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mercredi 27 septembre 2017

Le jour où je parle de boulot et de PMA

Quand on a poussé les portes de la PMA il y a un peu plus de 2 ans, je ne m'imaginais pas l'impact que cela aurait au niveau de ma vie professionnelle. J'étais bien loin de mesurer les conséquences que ce parcours, ce combat pour devenir mère allait venir s'entrechoquer dans mon travail.



Le temps.

Naïvement, je pensais que j'allais voir le gynéco de PMA sur des RDV planifiés, après le travail. Quelle ne fut pas ma surprise en comprenant le fonctionnement du centre : échographies d'ovulation uniquement les matins, entre 8h et 9h, sans RDV, par ordre d'arrivée. Heureusement pour moi, la clinique est sur la route du travail. Mais même en arrivant le plus tôt possible (avant 7H30), je n'ai jamais pu arriver au travail à l'heure les matins de contrôle. J'ai la chance d'être autonome dans mes horaires mais j'imagine que ça peut être très gênant pour certaines femmes en fonction de leurs métiers.

La dernière minute.

Avec la PMA, peu de choses se planifient puisque tout se fait en fonction de ton cycle anarchique qui n'en fait qu'à sa tête, et de la réussite des traitements. Il est donc rare de pouvoir dire quel jour tu seras absentes pour ta ponction, pour ton transfert ... Là aussi, j'ai la chance d'avoir un métier qui me permet de poser des heures ou des RTT à la dernière minute.

L'affaire tous.

Tout ceci implique donc qu'il est très difficile de garder secret son parcours de PMA au travail. Du moins, pour moi. Difficile d'expliquer, sans mentir, à ses collègues, pourquoi nous arrivons en retard, pourquoi nous filons entre 11h et 11h30 le temps d'une insémination, ou encore de prévoir ton arrêt maladie suite à une ponction sans leur dire pourquoi tu passes sur le billard. Je parle facilement de mon parcours, et je suis suffisamment proche et en confiance avec mes collègues pour les mettre dans la confidence, toutefois, je me mets à la place des femmes pour qui ça ne serait pas le cas ...
Ce qui a pu le plus me peser, c'est que forcément, étant donné que tes collègues sont au courant de tout, il est difficile de garder son jardin secret. Forcément, quand tu es absente une semaine pour ta ponction, tu peux être certaine que le jour J de la fameuse prise de sang, tu as 5 collègues qui passent te faire un coucou le matin même, histoire de savoir ... Oui, j'avoue, mes collègues ont donc appris mes grossesses avant même mes meilleures amies ...

Les arrêts de travail.

Entre les ponctions, le temps de récupération après l'anesthésie, et aussi le temps de la couvade, que tout se mette en place et nous rassure ... les arrêts peuvent se suivre et se ressembler. Si à cela tu ajoutes le fait que tu bosses à 70 km de ton boulot, tu es très vite arrêtée au moindre petit souci. Ainsi, cette année, j'ai été arrêtée en tout 8 semaines. C'est énorme et ça peut vite destabiliser au niveau de ton organisation professionnelle. J'ai beau avoir de supers collègues, on ne peut s'empêcher de culpabiliser d'être à la maison quand elles se fatiguent à te remplacer !

La fatigue.

Les traitements, les divers examens et rdv ... tout ça fatigue et impacte aussi sur notre concentration au travail. Même si bosser nous permet de ne pas focaliser sur nos essais infructueux, parfois, les weekends ne suffisent pas pour nous reposer et on accumule une fatigue professionnelle.

Bilan ...

La PMA est omniprésente sur mon lieu de travail et c'est parfois difficile à gérer. Je reconnais avoir beaucoup de chance d'être dans un contexte privilégié et protégé, notamment grâce à mes collègues bienveillantes.
Je n'ai pas averti mes supérieurs, si ce n'est ma cadre, au moment de mes fausses couches. J'ai réussi à tout concilier sans lui en parler jusque là.
La loi prévoit des aménagements d'horaires pour les couples en PMA. Je n'ai pas eu besoin de m'en saisir, je ne sais donc pas comment cela s'applique réellement. Tout ce que j'espère c'est que cela peut se mettre en place pour les femmes qui n'ont pas autant d'autonomie sur leur poste.

