mardi 14 novembre 2017

Le jour où je partage ma liste d'envies

Cette année, nous avons fait le choix de constituer une cagnotte, pour Noël, et que l'on poursuivra pour nos anniversaires de 2018 (année de mes 30 ans). En effet, nous avons pour projet de partir en voyage pour mes 30 ans, au Canada. Mon frère habite là bas depuis 5 ans, nous allons donc passer du temps à découvrir son nouveau pays d'adoption ! 
Toutefois, chaque année, je mets à jour ma liste d'envies pour inspirer les personnes de notre entourage qui voudraient nous faire un cadeau pour une occasion particulière ... 
Là où ça devient compliqué, c'est pour Charmante Compagnie ... qui n'a pas plus d'envies que ça au moment de faire sa liste ... mais qui trouve toujours des idées à acheter tout-de-suite-maintenant tout au long de l'année !!! J'ai donc fusionné aussi ma liste avec notre liste commune ... quant à lui, et bien j'ai essayé tant bien que mal de lui faire une petite liste ... 

Liste de Melle Bulle 

Un bracelet Thabora 



My Life Story 
https://www.ideecadeau.fr/journal-intime-my-life-story.html


Le livre de coloriage des Moomins 


Des Goodies Moomins 
(Quelques exemples parmi tant d'autres)






Un Sweat Assistante sociale pour moldus



Un abonnement à Flow



Un massage 



Des cours de tricot 



Liste de Charmante Compagnie 

(Ouais, il a pas des petites envies hein !!!)



Une souris de PC pour gamer


Un casque audio sans fil


Mais aussi jeux vidéos, pantacourts et polos ! 

Notre liste à 2 ... 

Une nouvelle cuisine 



Un garage en bois




Un voyage au Canada


Dormir avec les loups au parc Sainte Croix


Mais aussi ... un aspirateur industriel, un nettoyeur vapeur, un barbecue, un compresseur, une nouvelle table et chaises, des panières à linge ... 


Beaucoup d'envies, des petites et des plus grosses ... des idées à court, moyen et long terme ... A renouveler ... 

Et toi, tu partages ta Liste d'Envies ? Histoire de s'inspirer mutuellement ! 


dimanche 5 novembre 2017

Le jour où je te raconte mon mois d'octobre

Nous sommes déjà le 5 novembre, et je n'ai pas vu octobre passer. Il faut dire que c'est un mois qui a été chargé ... en émotions ! 

Tout d'abord, nous avons refait la décoration de notre salon. Exit les bibliothèques remplies de DVD, on a opté pour des cubes Ikea, avec un style plus épuré. Charmante Compagnie quant à lui a voulu changer l'écran TV, ce qui a nécessité aussi de changer le meuble TV. 



L'assistante sociale est venue à domicile dans le cadre de notre demande d'adoption. Je t'en parle ici. 

On a redécouvert un super Pub à côté de chez nous, L'Albion, où nous avons passé une bonne soirée comme en Angleterre ! Et j'ai adoré mon burger Italian ! 



J'ai continué mes cours de Zumba, Aquabike et Aquawork, soit du sport 2 à 3 fois par semaine. On a aussi découvert le Body Combat avec Charmante Compagnie ! 

J'ai passé une journée 100% fille avec un bon resto et du shopping, histoire de renouveler un peu la garde robe ! 



On a fêté les 80 ans de mon grand-père paternel. 



Au même moment, ma grand-mère maternelle, âgée de 92 ans, a rendu son dernier souffle entourée de ses 3 filles et de beaucoup d'amour. Une jolie fin, comme elle l'a décidé ... Elle a désormais rejoint mon grand-père, l'amour de sa vie. Nous lui avons rendu un très bel hommage quelques jours après son décès et passé un moment très intense en famille, nous rappelant à quel point on s'aime et à quel point nos grands-parents ont réussi à fonder une belle famille. 



Une fois les larmes séchées, nous avons retrouvé le sourire, en famille, à nouveau, pour fêter les soixante ans de mon beau-père, le mari de ma mère. Un super weekend parisien, dans les rires et la joie. 





On a pris la décision de retarder encore le transfert de notre embryon congelé. On le fera en 2018, sereinement. 

