lundi 27 août 2018

Le jour où je refais surface

Plusieurs mois déjà que j'ai déserté la blogosphère. Cela devient assez chronique chez moi. C'est un peu comme la lecture. Je peux dévorer 4 ou 5 livres à la suite et ne plus rien lire pendant des semaines. Je suis comme ça. Cyclique. 
J'ai des tas de choses à partager avec vous. 
Tout d'abord, ma "birthday party" pour mes 30 ans, qui fut un vrai rêve éveillé ! A l'image de ce que j'imaginais et souhaitais. Une sorte de secondes noces ... où amis et famille étaient au rendez-vous, comme toujours. 
Et puis, il y a eu notre séjour à New York ... cadeau de mon mari pour mes 30 ans. Une petite semaine à vivre une grande aventure, à découvrir la ville qui ne dort jamais, grandiose mais humaine à la fois. J'ai également ma nouvelle cuisine à vous montrer ... Après un mois de travaux, elle a été posée mi mai et depuis, je passe de merveilleux moments à cuisiner dans ce magnifique univers qui nous ressemble enfin ! 
Même si je lis peu en ce moment, j'ai certainement deux ou trois critiques littéraires à vous partager, ou même des critiques de films ... 
Je dois aussi vous parler de notre voyage à venir, au Canada, plus précisément au Québec ... Dans 1 mois quasiment nous nous envolons pour y rejoindre mon frère qui vit là bas depuis 6 ans. Un joli périple nous attend et surtout de chouettes logements tels qu'un chalet au bord d'un lac ou une maison de trappeur à 500m d'un parc national ... J'ai hâte ! 



Mais la nouvelle que j'ai envie de partager avec vous aujourd'hui, c'est celle du tsunami qui nous a percuté de plein fouet ... le 22 mai dernier ... date d'ailleurs de mon dernier article ... 
Ce jour là, mon mari était en déplacement pour 2 jours à Paris et j'attendais désespérément mes règles afin de démarrer un nouveau cycle pour faire mon dernier transfert d'embryon congelé ... Dr Mamour m'avait revue un mois plus tôt et était très confiant quant à la réussite de ce 3ème transfert ... 
J'ai donc décidé de donner un coup de pouce à la nature, en faisant un test de grossesse qui serait négatif et indiquerait à mon cerveau que je ne suis pas enceinte et que par conséquent mes règles pouvaient arriver. 
Contre toute attente, le test ne s'est pas révélé négatif mais bel et bien positif. J'ai eu tellement de mal à réaliser. Je vivais quelque chose d'irréel. Je n'ai rien dit au téléphone à mon mari. Je ne sais pas si c'était par superstition ou parce que je voulais lui préparer une belle surprise pour lui annoncer cette nouvelle improbable ... Ca a été dur ... et le lendemain matin, j'ai chopé au vol une des médecins avec qui je bosse pour qu'elle me prescrive une ordonnance pour le taux des BHCG. Quelques heures plus tard, tremblante, je découvrais mon joli taux, parfait ... Il n'avait jamais été aussi parfait ... 
Depuis ce 22 mai, le temps passe à une vitesse ... 
Il y a eu l'annonce au papa ... les deuxièmes et troisièmes prise de sang pour confirmer et reconfirmer que tout ceci n'est pas un rêve ... l'annonce aux grands-parents ... l'écho de datation ... l'écho du premier trimestre ... les nausées ... les vomissements ... la fatigue ... l'annonce aux amis ... à la famille ... les premiers mouvements de bébé ... ses premiers coups ... le ventre qui s'arrondit ... Bref, tout ça tout ça ... On vit un rêve éveillé ... Et je vous raconterai donc tout cela dans les semaines et mois à venir ... Enceinte actuellement de 18 SA + 3, bébé devrait pointer le bout de son nez début février ... Pile avant mes 31 ans ...