Si des lectrices qui ont ou ont eu un parcours de PMA me lisent, je serai curieuse de savoir comment vous avez réussi à jongler avec le boulot et les contraintes de la PMA ...


dimanche 9 juillet 2017

Le jour où on parle vocabulaire de PMA

Promis, cet article sera court, mais efficace. Quand on démarre un parcours en PMA, on a souvent droit à « hein, quoi, c’est quoi ça ? », même si de plus en plus de personnes connaissent ce sigle. Là où ça se corse, c’est pour la suite. Si là aussi, de plus en plus de monde connaît le terme « FIV », beaucoup d’autres termes restent encore méconnus et barbares aux yeux du commun des mortels ! Parce que oui, être en PMA demande des connaissances ultra poussées, au fur et à mesure de la procédure, des termes bizarroïdes employés par les médecins et biologistes. 

La PMA – Procréation Médicalement Assistée donc – ou encore appelée l’AMP – Assistance Médicale à la Procréation – vous propose : 


  •   Des stimulations ovariennes : tout comme on stimule un enfant avec des jeux éducatifs, des images ou des couleurs, en PMA, on stimule vos ovaires avec un tas de produits : Clomid, Puregon, Menopur, Gonal F … et tant d’autres encore ! En général, en bonne Pmette qui se respecte, on a tendance à vouloir ce que la copine de PMA a comme traitement, histoire de comparer les symptômes, les effets secondaires, les réussites, les échecs …
  • Des inductions de l’ovulation : là aussi, on a droit à un panel de traitement, le plus célèbre restant l’Ovitrelle. En gros, l’induction de l’ovulation, c’est quand le gynéco qui contrôle tous les 2 jours environ, tes follicules, donne le feu vert à ces derniers pour mûrir et donc être au top pour une fécondation. On t’injecte donc le produit inducteur de l’ovulation et en moyenne 36h plus tard, miracle, tu as ovulé !
Mais après l’ovulation, le plus dur reste à faire … 

  • Parfois, c’est le seul coup de pouce de la PMA, et une fois l’ovulation là … place aux ébats !
  • D’autres fois, on passe un niveau supérieur :
    l’IAC : autrement appelée l’insémination artificielle intraconjugale, tout simplement parce que tout se fait avec le matériel du couple : le follicule mature de Madame, et les spermatozoïdes de Monsieur. Le coup de pouce qui est donné ici réside dans le fait que le sperme est amené au plus près de l’ovule, à l’entrée du col de l’utérus, aidant ainsi les zozos les plus fainéants et/ou incompatibles avec la glaire cervicale de Madame, à atteindre la cible plus facilement.
        L’IAD, à contrario, indique qu’il s’agit d’une insémination avec un donneur, quand l’homme dans le couple présente un problème de stérilité ou une maladie … mais le principe reste le même.
  • Mais il arrive que ça ne suffise pas. On parle alors d’une autre procédure, celle appelée communément la FIV : fécondation in vitro. Mais là aussi, l’histoire ne s’arrête pas là. Si on a bien compris le principe qui consiste à faire se développer un embryon dans une éprouvette … pour y parvenir, il y a tout un tas de possibles : 

La FIV ISCI consiste à injecter un seul spermatozoïde dans l’ovocyte et ainsi favoriser la fécondation … Disons en clair que là on a carrément mâché le travail au petit zozo … Après, il n’y a plus qu’à attendre de voir si ça colle bien entre ces deux-là … et espérer que l’entente dure jusqu’à la naissance !
La FIV conventionnelle, quant à elle, est plus libre.. On met en culture plusieurs spermatozoïdes avec un ovocyte et on les laisse se dépatouiller … que le meilleur gagne ! 

