Affichage des articles dont le libellé est bureau des adoption. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est bureau des adoption. Afficher tous les articles

vendredi 21 juillet 2017

Le jour où on a déposé notre dossier de demande d'agrément en vue d'une adoption #2

Nouvelle étape importante pour nous dans notre aventure « Adoption » : le dépôt du dossier de demande d’agrément.
Après avoir assisté à la réunion d’information, nous avons récupéré le dossier de demande d’agrément. Pour nous, l’aventure commençait réellement. 


Dans les faits, le dossier est simple à constituer : 
  
  • Remplir un formulaire de renseignements administratifs : état civil, composition de la famille, type de logement, ressources.
  •   Fournir nos casiers judiciaires – vierges il en va sans dire. 
  • Fournir nos justificatifs de ressources
  • Fournir nos actes d’état civil complets
  • Joindre nos photos d’identité 
  • Un certificat médical attestant que notre état de santé est compatible avec le projet d’adoption


Sur notre département, nous avions la chance de pouvoir nous faire délivrer ce certificat par notre médecin traitant. D’autres Conseils Départementaux exigent un RDV avec un médecin spécialiste et agréé – attention, le montant de la consultation est alors souvent plus élevé – et les délais plus longs. L’entretien médical consiste à vérifier que nous ne souffrons pas de troubles cognitifs ou psychologiques, que nous sommes à jour des vaccins et que nous n’avons pas de maladies graves et/ou invalidantes rendant compliquée une parentalité. Ouf, pour nous, le Sésame a été simple à obtenir ! 



Mais le plus important réside dans la lettre qui expose nos motivations et notre projet d’adoption. Quel exercice périlleux que de mettre par écrit notre parcours personnel et notre cheminement vers l’adoption. Une vraie lettre de candidature à un poste à temps plein et à vie pour devenir parents. C’est dans cette lettre que nous devons poser nos premières réflexions quant à ce futur enfant : son âge, son origine ethnique, son état de santé. Oui, il faut l’avouer, ça donne l’impression d’être au marché : « bonjour m’dame, il me faudrait 1 enfant de moins d’un an, blond aux yeux bleus et en parfaite santé ». L’horreur, non. Après tout, quand on attend un enfant biologique, on ne choisit pas. On ne choisit rien, ou du moins, pas grand-chose. Du coup, nous avons réfléchi par rapport à la santé de ce futur enfant comme des parents biologiques : nous sommes donc ouverts à des pathologies légères, soignables et n’empêchant pas une autonomie… Un peu comme si nous avions le choix, au cours de la grossesse, à l’écho morphologique, si on détectait des anomalies, de mener ou non la grossesse à terme. Et concernant l’origine ethnique, de notre côté, nous sommes ouverts à toutes les origines. Bien entendu, je peux comprendre que certains couples préfèrent adopter un enfant « qui leur ressemblent » au niveau de la couleur de peau par exemple. Et je pense en effet qu’il est important de connaître chacun nos limites, afin que par la suite l’adoption soit facilitée. 



Cette lettre est née de nos tripes. C’est la première étape importante de notre parcours d’adoption. Un petit peu la première échographie, celle qui nous ouvre le chemin, qui trace la route et montre que tout est bien en route. Maintenant, reste l’attente des entretiens psychologiques et sociaux. Mais nous pouvons désormais dire que nous sommes officiellement inscrit sur la liste départemental des couples en attente d’un bébé pupille de l’Etat – en effet, nous avons de la chance, dans notre département, notre inscription sur cette liste d’attente démarre à la réception du dossier et non pas à l’obtention de l’agrément … 



La procédure est officiellement lancée. L’administration a désormais 9 mois pour traiter notre demande d’agrément – plus si nous souhaitons, nous, prendre plus de temps dans notre réflexion. 9 mois, c’est le temps d’une grossesse, un temps nécessaire pour se préparer psychologiquement à devenir le parent d’un enfant adopté – même si on sait qu’à la différence de la grossesse, l’enfant ne sera pas dans nos vies dans neuf mois … mais dans 2, 4 ou 7 ans ... ou peut-être plus.

lundi 22 mai 2017

Le jour où on a franchi le cap

Après ma fausse couche, nous avons pris la décision avec Charmante Compagnie, d'avancer notre démarche de demande d'agrément en vue d'une adoption. Nous avions prévu de le faire après le TEC 2, mais finalement, on s'est lancé. Je pense que nous avions besoin de ça aussi pour rebondir après cette fausse couche et après cette grosse perte d'espoir. Même si nous espérons toujours une grossesse, il nous paraissait important de démarrer dès maintenant notre démarche dans l'adoption. 
A notre surprise, c'est allé très vite. Notre courrier a eu une réponse très rapide, à peine une semaine, et nous sommes donc convoqués début juin pour le 1er RDV. Il s'agit d'une réunion d'information collective. A partir de cette réunion, nous pourrons alors confirmer notre volonté de demander un agrément et nous démarrerons les démarches en vue de cette obtention d'agrément. 
Je suis impatiente, d'autant plus que cette démarche s'inscrit dans une petite pause en matière de PMA, le temps de donner à mon corps quelques semaines pour se remettre d'aplomb afin d'accueillir une nouvelle grossesse éventuelle. 
Nous en avons beaucoup parlé avec Charmante Compagnie, et nous souhaitons aller au bout de cette démarche - sauf si bien entendu, le Conseil Départemental nous en empêche. C'est à dire que nous avons réfléchi à la possibilité de poursuivre notre demande d'adoption malgré la naissance d'un ou deux enfants biologiques. Pour moi, arrêter ce projet parce que j'aurai eu la chance d'avoir des enfants naturels serait très dur à vivre. Ce serait comme un avortement contraint et forcé. Tout comme notre démarche en PMA nourrie notre désir de devenir des parents biologiques, ce nouveau projet d'adoption est le résultat d'une réflexion et d'une préparation psychologique à devenir parent. 
Cela rejoint donc un de mes "rêves" de petite fille, quand je disais que j’adopterais, plus tard, un ou des enfants ... ça devait être mon côté assistante sociale qui était déjà là ! Tout ça pour dire que, depuis ma plus tendre enfance, ce projet était déjà là et il était même naturel pour moi d'avoir des enfants biologiques et des enfants adoptifs. 
J'espère qu'un jour, notre famille sera composée d'enfants biologiques et d'enfants adoptés. 



Je suis impatiente, et aussi un peu stressée. Après tout, l'adoption, je connais, mais de l'autre côté ... D'habitude, c'est moi l'assistante sociale qui reçoit les mamans désirant accoucher sous X, qui recueille les bébés nés sous X et fait le lien avec le bureau des adoptions. Il va falloir que j'accepte de lâcher prise et de passer de l'autre côté. Celui des futurs parents. Que je me détache de ma profession, de la théorie, des connaissances que j'ai sur l'adoption en France et à l'étranger, et que je me laisse vivre cette aventure, pleinement et le plus sereinement possible.

Nous voilà donc officiellement lancés dans une longue histoire de notre vie de futurs parents ... 9 mois pour obtenir un agrément ... et une moyenne de 2/3 ans pour adopter un enfant à l'étranger, et plus de 5 ans pour un enfant de France ... Nous en sommes au tout début du parcours, mais nous venons de poser la première pierre qui nous mènera jusqu'à notre but final ...