On a passé du temps avec des amis, lors de déjeuner ou dîner ... cette fois-ci, c'est nous qui avons été invités ... c'est agréable aussi et plus reposant ! 

On a fêté Halloween comme chaque année avec notre bande de meilleurs amis, notre seconde famille. Cette année, on a fait dans le maquillage gore et on a adoré ! J'ai déjà commencé à réfléchir aux costumes de l'année prochaine ! 









Ma chef m'a enfin trouvé une remplaçante. Car je ne l'avais pas encore dit ici, je crois, mais j'ai trouvé un poste juste à côté de chez moi. Ce sera une mutation dans un autre hôpital, sur un service très spécifique puisqu'il s'agit de la PASS (Permanence d'Accès aux Soins et à la Santé). J'aurai l'occasion de vous en reparler. Je commence mon nouveau poste le 15 novembre ! 

Et pour vous, il était comment ce mois d'octobre ? 

Je t'invite à participer au sondage en cours sur ma Page Facebook (et à la Liker si ce n'est pas déjà fait) pour élire le prénom d'une des 3 amies de mon personnage principal de mon roman en cours ! C'est là-bas que ça se passe ! 



mercredi 1 novembre 2017

Le jour où on a eu la visite de l'assistante sociale en vue de l'adoption #4

Je vous avais laissé sur notre premier RDV avec l'assistante sociale, en août, à son bureau. Quelques semaines plus tard, nous avions donc notre deuxième rendez-vous avec elle, celui-ci à domicile. 
J'avais alors comparé ce premier RDV à la première échographie d'une grossesse. Pour ce second RDV, c'est logiquement à l'échographie du second trimestre que j'ai envie de raccrocher cet événement. C'est le RDV où le projet prend forme, se dessine, où on vérifie que notre projet d'adoption est en adéquation avec nous, notre couple, notre vie de famille, notre façon d'être ... Un peu comme cette échographie où on vérifie que le bébé va bien, qu'il a bien 10 doigts, 2 mains, 2 jambes et un cerveau ... 
J'appréhendais ce RDV car j'avais lu beaucoup de témoignages de personnes ayant trouvé ce RDV très intrusif. J'ai mal dormi la nuit d'avant, me noyant dans la lecture de notre livre sur l'adoption, pour y chercher les "bonnes" réponses. Et 9h, le lendemain, a sonné ... 
C'était même un peu plus tôt que 9h ... L'assistante sociale est arrivée à 8h45. On a respiré un bon coup et ... on n'a pas vu le temps passer. 
Installés dans la cuisine, il pleuvait dehors. Un vrai temps d'automne avant l'heure. Mais il faisait bon au sein de notre foyer. Nous avons repris la discussion là où nous l'avions arrêté, en août ... et le dialogue s'est installé naturellement. 
Ce fut un réel échange, simple et sincère. Nous n'étions pas face à un jury pour passer le diplôme de notre vie - celui de futurs parents -. Nous étions simplement en train de discuter parentalité adoptive avec une assistante sociale ouverte et bienveillante. 
J'ai trouvé cet entretien enrichissant et rassurant. Mais il a surtout permis de rendre notre projet d'adoption vivant et réel. Nous avons parlé du futur enfant que nous nous sentions prêts, capables, d'accueillir et avec lequel nous créerons un lien d'attachement tout au long de notre vie. Nous avons parlé de nos envies, de nos peurs, de nos ouvertures et nos limites. Ce qui m'a rassurée, c'est que l'assistante sociale a semblé confirmer que notre projet de parentalité était accessible et cohérent. Sans nous l'affirmer, car elle ne peut pas le faire, elle nous a fait comprendre que nous devrions être apparentés d'ici 4 ans au maximum, si notre agrément était confirmé. 
Nous avons pu nous projeter en temps que futurs parents, et ainsi préparer le prochain RDV qui aura lieu, en couple, avec la psychologue, début novembre. 
Le RDV s'est achevé naturellement sur la visite de notre maison, que l'assistante sociale a qualifié d'accueillante, chaleureuse et opérationnelle pour accueillir un ou deux bébés. Oui, car si nous gardons pour nous notre "choix" concernant notre futur enfant ... je peux vous le révéler : nous demandons un agrément pour un bébé ou deux, dans le cas où il y aurait des jumeaux ! C'est déjà arrivé plusieurs fois que des jumeaux naissent sous X, et nous sommes préparés à cela, entre autre ! 
Quand l'assistante sociale est repartie, je me suis sentie bizarre. Heureuse et apaisée. Un peu comme une maman qui couve son petit au creux de son utérus. Moi, je l'ai couvé au creux de mon coeur et dans mes pensées. J'étais sur un nuage, me remémorant les échanges que nous avions eu, me confirmant que l'adoption était bien la façon de devenir mère qui me convenait et me correspondait. 
Contrairement à ce que certains couples adoptants, je n'ai pas trouvé ces entretiens avec l'assistante sociale intrusifs. Je les ai trouvé naturels, normaux quand on s'apprête à vivre une telle aventure. L'adoption n'est pas quelque chose d'aussi simple que l'on veut le croire. Ce n'est pas un acte de charité. Une BA. C'est un processus. Et comme tout processus, il convient d'en parler pour être le mieux préparés à ce que l'on s'apprête à vivre ... Nous verrons comment nous allons vivre les entretiens avec la psychologue. L'appréhension est moins présente. J'ai même hâte. Contrairement à notre parcours en PMA, je me sens enfin actrice de notre projet pour devenir parents ! 