vendredi 25 mai 2018

Le jour où je participe au TAG Sunshine Blogger Award

Il y a quelques temps, une blogueuse que je  suis depuis quelques années déjà, m'a taguée pour participer à mon tour au TAG Sunshine Blogger Award ! J'en suis ravie, d'autant plus qu'avant de savoir que j'avais été choisie, je me disais que ce jeu était fort sympathique ! 
Place donc aux questions de La Famille Ours :



Pour ce qui est du sunshine…

☀️Si tu devais partir là-maintenant n’importe où dans le monde, où irais-tu ? et avec qui ???☀️
Je partirais sur une île paradisiaque, avec mon mari, pour flâner au bord de la mer et barboter dans une eau turquoise, chaude et transparente !
☀️Quelle est la chanson qui te réchauffe toujours le cœur ? ☀️ 
L'Amour est un Soleil, d'Hélène Ségara, qui me fait penser à la période où mon mari est rentré dans ma vie et l'a rendue plus belle et plus douce !
☀️Quel est ton repas favori en été ?☀️  
Des tomates cerise avec de la fleur de sel, et une bonne côte de boeuf cuite au barbecue ! Et en dessert, de la pastèque !
☀️Quelle est ta saison préférée ? 
 Le printemps, quand les beaux jours reviennent, que la nature se réveille, sans le côté chaleur insupportable ...
 
☀ Et côté blogger… 

☀️Quand et pourquoi as-tu ouvert ton blog ?☀️
Mon blog actuel "Ceci est un journal intime" a été ouvert le 24 août 2013 pour faire suite à la première version de ce blog "Ceci n'est pas un journal intime" qui contenait 1100 articles et plus de 8000 commentaires. Ce blog était à la fois la continuité de l'autre et marquait aussi un tournant dans ma vie : à 1 an de mon mariage, jeune diplômée assistante sociale ...
☀️Aujourd’hui qu’est-ce que tu apprécies le plus dans le fait de bloguer ?☀️ Garder une trace de mes pensées, des événements forts de ma vie ... mais surtout pouvoir échanger avec les lecteurs et ainsi partager ! Et le blog m'entraine aussi à l'écriture pour mon roman ...
☀️De quoi parlait ton premier article ? Qu’en penses-tu en le relisant aujourd’hui ?☀️
Il introduisait justement ce changement de blog et d'hébergeur. Le relire me donne envie de faire un "avant/après" pour montrer où j'en suis dans ma vie actuellement, comme j'avais fait à l'époque.
☀️Est-ce qu’il t’arrive de relire tes anciens articles ?☀️  
Très rarement. Une fois, j'ai voulu lire quelques "vieux" articles à mon mari, mais sinon, une fois l'article écrit, en général, je ne le relis pas. Sinon, j'aurai trop envie de réécrire des passages ... Mon côté perfectionniste ...
☀️Quel est l’article de ton blog qui te tient le plus à cœur ? ☀️ 
Celui, et ceux, où j'évoque notre parcours pour avoir un enfant, que ce soit à travers la PMA ou notre chemin vers l'adoption. Je crois que celui où j'évoque mon deuil de la grossesse est celui qui me tient le plus à coeur ...
☀️Quel est le plus lu ? ☀️
Le jour où on explique l'adoption à nos familles ... cet article a d'ailleurs été relayé sur de nombreux groupes de réseaux sociaux et par les associations EFA ... je ne m'attendais pas à un tel "succès" !
☀️Quels blogs suis-tu régulièrement ?☀️ 
J'ai une grande liste de blogs que je suis à chaque nouvel article (merci blogger), je ne pourrais donc pas tous les citer ...

☀ A mon tour de poser des questions vitaminées ... 

 🌞 Quelle est ton activité préférée l'été ? 

💻 Sur quel support blogues-tu ? Ordinateur de bureau ? Tablette ? Ordinateur portable ? Smartphone ?

