. Bébé réagissait immédiatement aux gestes de son papa, même notre sage-femme était assez surprise, ne voyant pas ça tous les jours. 
La dernière séance a eu lieu tout récemment, à 37 semaines de grossesse, en vue de la préparation à la naissance. Charmante Compagnie est désormais "armé" pour guider bébé vers la sortie. Nous avons appris plusieurs techniques pour faire descendre bébé comme il faut, en amont du  travail, ou pour le remettre dans le droit chemin, durant le travail. La meilleure partie également a consisté à montrer à Charmante Compagnie comment soulager les douleurs pour moi, à ce stade de la grossesse et pendant l'accouchement. Nous avons ainsi fait l'expérience de "porter bébé à 2" et c'était vraiment magique au-delà du soulagement que cela me procure physiquement ! 



 Shooting photo du 29.12.2018
 
L'haptonomie nous a donc suivi tout au long de cette grossesse et devrait nous suivre également durant l'accouchement mais aussi après, avec bébé. En effet, les sages-femmes aiment bien revoir par la suite les bébés dont les parents ont fait des séances d'haptonomie pour prolonger cet accompagnement. Je ne sais pas encore en quoi cela consiste exactement, mais j'aurai l'occasion de vous en parler dès que nous aurons expérimenté cette suite de l'haptonomie à 3 !

dimanche 13 janvier 2019

Le jour où j'ai décidé de vivre pleinement

Vivre pleinement, c'était déjà un peu ma philosophie de vie, mais elle s'est encore plus ancrée en moi ces derniers temps. 



Parce que nous avons du faire face à des décès autour de nous, des décès de jeunes et de moins jeunes. 
Parce que nous avons du faire face à la maladie de certains de nos proches. 
Parce que nous avons du faire face à des annonces brutales de mauvaises nouvelles autour de nous. 
Parce que nous observons le monde actuel qui tourne pas toujours très bien. 
Parce que depuis neuf mois, je porte la vie en moi et que cela a transformé ma vision des choses. 
La vie est précieuse et malheureusement, notre rythme quotidien ne nous laisse pas toujours l'opportunité de nous réjouir des belles choses de la vie. On est vite blasés, stressés, énervés ... et on oublie de s'émerveiller face à la nature et à ce que la vie peut nous apporter.



Aujourd'hui, je remercie la vie d'avoir permis à mon grand-père d'affronter sa tumeur cérébrale et d'être en pleine forme, un an après le diagnostic. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de m'avoir permis de grandir avec mes grands-parents aussi longtemps, et même si en 2018 nous avons perdu nos grands-mères, la vie les a menées jusqu'à 90 ans passés, laissant derrière elles de merveilleux souvenirs. 
Aujourd'hui, je remercie la vie d'avoir mis sur mon chemin Charmante Compagnie avec qui je partage un bel amour depuis 7 ans. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de m'avoir donné le courage de choisir mon orientation professionnelle en devenant assistante sociale. Grâce à ce métier, je rencontre de belles personnes que la vie n'a pas épargnées mais qui gardent espoir. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de m'avoir offert des amis en or qui sont là pour toutes les occasions. 
Aujourd'hui, je remercie la vie de me permettre de m'épanouir grâce à la lecture, aux loisirs créatifs, au visionnage d'un film, à la confection d'un bon gâteau ... 
Aujourd'hui, je remercie la vie de me permettre de porter la vie, de devenir une Maman. 

Grâce à tout cela, entre autre, j'ai décidé d'être optimiste, positive, malgré une actualité souvent bien noire. J'ai la chance d'être en bonne santé, d'être aimée par mon mari, d'être choyée par mes amis, d'être entourée par ma famille. J'ai un toit sur la tête, une jolie maison que je prends plaisir à entretenir et décorer. Je peux m'offrir des bonheurs simples. Rire est gratuit. 

Alors je décide de vivre pleinement, sans me mettre des barrières, parce que je sais que la vie est fragile et que tout peut basculer du jour au lendemain ... Je ne veux pas avoir de regrets. Je veux rire à gorge déployée, je veux danser sans aucun code, je veux savourer un bon gâteau au chocolat, je veux voyager à 5 minutes de chez moi comme à 5000 km, je veux m'allonger dans l'herbe et lire le dernier Gilles Legardinier, je veux cuisiner pour mon entourage, je veux vibrer en écoutant du Queen, je veux m'émerveiller devant la neige qui tombe, je veux envoyer des cartes aux gens que j'aime sans raison particulière, je veux des cousinades, je veux des weekends entre amis, je veux voir mon enfant grandir et se sentir en sécurité grâce à nous. 

2019 sera donc l'année de l'optimisme et du bonheur ... qu'il soit tout petit ou très grand ...