mercredi 11 octobre 2017

Le jour où je livre mon TOP 5 Disney

Je suis une enfant des années 80. J'ai grandi avec Disney. Mon mari aussi d'ailleurs, et je suis tombée amoureuse de lui ET du fait qu'il avait tous les dessins animés Disney sur son NAS ! Bref, assez parlez des qualités de ma Charmante Compagnie ... Parlons plutôt Disney et de son univers impitoyable. Aujourd'hui, je souhaite partager ici mon Top 5 des dessins animés Disney ... de ceux qui ont bercé mon enfance, aux plus récents ... J'ai essayé de faire une sélection qui  balaye le plus de générations Disney.

1. La Petite Sirène

(J'avais ce poster dans ma chambre de petite fille ... et je faisais des bisous au Prince Eric ... J'avais ce poster aussi en version carte postale, et j'avais collé ma photo à la place de la tête d'Ariel ... mes débuts de scrappeuse, va-t-on dire hihiiii)


Je pense que c'est avant tout parce que c'est le premier Disney que j'ai vu. J'étais toute petite et je suis allée le voir au cinéma. Une fois avec mon papa. Une fois avec l'école. Une fois avec maman parce qu'elle n'avait pas pu venir avec papa. Une fois avec nounou. Beaucoup de fois, quoi !
Mais ce que j'aime chez Ariel, c'est son côté espiègle et rebelle. Bon, un peu trop même, au point de se mettre bien dans la merde ... Mais elle me plait cette princesse atypique aux cheveux rouges ! Et puis, je dois te faire une confidence ... J'ai toujours eu un faible pour ... le Prince Eric (et Max, son chien !)

2. Le Roi Lion



Incontournable je crois. J'ai pleuré à chaque fois - et pourtant moins que devant Bambi ou Dumbo -, et j'ai souri à la vie. En grandissant, j'ai vu les différents symboles présents dans ce film  et j'ai vu au-delà la jalousie fraternelle ... Mais c'est aussi un dessin animé qui est beau, au niveau des images. Et pour l'avoir vu récemment en HD, même 20 ans après, il est à couper le souffle. Sans parler des chansons, qui sont toutes cultes et emplies de soleil et de bonnes odeurs de là-bas !

3. Pocahontas



Mon coup de foudre. J'étais en CE1 je crois quand nous sommes allés le voir au cinéma avec l'école, puis pour l'Arbre de Noël du travail de mon père. J'ai ressenti tellement de choses pour ce dessin animé et son héroïne. Encore une princesse qui est loin du côté cucul-la-praline-coincée. Je me suis laissée emporter par l'histoire - et je me suis donc renseignée ensuite sur la véritable histoire de Pocahontas -, par les couleurs, les images et les musiques. Je continue à chanter L'Air du Vent au moins une fois par jour. C'est la seule et unique Barbie "Disney" que j'ai eu (avec Nakoma, sa meilleure amie) et je crois qu'aujourd'hui encore je ne suis pas prête à la prêter à quelqu'un d'autre !!!!