  • Et encore une fois, parfois, ça ne s’arrête pas là … Peuvent venir se rajouter des FIV avec donneur de sperme et/ou donneuse d’ovocytes … Et là ça se complique, notamment pour les ovocytes, quant à l’attente de recevoir un tel don – j’encourage d’ailleurs les femmes qui s’intéressent au don d’ovocytes à se rapprocher d’un centre PMA pour se renseigner et peut-être devenir donneuse … - mais aussi sur le point juridique (mais là, c’est carrément une autre histoire)
  •    Et puis, parfois, on a la chance d’avoir eu plusieurs embryons issus d’une même FIV. Alors là, c’est le jackpot. Ces embryons bien costauds vont être congelés – et alors vous pourrez, comme nous, les rebaptiser Findus ou Croustibat – et vous pourrez par la suite bénéficier d’un TEC. Le TEC, aka Transfert d’Embryon Congelé consiste … à décongeler l’embryon, et à l’implanter comme pour la FIV, dans l’utérus de la femme … L’avantage, c’est que le protocole est beaucoup plus soft, le corps a moins morflé et donc en général ce TEC est mieux vécu par la femme.

Bien sûr, le vocabulaire de PMA ne se limite pas à ça. On parle aussi de DPO, de DPA, de blastocyste (embryon de 5 jours), de FSH, de HCG, d’Oestradiol ou de Progestérone … Bref, on est fan de sigles et de mots un peu barbares. Alors, au final, mon seul conseil quand tu mets les pieds en PMA, c’est de toujours demander à ton gynécologue de t’expliquer tel ou tel mot/sigle qu’il emploie, histoire de ne pas rester sur des doutes. Et puis, à toutes celles et ceux qui ne sont pas en PMA, si vous surprenez une conversation entre deux pmettes qui se demandent à quelle DPO elle est ou si elle est à J9 ou J10 post-transfert d’un blasto de J5 … ben … ben rien, laisses les papoter, ça fait partie de la secte de la PMA de pouvoir se parler en code sans que personne ne puisse comprendre ! C’est notre compensation face à notre infertilité, ah ah ! 
 
PS : désolée, en fait l'article n'est pas aussi court que ça ! 

mercredi 24 mai 2017

Le jour où je te parle du couple et de la PMA

Notre désir de devenir parents est quelque chose qui nous a rapproché avec mon mari. Il était essentiel pour moi de construire ma vie avec un homme qui se sentirait autant impliqué dans la parentalité. De par mon parcours personnel, j'avais trop peur de tomber sur un mec qui voudrait des enfants mais sans s'impliquer plus que cela. 
Après quelques années de vie commune, nous avons donc naturellement démarré les fameux "essais bébé". Nous discutions déjà ouvertement de notre future parentalité, désormais, cela devenait concret. Si les débuts ont été sans trop de prise de tête, très vite, de mon côté, j'ai compris que quelque chose n'allait pas dans mon corps. Etant en plus passé par un épisode traumatisant, quelques années auparavant (une grossesse molaire, suivie d'une tumeur trophoblastique avec chimio et complications cardiaques), j'avais un mauvais pressentiment. Charmante Compagnie, lui, restait confiant et optimiste. C'est donc moi qui, au bout d'un an, lui ai parlé de PMA. Il a tout de suite adhéré, comprenant qu'en effet, il pouvait y avoir des soucis. Dès le début, nous nous sommes serrés les coudes. 



Ce qu'il y a de "drôle", c'est que dans ce parcours, nous nous sommes protégés mutuellement. Peut-être moi, un peu plus. Inconsciemment, je souhaitais que le problème ne vienne que de moi. J'ai été on ne peut plus soulagée quand cela a été confirmé par la médecine. Je craignais tellement sa réaction, s'il apprenait sa stérilité. Non pas que je sois plus forte que lui, mais je me sentais en tout cas, plus solide que lui psychologiquement pour accepter une défaillance de mon corps. 
Voilà maintenant 2 ans que l'on vit au rythme de la PMA, des contraintes, des échecs et des réussites. Pour ma part, je me sens blindée. Je suis au cœur de l'attention de mon gynéco et de ma famille. C'est un peu comme quand on est enceinte, tout l'univers tourne autour de vous (avant de tourner autour de bébé). Je sens Charmante Compagnie plus fragile, plus sensible. J'ai eu très peur pour lui, au moment de ma dernière fausse couche. Il y croyait tellement, ça a été un véritable choc pour lui au moment de l'écho, et après. En plus, il n'a pas pu être présent au moment de mon curetage, et ça s'est ressentit sur son comportement. Il était triste, renfermé, en colère, agressif ... Désormais, c'est passé. Encore une fois, nous avons fait bloc. Encore une fois, quand l'un flanche, l'autre le réconforte, et vice-versa. On essuie les larmes de l'autre. On fait de l'humour. On fait des projets. On continue à positiver. On continue à y croire et à affronter ce qui se met entre notre chemin.