🌞 Quel est ton tube de l'été préféré ?

💻Quel est le thème de ton blog ?

🌞Quel est ton parfum de glace préféré ? 

💻Te souviens-tu comment tu as découvert mon blog ? (je ne t'en voudrais pas si tu me réponds non ... ;-) )

🌞Quelle est ta paire de chaussures idéale pour l'été ?
  
💻Comment réagiras-tu si dans quelques années, ton enfant t'annonce qu'il veut ouvrir un blog ? 

🌞 Quel est ton meilleur souvenir de la Fête de la Musique qui a lieu le 21 juin pour l'arrivée de l'été ?

 💻As-tu déjà censuré des commentaires que des lecteurs ont laissé sur ton blog ? Si oui, pourquoi ? 

 🌞 Quand tu étais enfant, tu passais tes vacances chez les grands-parents ou en colonie/centre aéré ?

 💻Quelle est l'histoire de ton pseudo de blogueuse ? 

🌞Pour toi, été rime avec ... ?
 

☀ Et les nominées sont… 

mercredi 23 mai 2018

Le jour où il y a eu un goût d'inachevé.

Il était une transition. Une transition entre une histoire qui finit mal et une belle histoire d'amour qui dure encore. Il m'a tout de suite fait bonne impression. Tapé dans l'oeil, même. J'ai été touchée par sa plume, même si c'était par texto. Je le trouvais poète. Charmeur timide ou timide charmeur. Avec lui, j'étais à la fois moi-même et à la fois une autre. J'ai fait des choses que jamais je n'aurai fait jusque là. Je devais aussi penser qu'il en valait la peine, car je me suis freinée, pour ne pas l'effrayer. Je ne voulais pas m'accrocher à lui comme une sangsue. Je me suis même fait violence, des fois. Mais je savais qu'il fallait y aller doucement. J'essayais de me convaincre que ça n'était pas encore sérieux, qu'il fallait pas brûler les étapes et suivre son rythme. Mais je suis vite devenue accro. Il était devenu comme une drogue pour moi. 




J'ai donc commencé à en souffrir, parce qu'il était absent, souvent. Il finissait son master en Belgique. J'ai haï la Belgique. Je l'ai détesté, lui aussi, car il semblait si peu affecté, tellement détaché, absolument pas accro. A force d'être distant, je me suis éloignée. Après tout, rien ne nous liait. Une sorte de couple libre. Et je détestais ses silences. J'avais besoin d'un homme présent, physiquement mais aussi dans l'éloignement. Un sms, un appel. J'en demandais pas plus. 
J'avais ce sentiment d'être cachée. Une sorte de couple illégitime, secret. Je parlais de lui, mais lui, parlait-il de moi ? Alors, j'ai commencé à complexer : je n'étais sûrement pas assez bien pour qu'il me présente à ses amis ... pour qu'il parle de moi ... 
Manque de chance pour lui, après l'histoire que je venais de vivre, je ne voulais plus être passive de ma vie. Alors, j'ai pris les choses en main. 
Et j'ai rencontré Charmante Compagnie. Mon mari. L'homme de ma vie. On s'est rencontré, on s'est aimé, tout de suite, on ne s'est plus quitté. 
Officiellement, je n'avais pas rompu avec lui, l'autre. Mais je n'avais plus de nouvelles. Je ne voulais pas lui courir après. Je ne voulais pas jouer le rôle de la nana désespérée. Je ne voulais plus être une Pénélope. 
Avec Charmante Compagnie, on a construit notre vie. J'étais moi-même. On est allé vite, mais ça me ressemblait. Ca me convenait. Ca me plaisait. On s'est installé ensemble, puis on s'est pacsé. 