4. Lilo et Stitch



Là aussi, je suis amoureuse de ce petit extraterrestre et je me suis tellement reconnue en Lilo - alors que je n'ai aucun point commun avec son histoire. Je les ai trouvé si touchants tous les deux. Je verse ma larme à chaque fois que je visionne LA scène "Ohana, Ohana signifie famille et famille signifie que personne ne doit être oublié ni abandonné". Cette phrase est si importante à mes yeux et résonne encore en moi aujourd'hui, à l'aube de mes 30 ans ... Et puis, qui résiste à l'envie de se trémousser sur la musique entrainante !

5. Rebelle



J'ai beaucoup hésité, et puis finalement, c'est un des dessins animés les plus récents que j'ai le plus apprécié. Parce qu'encore une fois, on a droit à une anti-princesse ! Et alors, le côté cheveux mal peignés (et roux ... petite dédicace à mon mari) j'adore ! Une princesse loin d'être parfaite, j'adhère ! Et j'ai complètement craqué pour les jumeaux ...

Bien sûr, je peux, au final, tous les citer, car j'ai des souvenirs et des histoires avec chacun d'entre eux ... Ils m'ont permis de grandir, sans pour autant m'abrutir. J'ai développé un esprit critique. Ils m'ont ouvert sur une culture ... en allant par exemple découvrir la vraie histoire - moins édulcorée - dont ils se sont inspirés. Bref, j'assume complètement mon côté Disney, mon côté chanteuse Disney surtout, et je suis nostalgique de mon enfance où il fallait attendre décembre pour découvrir le nouveau Disney au cinéma ...

Et toi, y'a des Disney que tu apprécies plus que d'autres ?



vendredi 6 octobre 2017

Le jour où la maladie touche les jeunes

Je n'avais pas tout de suite réalisé, en prenant mon poste d'assistante sociale en hématologie, que j'allais être confrontée à de jeunes patients, de mon âge ou bien plus jeunes, qui devraient faire face à des leucémies, des lymphomes de Hodgkin ou autres réjouissances. A croire qu'inconsciemment, mon cerveau masquait la cruelle réalité : la maladie touche aussi les jeunes.

Je ne parlerai pas là des jeunes enfants, c'est encore un autre sujet. Là, dans ce service d'hématologie, les jeunes en question ont plus de 18 ans ... et l'avenir qui s'offrait à eux.