La PMA est très dure psychologiquement pour les couples ... notamment au niveau intime ... Bizarrement, je vis beaucoup mieux la PMA depuis que nous sommes en FIV. Je ne supportais pas les simples "stimulations," où faire l'amour était devenu purement dans le but et l'espoir de réussir à procréer. Il n'y avait plus de spontanéité ou de désir, c'était devenu machinal, automatique. Tu voyais ton gynéco le matin, il te disait quand (à l'heure près) avoir un rapport. Merci, mais non merci. Avec la FIV, il y a moins tout ça ... on revit, en se disant que notre bébé se construit ailleurs. Même si les traitements fatiguent et jouent sur les hormones et donc, inévitablement, le désir, on s'en sort pas trop mal. Et pourtant, je n'aurai jamais cru ça possible avant ... Finalement, je supporte mieux le 100% médicalement assisté que le simple coup de pouce ! 
Mais au final, toute cette aventure - qui est loin d'être terminée - nous a finalement rapprochés et a consolidé notre couple. Je sais que dans certains couples, c'est l'effet inverse qui se produit et je trouve cela si dramatique. On traverse tellement d'épreuves ... C'est injuste. 
De notre côté, notre parcours nous a rendu plus fort et nous a permis de mieux nous connaître. On est bienveillants l'un envers l'autre et on peut compter sur l'autre. Cette épreuve nous a fait grandir, en tant qu'individu, en tant que couple et en tant que futurs parents. 



Il est important de réussir à se garder des moments à deux, faire des projets de voyage ou de petites escapades romantiques. Ne pas oublier son couple, avoir des petites attentions l'un pour l'autre, parler ensemble, ne pas laisser de non-dits ...Nous sommes avant tout un couple, et même si la PMA a tendance à nous rendre un peu comme des machines à procréer, il ne faut pas se laisser emporter là dedans. Du romantisme, de l'amour, de la tendresse ... Et toutes ces épreuves paraîtront un peu moins difficiles ...

Je n'irai pas jusqu'à dire merci la vie de nous avoir mis cette épreuve sur notre chemin ... mais je vais dire merci à notre couple d'avoir réussi à surmonter cela et à en faire une force. Une chose est sûre, cet enfant, on ne le fera pas sur un coup de tête ;-)

jeudi 18 mai 2017

Le jour où je te parle d'amitié et de PMA

Quand nous avons pris la décision de faire un enfant, nous avions mis certains amis dans la confidence. Sans pour autant les tenir informés du moindre détail, c'est un sujet que nous avons abordé assez naturellement avec certains d'entre eux. Les mois et les années ont passé, nous sommes désormais depuis bientôt 2 ans engagés dans un parcours de PMA, afin de voir, nous l'espérons, un jour, voir notre rêve se réaliser. 
C'est une amie qui nous a encouragé à pousser la porte de notre clinique de PMA. Comme quoi, les discussions avec les amis peuvent être décisives dans nos vies. Grâce à elles, nous avons pu cerner notre problème et nous lancer, j'ai envie de dire, corps et âmes, dans cette aventure. 