Ce jour là, je m'en souviendrais toujours. J'attendais mon bus quand j'ai reçu son texto. Un texte de regret ? Il avait vu, via mon blog de scrapbooking, que j'allais me pacser. Il m'a dit qu'il s'en voulait... Qu'il regrettait et en même temps me souhaitait beaucoup de bonheur. Il m'a bouleversée. Je l'ai détesté. Comment pouvait-il refaire surface après tout ce temps ? J'avais déjà un goût amer quand je repensais à lui, à nous si tant est que nous ayons été un "nous". Un vrai goût d'inachevé m'a envahie ... 
Je n'ai jamais douté de mon amour pour Charmante Compagnie. Je sais qu'il est l'homme fait pour moi, contrairement à lui. Mais j'ai traversé une phase de "Et si ..." Quelle serait ma vie s'il ne s'était pas éloigné en silence ? Si on était toujours ensemble ? Des tas de possibles. Et finalement, toujours la même conclusion : il n'était qu'une transition. Une belle transition. Le temps de quelques semaines, il était mon boxeur ... 


Et toi, as-tu connu un amour inachevé ? 

mardi 15 mai 2018

Le jour où on explique l'adoption à nos proches

Nous avons toujours été soutenus par nos familles et nos proches amis concernant notre projet d'avoir des enfants, que ce soit à travers notre parcours en PMA ou quand nous avons décidé d'entamer les démarches en vue d'une adoption. 
Toutefois, nous nous sommes vite aperçu que nos proches avaient parfois certaines idées reçues sur le sujet ... Entre ceux qui n'imaginent même pas qu'une FIV puissent ne pas fonctionner, ceux qui s'imaginent que l'obtention de l'agrément signifie que l'enfant va arriver dans les semaines à venir ... 



Nous avons eu envie de commencer à préparer nos proches à la spécificité de l'adoption. 
L'adoption n'est en rien une bonne action, un geste magnifique etc ... même si c'est l'image véhiculée par la société. La parentalité par l'adoption est un processus et ne va pas toujours de soi, même quand on le désire le plus fort possible. D'ailleurs, de nombreux parents vivent un moment de dépression à l'arrivée de l'enfant tant attendu. Car justement,  cet enfant est souvent très, trop attendu. Et par l'entourage aussi. 

Ainsi, nous avons très vite abordé le sujet, notamment avec nos parents qui bien entendu, trépignent d'impatience à l'idée de devenir grands-parents. Nous leur avons expliqué comment allait se passer l’apparentement : un appel du service de l'aide sociale à l'enfance pour nous informer que le conseil de famille nous a choisi pour nous confier un bébé en vue d'une adoption. Ensuite, viendra un temps de rencontrer avec les professionnels pour qu'ils nous parlent de l'histoire de ce bébé. En effet, même âgé de 2 mois, ce bébé aura déjà une histoire et il est important d'en tenir compte dans la construction de son identité. Enfin, il y a aura la fameuse rencontre, la phase d'apparentement au sein de la pouponnière. Cette période dure environ 8 à 10 jours. Nous serons hébergés sur place et serons auprès de notre bébé tous les jours. A la fin de cette période d'adaptation, aussi bien pour nous, jeunes parents, que pour notre enfant, nous rentrerons à la maison. 

Et c'est là où les gens s'imaginent "Happy End, ils vécurent heureux avec leur enfant". Oui, mais pas forcément. Du moins, il y aura des choses à mettre en place. Parce que cet enfant, on aura beau l'avoir attendu pendant des années, et l'aimer de tout notre coeur ... Il y aura ce lien à créer. Il faudra qu'on s'apprivoise mutuellement, qu'il nous fasse confiance et qu'on apprenne à le connaître. Et donc, contrairement à un retour de maternité où tout le monde se presse auprès de la maman et du bébé ... il faudra que l'on construise une petite bulle rien que tous les 3. Pas éternellement, mais pendant un certain temps, pour que l'enfant se pose et se rassure. Et ça ne s'arrêtera pas là, puisque, par la suite, toujours pour que le lien se créé, nous avons averti nos familles que les soins donnés au bébé, les premières semaines, ne seront prodigués que par nos soins. C'est pour que l'attachement se fasse. Ainsi, nous serons préposés aux biberons, couches et bains ... même si les mamies mourront d'envie de donner le biberon à leur petit enfant. Ce sera non négociable et on suivra le rythme de notre bébé. Quand on le sentira serein et en sécurité, alors on pourra permettre à ce que d'autres personnes que nous le nourrissent ... 