Je me rappelle encore de ce mercredi matin de mars 2014. Nous étions tous réunis au "staff" comme l'appelle les médecins. Une sorte de réunion trois fois dans la semaine où les médecins font le point sur les patients présents dans le service. Quand j'ai entendu sa date de naissance, je n'ai pas tilté tout de suite. 1996. 1996. 1996. Putain de bordel de merde, 18 ans, tout juste. Et elle avait un si joli prénom. Si doux et si moderne. 18 ans, à peine majeure, et elle allait démarré une chimiothérapie intensive. Je me souviens avoir déglutie bruyamment et verrouillé mon cerveau pour ne pas entendre la suite.
Je suis allée la rencontrer quelques jours après son arrivée dans le service. Quand je suis entrée dans la chambre, elle était entourée de ses parents et de sa petite sœur. Des photos étaient aimantées sur le tableau magnétique de la chambre. J'ai tout de suite ressenti un immense décalage. J'ai vu la mine des parents, accablés, dépités, détruits. Et j'ai vu son sourire. Quand je me suis présentée, elle a tout de suite parlé avec moi, de sa vie. Elle était en première année de BTS. Ses copines lui avaient promis de l'aider pour les cours. Les profs étaient déjà venus la voir à l'hôpital et allaient mettre en ligne les cours magistraux. Pour les examens, elle verrait bien ... D'ici là, elle aura sûrement fini la chimio. Elle était pleine de vie. Elle était en vie. Alors, je me suis détendue. J'ai arrêté de projeter mes angoisses et j'ai enchaîné. D'elle-même, elle m'a demandé comment ça se passait pour les perruques. J'ai vu sa mère au bord de l'évanouissement, alors je me suis aussi occupée de sa mère. Parce qu'au final, elle, elle allait bien. Elle avait accepté sa maladie et menait son combat. Pour ses parents, c'était leur monde qui s'écroulait. Le monde et l'avenir de leur fille aînée. Ils avaient tellement de projets pour elle. Et voilà que ce putain de cancer venait gâcher la fête.
Quelques heures plus tard, elle partait en rendez-vous pour une conservation de ses ovocytes. A 18 ans tout juste, elle savait désormais que pour devenir mère, elle n'aurait pas d'autres solutions, un jour ... Elle me confiera un peu plus tard que c'était ce qui l'avait le plus terrifié ... et qu'elle s'était même demandé si un jour un homme l'aimerait et accepterait de vivre tout cela pour avoir un enfant avec elle.
Ses cheveux ont commencé à tomber. Elle a demandé à l'infirmière de la tondre. J'ai croisé sa mère dans le couloir, à ce moment là. Elle pleurait et ne pouvait pas voir cela. Je l'ai accompagné dans mon bureau. Elle a vidé la boîte de mouchoirs et a commencé à se poser 1001 questions. Je n'avais aucune réponse. Parce que personne ne savait si sa fille allait guérir. Parce que personne ne savait si sa fille allait pouvoir finir sa 1ère année de BTS. Parce que personne ne savait quand ses si jolis cheveux blonds allaient repousser. Parce que personne ne savait réellement ce que vivait sa fille. Elle a commencé à s'énerver, après l'injustice de cette maladie ... Entre deux sanglots, elle me disait que sa fille ne pourrait peut être jamais acheter de maison, à cause des assurances de crédit. Entre deux reniflements, elle s'inquiéta des conséquences d'une chimio aussi forte sur un corps aussi frêle.
Elle n'a pas mis de perruque finalement. Elle m'a dit vouloir assumer sa nouvelle tête. La plupart du temps, elle portait un foulard, d'une couleur vive qui tranchait avec la pâleur de sa peau. Au fur et à mesure des cures, elle perdait du poids. Mais elle ne perdait en rien son sourire et sa force de vivre. Elle me faisait penser à tant d'autres filles de son âge. Couchée dans son lit à regarder des séries sur son ordinateur portable, elle communiquait avec le reste du monde sur Facebook. Enfermée dans sa chambre stérile, le temps d'une autogreffe, elle a continué à étudier les cours que ses copines lui ramenaient.
Et un jour, elle est partie, guérie. Ou du moins, en rémission complète. Elle est partie comme elle est arrivée ici, avec le sourire ...

Malheureusement, après son départ, d'autres jeunes sont arrivés. Et depuis, ils n'arrêtent plus ... Ils ont 18 ans, 20 ans, 25 ans ... ils sont jeunes mariés, futurs ou jeunes parents, pas encore diplômés, tout juste embauchés ... Ils avaient des rêves plein la tête et puis, un jour, sans prévenir, la maladie les a frappé ... et a mis leur vie entre parenthèse ...

mercredi 4 octobre 2017

Le jour où on a rencontré l'assistante sociale pour notre agrément en vue d'une adoption #3

Je vous avais laissé sur l'envoi de notre dossier de demande d'agrément. Une fois les formalités réglées, nous avons attendu. A notre plus grande surprise, l'attente fut de courte durée car nous avons très rapidement reçu notre courrier nous informant que nous étions désormais inscrits sur la liste d'attente pour un enfant pupille de l'Etat. Quelques jours plus tard, nous étions invités à prendre rendez-vous avec l'assistante sociale qui allait s'occuper de l'investigation sociale pour notre demande d'agrément. 
Je ne vous cache pas que j'ai été assez anxieuse de passer de l'autre côté du bureau .. .D'habitude, c'est moi l'assistante sociale, assise derrière mon bureau, qui invite les personnes à parler de leur situation. J'ai trouvé mon mari plutôt serein de son côté. 
C'est moi qui me suis chargée de prendre le RDV et ce premier contact téléphonique m'a soulagée. L'assistante sociale avait l'air très décontractée et ouverte. La cerise sur le gâteau, elle pouvait nous recevoir très vite, durant nos congés d'été. Ainsi, pas besoin de poser de jours ou d'heures de récupération. Nous allions pouvoir profiter pleinement de ce premier rendez-vous, bien que très matinal et à 1h15 de route de la maison. 
On a un peu serré les fesses car nous n'avons pas trouvé de place gratuite pour nous garer, et nous n'avions pas de monnaie sur nous. On pensait naïvement trouver un horodateur qui prenait les CB mais il faut croire que Grenoble n'est pas en avance là-dessus. Le commissariat se trouvait juste à côté des bureaux des services de PMI en plus ... Mais bon, ça valait le coup de prendre le risque d'avoir une amende (que nous n'avons pas eu, au final ... et dorénavant, on sait que quand on ira là-bas, il nous faudra avoir de la ferraille). 
J'ai profité que l'assistante sociale nous fasse attendre quelques minutes pour feuilleter quelques magazines et livres posés dans la salle d'attente, bien entendu, tous ciblés sur l'adoption. J'en reparlerai à l'occasion d'ailleurs, de ces lectures concernant le projet d'adoption. 
Et puis, on a fait le grand saut. 