Là aussi, nous n'avons eu aucun tabou avec nos amis. Je pense que cette décision est propre à chaque couple. Nous partons du principe que tout ceci n'a rien de honteux, et qu'au contraire, nous nous sentons plus forts en étant soutenus, et, nous l'espérons, compris. 
Parce qu'il n'y a rien de pire ... que les potes un peu lourds qui te font X réflexions, à chaque barbecue ou soirée crêpes. Vous savez, les fameux "bon alors, c'est pour quand le bébé ?", "vous avez pas le mode d'emploi, vous voulez qu'on vous montre ?". Merci, mais non merci. Notre favorite reste toutefois la fameuse phrase magique "mais vous avez le temps pour les enfants, vous êtes jeunes !" Je ne savais pas qu'il existait un âge prédéfini par la société pour devenir parent. On ne se permet pas de donner notre avis sur l'âge où nos copains sont devenus - naturellement - parents, alors pourquoi, parce que nous, notre corps ne nous le permet pas, on devrait supporter en plus ce genre de réflexion ?
Alors, en parler, avec nos amis, nos proches, c'était naturel et nécessaire. 
Cependant, si la PMA est une épreuve pour le couple - prochain article à venir -, je trouve que c'est aussi une épreuve pour les amitiés. Dans le bon comme dans le moins bon sens ... 
Si ça m'a rapprochée de certaines amies/copines, parce qu'elles vivent ou ont vécu la même chose ; parce que même si elles ne l'ont pas vécu, elles ont toujours une parole, une petite affection et pensée pour toi ... ; parce qu'elles sont aussi impatientes que nous et nous soutiennent à 200% dans notre projet de parentalité et sont là dans les bons comme les moins bons moments. 
A l'inverse, il y a parfois des déceptions, des comportements qui blessent. On est bien d'accord que c'est souvent involontaire, mais le silence, l'absence, le manque d'intérêt, tout ça, je le vis mal et j'ai alors tendance à m'éloigner encore plus. La PMA fait souffrir, et j'ai besoin de mes ami(e)s pour surmonter les épreuves, alors il m'est difficile d'en voir certaines s'éloigner, ou ne pas se sentir concernées. Cela m'affecte bien plus que je le pensais. 
Bien entendu, je parle ici des amis, mais il en va de même pour la famille. Il s'agit de nos proches en général. Leur soutien est essentiel, et c'est pour cette raison que nous avons toujours voulu être dans la transparence avec eux. Je respecte bien entendu les copines de PMA qui elles, préfèrent ne pas partager leur parcours avec leurs proches. 
Et puis, il y a eu aussi des soutiens inattendus, de personnes plus éloignées ... mais qui nous ont fait un bien immense, apportés beaucoup d'espoir ... de belles rencontres, de nouvelles amitiés. 



Une chose est sûre, nous sommes entourés d'amour dans cette épreuve, et nos futurs enfants ne manqueront pas de parrains/marraines, tontons/tatas ... à rendre gaga !

jeudi 9 mars 2017

Le jour où je résume #Février

Sur le même modèle que #Janvier ... C'est parti. 

Fausse couche / Se remettre de cette fausse couche / Arrivée de ma maman et mon beau-père / Promenade avec eux et les chiens à Larina / Escape Room - La cage aux rêves / Blanquette de veau maison au Thermomix / Reprise du boulot / RDV avec le Dr Mamour / Une connasse me rentre dedans sur le périphérique / Mal au ventre intense pendant des jours / Une vie entre deux océans / Carte d'anniversaire reçue d'Autriche / Gâteau d'anniversaire pour le boulot / J'ai 29 ans / Happy B-Day to Me / Charmante Compagnie m'offre une liseuse / Il a Déjà tes Yeux - hilarant / Twix Maison / IRM pour Charmante Compagnie / Saint Valentin en avance / Puzzles / Cabane dans les arbres / Charmante Compagnie en déplacement / Fais pas ci fais pas ça / Verre chez une collègue / Soirée chez des amis / Shopping en couple / Farniente / Grosses contrariétés au travail / Light Box, enfin trouvée / Croque Monsieur, jus de fraise, avec une copine PMA / Charmante Compagnie a 35 ans ! / Je lui offre un manteau A. Thierry / Anniversaire en famille - risotto / Anniversaire entre amis - croziflette / On est gâté ! / RTT / Voiture de remplacement / Resto avec ma meilleure amie 

Mars est déjà bien entamé ... et tout aussi fun et chargé ! 
J'espère que mars sera le mois de notre transfert d'embryon ... mais pour le moment, le cycle se fait attendre ... 


vendredi 17 février 2017

Le jour où je me lâche 2 minutes

Parce que ça fait du bien, de se lâcher, parfois. 
Alors voilà, j'avoue ... 