C'est un point abordé et travaillé tout au long de la procédure d'agrément. Ce n'est ni un caprice, ni une lubie. Juste des choses à mettre en place pour mettre toutes les chances de notre côté pour que l'attachement se fasse. 




Et il en sera de même pour des tas de petites et grandes choses tout au long de sa vie. L'adoption, même si pour nous, semble naturelle, est un tout autre processus que la parentalité biologique. Il ne faut pas l'oublier et ainsi, les choses se passeront, en effet, le plus naturellement possible. 
Nous avons également fait le choix de ne pas révéler l'histoire de notre bébé adopté, sauf s'il y a une information importante à prendre en compte quand on est auprès de lui. Cette histoire lui appartient et s'il veut en parler à notre famille, nous attendrons que cela vienne de lui. Les gens n'auront pas besoin en effet de savoir si cet enfant est issu d'un viol ou si sa mère de naissance a déjà d'autres enfants. Ils n'auront pas besoin de savoir qu'il est né suite à un déni de grossesse ou que sa mère n'a pu le garder à cause d'un conjoint violent. Ils auront juste besoin de l'aimer pour ce qu'il est. Il nous parait essentiel de respecter cette intimité. L'abandon, même à la naissance, est déjà une terrible épreuve en soi. Pas besoin de rajouter par dessus le regard des autres, même s'il est bienveillant. 

Nous leur expliquons également qu'une fois le bébé confié, il n'est pas encore "à nous". L'adoption plénière n'est prononcée que dans les 6 mois ou plus qui suivent l'arrivée de l'enfant, et qu'avant cela, il y a à nouveau des rapports sociaux et cie ... afin de s'assurer que nous serons de bons parents pour cet enfant, que tout se passe pour le mieux. Il faut compter en moyenne une année avant que l'enfant soit officiellement sur le livret de famille avec sa nouvelle identité.  

Nous discutons de tout cela régulièrement, avec mon mari et avec nos proches. Ainsi, nous espérons que le moment venu, personne ne sera froissé de n'apprendre l'arrivée de notre bébé au sein de notre foyer plusieurs jours après, ou que personne ne me qualifiera de mère surprotectrice quand je refuserai de lui laisser nourrir notre enfant. 



Aujourd'hui, il n'y a qu'une chose que l'on n'ose pas encore aborder, c'est le choix du parrain et de la marraine. Car nous gardons en tête que pour le moment, ce bébé né sous X qui nous sera confié en vue d'une adoption n'existe pas et qu'il n'existera peut-être jamais. Alors, pour les protéger eux-aussi d'une déception, nous ne leur annoncerons qu'une fois l'enfant chez nous !