Je comparerai ce premier rendez-vous avec la première échographie pour une grossesse. Il y a de l'excitation et beaucoup d'appréhension. On ne sait pas trop ce à quoi s'attendre, ce qu'on va découvrir ... On se laisse un peu porter par le professionnel. On ose à peine poser des questions. Et puis, une fois la sonde en route, on voit apparaitre un tout petit point minuscule avec un battement de coeur quasiment aussi gros que lui ... Et bien pour nous, ce fut pareil. 
Ca y est, on y était. L'aventure démarrait, s'inscrivait dans notre histoire. Notre projet d'adoption était reconnu par des professionnels. Alors, on s'est détendu, et on a parlé. 
J'ai beaucoup parlé. C'était comme naturel. Quand l'assistante sociale nous a demandé de nous présenter, de parler de nous, de notre enfance et de l'enfant que nous étions, de notre famille et des parents que nous avons, de nos relations fraternelles, de nos histoires d'amour qui ont compté avant de se trouver ... Puis de nous, enfin. De comment on s'est connu, plu, aimé, plus quitté. De notre désir d'être parents. De nos difficultés à le devenir naturellement parlant, biologiquement. 
On parlait, chacun notre tour. On s'écoutait, on se complétait, on approuvait. Et puis, l'assistante sociale nous demandait aussi de parler de l'autre. "Comment décririez-vous votre conjoint". "Qu'aimez-vous chez lui". J'ai failli pleurer quand j'ai entendu Charmante Compagnie parler de moi et de son amour pour moi. Non seulement, cet homme me connait (presque) par coeur, mais il a cette sensibilité qui me touche et me fait l'aimer un peu plus chaque jour. Entendre son mari dire à une parfaite inconnue ce qu'il aime chez vous ... croyez-moi, ça bouleverse et ça permet de recevoir une dose d'amour énorme ... 
A la fin de l'entretien, j'étais vidée, mais heureuse. Je pense que nous sommes sortis de cet endroit et que l'assistante sociale a pu se faire une réelle idée de qui nous étions. Nous nous sommes livrés sans tabou, sans crainte, en toute transparence. 
Et même si nous avons beaucoup parlé - énormément pour moi -, elle était en interaction avec nous et au final, c'était comme si nous discutions avec notre famille, nos amis ... de nous et de nos projets ... C'était simple et sans artifice. Sans pression aussi. La pression d'être bien vus. Non, elle a su nous mettre à l'aise immédiatement et montrer qu'elle était là aussi pour nous guider. L'adoption est un long cheminement, on ne vous demande pas, dès le premier rendez-vous, d'avoir réponse à tout. Le but du jeu, c'est d'être soi-même. 



Ce jour là, nous l'avons été. Et quand nous sommes partis, avec dans nos agendas le prochain rendez-vous, à la maison, cette fois, nous sommes sortis heureux. Heureux, et avec des projets pleins la tête. 
Car une demande d'agrément, c'est long. Il faut environ 9 mois. Alors, pour éviter d'être passifs et vivre cela le plus sereinement possible, on s'est fixé des objectifs à réaliser durant ces 9 mois : 

