Quand nous avons pris la décision de faire un enfant, nous avions mis certains amis dans la confidence. Sans pour autant les tenir informés du moindre détail, c'est un sujet que nous avons abordé assez naturellement avec certains d'entre eux. Les mois et les années ont passé, nous sommes désormais depuis bientôt 2 ans engagés dans un parcours de PMA, afin de voir, nous l'espérons, un jour, voir notre rêve se réaliser.
C'est une amie qui nous a encouragé à pousser la porte de notre clinique de PMA. Comme quoi, les discussions avec les amis peuvent être décisives dans nos vies. Grâce à elles, nous avons pu cerner notre problème et nous lancer, j'ai envie de dire, corps et âmes, dans cette aventure.
Là aussi, nous n'avons eu aucun tabou avec nos amis. Je pense que cette décision est propre à chaque couple. Nous partons du principe que tout ceci n'a rien de honteux, et qu'au contraire, nous nous sentons plus forts en étant soutenus, et, nous l'espérons, compris.
Parce qu'il n'y a rien de pire ... que les potes un peu lourds qui te font X réflexions, à chaque barbecue ou soirée crêpes. Vous savez, les fameux "bon alors, c'est pour quand le bébé ?", "vous avez pas le mode d'emploi, vous voulez qu'on vous montre ?". Merci, mais non merci. Notre favorite reste toutefois la fameuse phrase magique "mais vous avez le temps pour les enfants, vous êtes jeunes !" Je ne savais pas qu'il existait un âge prédéfini par la société pour devenir parent. On ne se permet pas de donner notre avis sur l'âge où nos copains sont devenus - naturellement - parents, alors pourquoi, parce que nous, notre corps ne nous le permet pas, on devrait supporter en plus ce genre de réflexion ?
Alors, en parler, avec nos amis, nos proches, c'était naturel et nécessaire.
Cependant, si la PMA est une épreuve pour le couple - prochain article à venir -, je trouve que c'est aussi une épreuve pour les amitiés. Dans le bon comme dans le moins bon sens ...
Si ça m'a rapprochée de certaines amies/copines, parce qu'elles vivent ou ont vécu la même chose ; parce que même si elles ne l'ont pas vécu, elles ont toujours une parole, une petite affection et pensée pour toi ... ; parce qu'elles sont aussi impatientes que nous et nous soutiennent à 200% dans notre projet de parentalité et sont là dans les bons comme les moins bons moments.
A l'inverse, il y a parfois des déceptions, des comportements qui blessent. On est bien d'accord que c'est souvent involontaire, mais le silence, l'absence, le manque d'intérêt, tout ça, je le vis mal et j'ai alors tendance à m'éloigner encore plus. La PMA fait souffrir, et j'ai besoin de mes ami(e)s pour surmonter les épreuves, alors il m'est difficile d'en voir certaines s'éloigner, ou ne pas se sentir concernées. Cela m'affecte bien plus que je le pensais.
Bien entendu, je parle ici des amis, mais il en va de même pour la famille. Il s'agit de nos proches en général. Leur soutien est essentiel, et c'est pour cette raison que nous avons toujours voulu être dans la transparence avec eux. Je respecte bien entendu les copines de PMA qui elles, préfèrent ne pas partager leur parcours avec leurs proches.
Et puis, il y a eu aussi des soutiens inattendus, de personnes plus éloignées ... mais qui nous ont fait un bien immense, apportés beaucoup d'espoir ... de belles rencontres, de nouvelles amitiés.
Une chose est sûre, nous sommes entourés d'amour dans cette épreuve, et nos futurs enfants ne manqueront pas de parrains/marraines, tontons/tatas ... à rendre gaga !