dimanche 13 mai 2018

Le jour où j'ai repris le tricot

Cela faisait quasiment un an que j'avais délaissé cette nouvelle activité. Mais je dois avouer que le tricot me botte bien, toutefois, j'aimerais vraiment avoir une vraie tricoteuse à mes côtés pour me coacher et m'apprendre pleins de choses. Je bloque pas et même si j'essaye de regarder des tutoriels video, j'ai besoin d'avoir un prof ! 
J'ai toutefois sauté sur l'occasion d'un samedi créatif entre copines pour me relancer. Petite parenthèse. J'ai eu envie de réunir une fois par trimestre mes amies créatives, pour passer une journée à la maison à scrapper, coudre, tricoter, broder, crocheter, ou même juste papoter ... Il y a déjà eu 3 journées créatives et je dois organiser celle de cet été ! Fin de la parenthèse. 
Concernant le tricot, je continue mon apprentissage à partir du magazine Phildar, spécial Layette ! J'ai donc pu terminer quelques ouvrages, mais je coince complètement sur un petit paleto tout mignon pour lequel je n'arrive pas à coudre les manches (tout est tricoté, mais impossible de coudre joliment les manches pour finir l'ouvrage). 
Je me cantonne au point mousse et au jersey, pour le moment ! J'ai appris à faire les boutonnières et à monter des boutons ! 
L'avantage de ne pas avoir encore d'enfant, c'est que je peux prendre mon temps pour tricoter, bébé ne grandira avant que j'aie eu le temps de terminer les ouvrages ! 
Je vous présente donc mes petites "oeuvres" ... et j'espère très prochainement pouvoir vous montrer le paletot ... si d'ici là je trouve une âme charitable pour m'aider avec ses fichues manches à coudre ! 








vendredi 11 mai 2018

Le jour où j'ai mal vécu l'après-obtention de l'agrément #9

Cela peut paraître farfelu, peu probable, bizarre, impensable, pas banal ... bref, être difficile à comprendre, mais je viens de traverser une mauvaise passe "post-obtention-d'agrément". Certes, l'hiver n'a sûrement pas joué en ma faveur, mais avec un peu de recul, aujourd'hui, je peux affirmer avoir fait une sorte de "baby-blues" suite à l'obtention de notre agrément. Tout simplement car cela a signifié un arrêt brutal de notre action dans ce parcours si long que celui de l'adoption. 



Une fois notre agrément en poche, qu'allions nous faire, si ce n'est attendre ? 
Sur le coup, dans l'euphorie du moment, j'ai prévenu mon mari que nous allions envoyer notre "candidature" dans tous les autres départements, histoire de multiplier les chemins qui nous mènerons vers notre futur enfant. Mais très vite, le soufflé est retombé et à ce jour, nous n'avons encore rien fait. 

Cette attente est beaucoup plus difficile à vivre que ce que je croyais, sûrement du fait qu'il n'y a pas de date de fin ... 

Cette attente ne ressemble à aucune autre. Elle ne ressemble pas à l'attente que je vis à chaque fin de cycle : vais-je avoir ou non mes règles ? Elle ne ressemble pas à l'attente que j'ai vécu pour ma grossesse, à attendre la première écho ... Elle ne ressemble pas à l'attente entre chaque FIV, chaque ponction, chaque transfert ... Non, car contrairement à toutes ces attentes où il y a une fin, celle-ci est interminable. 

J'ai subi les premiers mois de l'année. Et pourtant, j'ai essayé de rendre cette attente plus supportable, avec l'organisation de la fête de mes 30 ans, ou les travaux de notre nouvelle cuisine ... mais malgré tout, j'ai vécu les choses de façon très négative. 
Face à cette attente, je n'ai vu que les enfants autour de nous grandir et grandir encore, me déprimant encore plus et me faisant penser au jour où nous serons parents, enfin, mais que nos enfants auront un tel décalage avec ceux des autres ... J'en ai pleuré, même. Persuadée que quand notre tour arrivera enfin, nous serons mis de côté, tout simplement, car nous n'aurons pas le même rythme que les autres. 
Face à cette attente, je n'ai vu que des annonces de grossesse, des ventres s'arrondir et des constats affligeants. Ca ne m'avait jamais autant touchée et impactée.
Face à cette attente, je crois que je me suis renfermée sur moi-même, n'arrivant plus à faire face au reste, à la réalité. Je n'ai plus pris de nouvelles de certaines personnes, je n'en ai plus donné non plus, attendant des choses qui ne sont jamais arrivées. Je crois surtout que j'en ai eu marre de faire semblant, que je n'y arrivais plus, car c'est épuisant. Le sens-unique aussi, d'ailleurs. 
Face à cette attente, je n'ai quasiment rien fait. A peine tricoté. Terminé difficilement un roman. Jamais scrappé ou si peu. Déserté la blogosphère. Lutté pour écrire quelques lignes de mon roman. Etc. Quasi rien. Ou du moins, j'ai cette impression. Que de temps gâché. 
Je me suis laissée débordée, envahir, par une sorte de paresse et de tristesse. Un mélange d'émotions trop fortes et très négatives qui ont eu raison de mon entrain, de ma bonne humeur et ma façon de positiver !  Il faudrait que je m'excuse auprès de certaines personnes quant à mon silence ...
 