Parfois, l'annonce de certaines futures naissances dans notre entourage plus ou moins proche me fait grave chier. Mal au bide. Mal au coeur. Mal tout court. Parfois, j'ai pas envie de les féliciter même si je sais qu'ils n'y sont pour rien et blablabla. Mais voilà, ça me fait chier. D'autant plus chier quand tu sais que la nana a mis 2 jours pour tomber enceinte, ou qu'elle ne s'y attendait pas du tout. Ouais, c'est mal, la jalousie et tout ci tout ça, mais parfois, ça fait du bien aussi. Voilà, j'ai avoué, j'l'ai dit ! 

Parfois, je souhaite à certaines personnes de notre entourage plus ou moins proche, en essai bébé, de ne pas y arriver et de galérer et galérer et galérer, et connaître ce que c'est que le désespoir de devenir parents un jour. C'est carrément moche, et pas positif du tout, mais parfois, j'y peux rien, c'est plus fort que moi. D'ailleurs, parfois, j'en viens à me surprendre moi-même à dire à des copines qui essayent ou vous essayer, pleines d'espoir à l'idée de tomber enceinte en 2 ou 3 mois, qu'elles vont galérer ... Parfois, je m'déteste pour ça, mais parfois pas. 

Parfois, j'en viens à avoir peur que des personnes de notre entourage plus ou moins proche nous annoncent une grossesse, avant nous. J'en fais parfois des cauchemars. Et parfois, ça m'éloigne de ces personnes là. J'évite du coup le sujet avec elles, car j'ai peur qu'elles me disent "surprise, j'suis enceinte", parce qu'au fond, je serai heureuse pour elles mais aussi hyper mal ... 

Parfois, je suis désagréable avec les personnes de notre entourage plus ou moins proche qui essayent de nous encourager en nous donnant toujours pour exemple des tas de couples qui ont réussi à concevoir avec ou sans FIV, au bout d'une ou quatre FIV, etc. J'ai envie de leur gueuler dessus et de leur dire de la fermer, que je m'en fous des autres et que seul mon problème et mon utérus à moi m'intéressent ! Parfois, je m'en veux et en même temps, c'est carrément vrai ... 

Parfois, je me fais peur à voir que je peux être à ce point aigrie. Parfois, je me surprends à penser tout cela, et pourtant, ça me fait du bien de le penser. Je trouve ça sain, parce que je trouve ça tellement injuste ce qui nous arrive. Alors, parfois j'me lâche et j'm'en fiche de ce qu'en penserons les personnes de notre entourage plus ou moins proche ... parce que parfois, il m'arrive de penser à moi. Uniquement à moi.

mercredi 8 février 2017

Le jour où j'ai pris les montagnes russes de la PMA [FIV 2]

Montagnes russes ... Ascenseur émotionnel. Appelez ça comme vous le souhaitez. 
Pour cette deuxième FIV, j'étais sur un nuage. 
Après le stress de passer au bloc avec une anesthésie générale un vendredi 13, j'étais ultra détendue en apprenant la bonne nouvelle : 14 ovocytes récoltés pour cette 2ème FIV. Un résultat bien meilleur que pour la 1ère. Pour la petite anecdote, pour ce coup-ci, je n'ai pas pu avoir de chambre double. Horreur en le découvrant le jour même, d'autant plus que nous avions croisé dans la salle d'attente un couple de "cas soc" (ah ah, un comble pour une assistante sociale) et je me disais qu'avec la chance que j'avais, on allait se les coltiner dans la chambre double !!! Heureusement, je suis tombée sur une autre femme et ça s'est très bien passé ... Cependant, je redoutais le moment où notre gynéco et le biologiste allaient venir dans la chambre nous annoncer ce qu'avait donné nos ponctions ... Je craignais tellement qu'il nous annonce un chiffre tout pourri ... que je n'ai pas pu m'empêcher de crier un grand YES quand il m'a annoncé 14 ... négligeant totalement au passage que ma voisine de chambre avait eu, elle, un recueil bien moins bon que le mien ... et oui, mea culpa ... Bref. 
Les bonnes nouvelles ont continué. Le biologiste nous a annoncé que 10 embryons étaient nés de la fusion de mes ovocytes et des spermatozozo de mon homme ... Le manège continue donc de monter doucement mais sûrement, on approche des nuages ... On les touche des doigts. 
Le transfert se passe à merveille. Dr Mamour est confiant, nous explique que nous avons 3 magnifiques blastocytes (embryon à un stade de 5 jours, près à sortir de sa coquille pour aller s'accrocher dans l'utérus ...). Il transfère donc un blastocyte frais et congèle les deux autres. On plane. On est sur les nuages, on va manger au chinois et on se laisse à rêver à ce petit blastocyte que l'on a vu s'installer en direct dans mon utérus. La couvade peut démarrer. Cocooning au programme et rêves en tous genres. 
Je vis très bien la première semaine post-ponction, et je continue petit à petit de me rapprocher des nuages. 