Es-tu du genre à voir le verre à moitié plein ou à moitié vide ? 


vendredi 11 janvier 2019

Le jour où nous n'abandonnons pas notre projet d'adoption

Avant de continuer à narrer ici ma grossesse et ma maternité, je souhaitais évoquer notre projet d'adoption. 
Déjà un an en ce mois de janvier que nous avons obtenu notre agrément en vue de l'adoption d'un bébé né sous le secret, en France. 
Je profite de cet article pour vous encourager à aller voir le film Pupille qui évoque ce sujet avec une justesse inédite et beaucoup d'émotions ! 
Quand nous avons annoncé ma grossesse à notre entourage, une question est souvent revenue : "Alors du coup, vous laissez tomber l'adoption ...". A chaque fois, notre réponse a été la même : "Non, ce projet est toujours notre projet de famille". 
Parce que comme je l'ai souvent évoqué, nous n'avons pas choisi la parentalité par la voie de l'adoption comme un plan B ou C ou Z ... Nous avons juste avancé notre projet, voyant qu'il serait compliqué de devenir parents de façon "naturelle et biologique". L'arrivée de ce premier enfant dans nos vies ne change donc en rien notre envie d'adopter un enfant, cela diffère juste ce projet et le modifie quelque peu également. 
En effet, nous avons une notice pour un bébé de moins de 12 mois. Or, en France, la plupart des bébés sont adoptés par des couples sans enfant, afin de leur donner l'opportunité de "pouponner" un très jeune enfant. Avec l'arrivée de l'Elu, nous aurons donc déjà eu la chance de connaître ce bonheur et nous sommes donc prêts à élargir notre notice à un enfant de 0-3 ans, plus jeune que l'Elu pour respecter l'ordre d'arrivée dans la famille. 
Pour cela, nous avons donc prévenu il y a quelques jours le service d'adoption de notre département que nous mettons entre parenthèse notre agrément, le temps d'accueillir sereinement notre premier bébé ... Ainsi, je pense que d'ici 12 mois, nous demanderons à rencontrer de nouveau notre assistante sociale et la psychologue pour évoquer notre nouveau projet et notre cheminement. 



Il y a cependant quelque chose qui s'est produit il y a de cela quelques semaines et qui m'a beaucoup chamboulée. En effet, face à cette grossesse surprise et relevant pour nous du miracle, nous avions décidé d'attendre l'écho du deuxième trimestre pour annoncer ma grossesse au service d'adoption, afin d'être certains que cette grossesse irait à terme. On avait donc prévu de le faire à notre retour de voyage du Québec, fin octobre/début novembre. 
Alors que j'étais au bureau, je m'aperçois que j'ai un appel en absence de notre assistante sociale sur mon portable. Mon coeur palpite et j'appelle mon mari qui avait lui aussi cherché à m'appeler. Il était très bizarre au téléphone et j'ai très vite compris que l'appel de notre assistante sociale était loin d'être anodin. En effet, notre ASS nous avait expliqué que nous serions amenés à nous voir une fois par an, donc en janvier/février pour nous, suite au courrier annuel de maintien d'agrément que nous devions leur envoyer. Elle nous avait également précisé que de leur côté, ils ne nous contacteraient que s'il y avait une annonce d'apparentement ou de passage en conseil de famille si enfant aux besoins spécifiques ... Alors autant vous dire qu'un appel de notre ASS en octobre ... était très surprenant ! 
Charmante Compagnie a donc eu l'ASS au téléphone et après les formules de politesse, a annoncé ma grossesse à notre ASS qui nous a bien entendu félicités ... mais qui du coup s'est retrouvée assez embêtée quant à l'objet de son appel. Mon mari a ressenti tout cela mais n'a pas cherché à en savoir plus. Ils ont surtout échangé sur la suite justement, du besoin de temps d'accueillir notre enfant, etc. L'ASS quant à elle a finalement justifié son appel comme un rappel qu'elle nous faisait de bien penser à actualiser notre agrément en janvier ... Mouais ...
Même si nous n'en aurons jamais la certitude à 100%, nous ne pouvons nous empêcher de penser que cet appel était peut-être celui de l'appel magique, nous annonçant un apparentement, ou un passage en conseil de famille ... Le timing, la réaction de l'ASS ... bref, tout ceci nous a mis la puce à l'oreille mais surtout m'a énormément chamboulée.Tant de "et si ..." se sont confrontés dans ma tête. Et si un petit bébé nous attendait bel et bien ... Et si cet enfant était celui que nous attendions ... Et si je n'étais pas enceinte, cela signifiait-il que nous allions devenir parents du jour au lendemain ... Et si ... Et si ... 
Et puis, j'ai chassé tous ces "Et si" de ma tête ... préférant me dire que rien n'arrive par hasard dans la vie, et donc que cette grossesse n'était pas un hasard ... en préférant me dire que si jamais nous avions bel et bien été choisi comme parents de ce bébé né sous le secret, d'autres parents auront à leur tour un appel magique et que ce sera pour eux le plus beau jour de leur vie ... en préférant me dire que si nous avions été choisi maintenant, nous le serons encore dans un ou deux ans ... en préférant me dire que même si en début de grossesse, j'avais pensé à cacher ma grossesse si jamais un apparentement se faisait dans les tous premiers mois de ma grossesse, aujourd'hui, je préférais me consacrer à l'arrivée de l'Elu uniquement car cela ferait trop de bouleversements. 
Nous avons donc fermé cet épisode de notre vie après en avoir longuement discuté ... en définissant notre futur projet d'adoption en étant déjà les parents biologiques d'un premier enfant ... Et ce futur projet est tout aussi fort et beau que notre premier cheminement ... 




Rendez-vous donc en 2020 pour la suite de notre parcours d'adoption ...