Heureusement, quelques fidèles ont été là pour me maintenir hors de l'eau et retrouver le rivage. Grâce à ces quelques précieuses personnes, auprès de qui je recharge les batteries et me nourris de leur amour et de leur force, aujourd'hui, le printemps est revenu aussi dans ma vie. 




Je reprends ma vie en main, je redeviens actrice dans notre projet de parentalité. Je souris à nouveau à la vie et je me lance dans de nouveaux projets, de nouveaux défis. L'attente sera peut être plus douce, moins amère ... 

Même si, aujourd'hui encore, je ne sais pas si je veux arrêter ou avancer le temps ... 

mercredi 9 mai 2018

Le jour où je serai peut-être auteure

Je l'ai déjà abordé à plusieurs reprises ici, je suis sur plusieurs projets d'écriture, à savoir deux romans de fiction, et deux non-fictions. Si au début, il m'était facile d'écrire 4 ouvrages différents en parallèle, l'écriture avançant, aujourd'hui, je me consacre principalement à la rédaction de mon premier roman. J'ai encore mes 3 autres ouvrages en cours, les idées continuent à fuser et je dois vite les noter pour ne pas les oublier, mais pour le moment, je ne projette pas de fin pour 2018 quant à ces 3 autres ouvrages. 



Mon premier roman est une histoire que j'ai inventée dans mon imaginaire il y a de cela plusieurs années. J'ai donc d'abord "écrit dans ma tête" avant de poser des choses sur le papier ou plutôt sur le clavier. L'histoire a énormément évolué puisque je suis partie au départ, d'un trio amoureux entre une femme et deux frères célèbres, à l'histoire d'un trio amoureux ... d'une femme malade et deux hommes ... dont je ne vous en dirai pas plus pour le moment sur l'identité, afin de garder un peu de mystère. Chaque jour, même si j'ai une trame bien définie, mon histoire évolue et j'essaye, du mieux que je peux, à faire en sorte que ce premier roman ne soit pas qu'un roman d'amour léger, mais bien l'histoire d'une vie qui pourra apporter quelque chose aux lecteurs à travers différents thèmes de notre société. 
Je me suis fixée la fin d'année 2018 pour mettre le mot fin sur ce premier roman. A ce jour, mon incertitude concerne l'édition de ce dernier. D'une part, car je redoute énormément d'exposer cette histoire fictive à la vue de tous, d'autre part, car je n'ai aucune envie d'essuyer des dizaines de réponses négatives de maisons d’édition. Ouais, je crois bien que c'est une question d'égo là ... 