- S'inscrire à EFA 38, l'association pour les adoptants et les adoptés de notre département, afin de participer aux soirées témoignages, aux colloques, aux formations ... 
- Lire, encore et toujours, sur l'adoption mais surtout sur l'attachement et l'apparentement. Sur l'après-adoption. 
- Concevoir un livre d'adoption pour ce futur enfant, pour qu'il se sente attendu comme peut l'être un bébé biologique ... écrire notre attente, lui présenter sa famille et nos amis ... un carnet à remplir au fil des mois d'attente ... et après. 
- Ecrire. Celui-ci, c'est mon projet personnel. Ecrire cette aventure que l'on démarre. Une aventure vers la parentalité semée d'embûches et d'émotion. 


samedi 30 septembre 2017

Le jour où je te parle des mes livres

A l'âge de 16 ans, j'ai posé les premiers mots de ce que je pensais être mon premier roman. Et puis, j'ai abandonné, le trouvant trop naïf, trop puéril et pas assez intéressant.
Depuis, je n'ai pas renoncé à écrire. Ecrire pour être publiée.
Mon plus gros défaut, dans l'écriture d'un manuscrit, serait sûrement celui de ne pas réussir à me concentrer sur un seul projet, un seul sujet. Je dis défaut, et en même  temps, pour moi, ça reste une force source d'inspiration.




Mes fictions

J'ai deux romans type fictions en cours.
Une histoire d'amour, un trio amoureux. C'est une histoire qui me tient à cœur, que j'ai tourné et retourné dans tous les sens et que j'ai décortiqué dans ma tête, sur le papier et sur le clavier. A vrai dire, s'il n'est pas encore fini d'être écrit, il l'est dans ma tête. Je sais où je vais. Je sais où vont mes personnages. Seulement, je suis bloquée par la peur : celle que l'histoire soit inintéressante. Une histoire d'amour un peu naze, un peu trop rêvée et pas digne d'intérêt. J'ai peur de ne pas réussir à surmonter et affronter ma peur et de ne jamais réussir à le faire lire à quiconque. Égoïstement, je garderai pour moi mes personnages et leurs états d'âme ...

L'autre fiction, c'est une histoire un peu loufoque. Des personnages atypiques, hauts en couleur et complètement barrés. Je voulais essayer de voir ce que ça faisait que de faire évoluer différents personnages, de faire se croiser leurs chemins ... Cette histoire est inachevée car je n'arrive pas à la terminer dans ma tête. Je ne sais pas où je conduis mes personnages car ce sont eux qui m'amènent là où ils veulent, avec leurs personnalités bien à eux. Alors, j'ai peur de cette fin.

Mes non-fictions

Finalement, ce sont les non-fictions qui sont, pour moi, les moins difficiles à écrire et à imaginer lues par d'autres personnes.

Mon métier d'assistante sociale est inspirant, grâce aux personnes que je rencontre. A travers ce blog, je vous partage de temps en temps des chapitres de ce livre. Ce livre, c'est une sorte de recueil. Plusieurs portraits de personnes qui ont croisé ma route professionnelles. Et puis, de temps en temps, quelques réflexions professionnelles ... Le don et le contre don, par exemple. J'imagine ce livre depuis un moment déjà, et j'aimerais qu'il trouve des centaines de lecteurs, pour rendre hommage aux personnes qui seront dans ce livre, mais aussi pour donner une autre vision de mon métier.

Mon parcours pour devenir mère. C'est le tout dernier en date. C'est apparu comme une évidence, après notre premier rendez-vous avec l'assistante sociale dans le cadre de notre demande d'agrément en vue d'une adoption. J'ai eu envie de garder une trace de notre histoire, de notre parcours vers notre futur enfant. Une sorte de thérapie, mais aussi une façon de patienter. Je mettrai sûrement plus de 9 mois à rédiger ce témoignage, mais cela restera sûrement mon premier bébé littéraire que j'aurai porté et attendu comme une femme qui met au monde son premier enfant. Ce témoignage, je lui ai trouvé immédiatement un titre .. .Ce sont d'ailleurs les premiers mots du livre ... " Aussi loin que je me souvienne ..."



J'espère qu'un jour ces quatre ouvrages verront le jour. J'espère ne pas trop m'éparpiller. Mais je n'arrive pas à me focaliser sur un seul projet. J'espère surmonter mes peurs et réussir à aller jusqu'au mot fin, pour imprimer et faire lire à d'autres les mots qui m'auront fait vibrer, les laissant ainsi pénétrer dans mes jardins secrets ...