Mon second roman, en pause donc pour le moment, est né d'une expérience de ma jeunesse. Ado, et même adulte, j'ai fréquenté des forums que l'on appelait à mon époque RPG. Chaque forum avait un thème, une histoire ... et nous y faisions évoluer des personnage, inventés ou pré-définis par le forum, à travers des mises en scène écrites. Pour mieux illustrer la chose ... Admettons que j'incarnais le personnage de Sophie, jeune cadre dynamique de 32 ans, célibataire, fan de chats et qui vivait à New York. En face de moi, il y avait une autre personne derrière un ordinateur, incarnant Jonathan, photographe professionnel de 35 ans, célibataire et voisin de Sophie. 
A tour de rôle, nous écrivions une aventure ensemble, qui arrivait à nos personnages. "Sophie était très matinale, elle se levait toujours avec le sourire, sur les coups des 6h du matin, et cela même le week-end. Elle s'était instaurée une routine pour lui permettre de faire son sport quotidien avant de partir travailler, car elle savait pertinemment qu'elle rentrerait trop tard du bureau le soir, pour pouvoir faire un saut à la salle de fitness. [... blablabla ...] Ce matin-là, alors qu'elle refermait la porte de son joli duplex, elle tomba nez à nez sur Jonathan, son voisin de pallier, qui semblait rentrer d'une soirée trop arrosée. - Hum ... Bon... Bonjour Jonathan ! Ou plutôt bonne nuit ... Dit-elle avait un petit sourire malicieux aux lèvres. Elle le trouvait tellement craquant, même sexy. Elle se mordit la lèvre inférieure, attendant une réaction de son beau brun ténébreux de voisin. "

Suite à ce "post", la personne qui "joue" Jonathan poste alors une réponse qui prend la suite ... 
"Jonathan était sorti rejoindre ses deux meilleurs amis, sur les coups de 22 heures. Il s'était juré de ne pas rentrer trop tard, car il avait une séance de shooting très importante le lendemain matin à 9h pétantes. [... blablabla ...] Encore une fois, il s'était laissé emporté et avait fait la fermeture de la boîte à 6h du mat'. 30 minutes plus tard, il tentait tant bien que mal de rentrer chez lui, en mode zombie. ALors qu'il essayait vainement d'ouvrir sa porte, il sursauta quand sa voisine sortit sur le pallier. Il était tellement défoncé qu'il n'arriva qu'à marmonner un - Bon-jour .... Puis, comprenant que sa voisine attendait sûrement un peu plus qu'un grognement, il s'efforça à lui sourire et lui dit : - Ca va être une nuit courte, je dois être à Central Park à 9 h..."
Etc. On se répond jusqu'à ce que notre "post" prenne fin. C'était pour moi un des meilleurs entraînement d'écriture, car nous pouvions développer des intrigues mais aussi la psychologie de nos personnages. A tel point qu'on s'attache à ces personnages ... et particulièrement à trois d'entre eux que j'ai fait évoluer pendant plusieurs années sur un forum ... J'ai donc eu envie de reprendre leurs histoires, sous forme de roman. Je vous en avais fait découvrir un extrait et vous faisant lire la première page de cet ouvrage. Celui-ci m'impressionne moins quant à la publication. Il est sans prise de tête, léger et loufoque ... je redoute moins l'accueil du "public". 

Quant à mes récits de non-fiction, ils sont donc au nombre de deux. L'un regroupera les portraits des patients que j'ai suivi en tant qu'assistante sociale. Il est composé essentiellement de portraits que vous avez déjà pu lire ici. J'ai envie de montrer une autre facette du métier d'assistante sociale à travers ce livre. Le second, le plus personnel, concerne notre parcours vers la parentalité et sera basé essentiellement, je l'espère, sur l'adoption. Il n'est pas encore écrit, si ce n'est via des tas et des tas de post-it et autres petites notes que je marque sur un carnet, dès que j'y pense. 



Mais tout ce blabla pour dire que pour le moment, malgré toutes ces longues heures d'écriture sur mes ouvrages, mais aussi sur ce blog, je ne me considère pas encore comme "auteure" ou écrivain. Je pense que ce statut arrive une fois notre roman lu par d'autres, et donc publié. Et je rêve de ce statut bien que cela me paraisse inaccessible ... autant que le fait d'avoir un enfant ... une sorte de manque de légitimité. Et pourtant, si vous saviez comme j'en rêve ... non pas d'en vivre ... mais de toucher les gens, par mes histoires, par mes mots ... un jour, peut-être, je serai auteure.