Comme la dernière fois, je vis très mal la seconde semaine. A l'affût du moindre symptôme, je me transforme en un tas d'hormones en furie ... pleurs, envies, angoisses, insomnies, sommeil, nausées, susceptibilité et cie ... mon mari en rigole et me dit qu'il espère que je ne serai pas comme ça pendant 9 mois. 
Sauf qu'à 13 jours post-ponction, soit 13 jours après l'ovulation, soit 1 jour avant l'arrivée présumée des règles (en langage d'experte en PMA : à 13 DPO), je me réveille, pliée en 2, avec des douleurs ... Non, pas des douleurs, LA douleur. Celle que toutes les femmes qui espèrent connaissent et redoutent. Un filet de sang lors d'un passage aux toilettes et la chute est rude. J'étais tout en haut de ma montagne russe, me voilà propulser tout en bas. Au 15ème sous-sol même. 
Des larmes, des cris, des spasmes, des apnées ... Charmante Compagnie est triste, lui aussi, mais il est surtout encore plus mal de me voir comme ça. Il ne sait plus ni quoi dire ni quoi faire. Je ne reprends plus mon souffle. J'hurle et les larmes me brûlent les joues. J'arrive à lâcher entre deux sanglots, que je ne veux plus qu'on y croit, que je veux tout arrêter, que ça ne sert à rien, que je ne pourrai jamais être enceinte. Il tente de m'apaiser, mais je ne l'écoute pas. Je suis toujours prise dans mon ascenseur émotionnel. Et puis, après la chute, le calme revient. Pliée en deux, dans mon lit, le regard vide, j'attends. Quoi, je ne sais pas. En fait si, j'attends quand même un peu d'espoir. L'espoir, c'est dans le soutien de mes amies et copines de PMA ... parce quand on y croit plus, elles, elles y croient pour nous et nous redonnent la foi. Elles me disent d'y croire, d'attendre demain, de faire ma prise de sang, et pourquoi pas la folie d'un test de grossesse. Oh le test de  grossesse. Combien de fois ai-je pissé dessus et attendu désespérément que la putain de barre apparaisse. Alors, pourquoi pas, après tout, j'ai tellement l'habitude des tests négatifs, qu'au moins je pourrais passer à autre chose et attendre sagement l'arrivée du prochain cycle. Je n'y crois tellement pas que je ne regarde même pas le résultat. C'est en retournant à la salle de bain quelques minutes après, que je découvre que ... mais que vois-je ? Oh ... tiens, je suis remontée sur mon manège ... je monte, je monte ... mon nuage m'attend. Elle est là. Pâlounette, mais là. Elle n'a jamais été là jusqu'à maintenant. Putain de bordel de merde. J'en pleure, again. Mais de joie et d'espoir. Charmante Compagnie, lui, est refroidi. Il est content mais prudent, il attend le résultat de la prise de sang du lendemain. Ne nous emballons pas. Moi, trop tard, je suis déjà en route pour le nuage. Et j'en rêve la nuit. Je rêve que je reçois le résultat par SMS de ma prise de sang qui me dit "ENCEINTE". Pour la première fois, je me rends au labo légère et souriante. C'est la laborantine que j'aime bien. On papote. Elle me dit qu'elle, elle y croit. Et quelques petites heures plus tard, à peine ... je reçois les résultats. 44ui. 44ui. Putain, mais 44ui, c'est positif. C'est un nombre. C'est mieux que le "négatif" habituel. Certes, c'est tout petit, mais en même temps, à 14 DPO ... ça reste raisonnable. Vite, vite, appelons le Dr Mamour pour lui annoncer la bonne nouvelle (oui, le Dr Mamour n'a que moi comme patiente et n'attendait que ça !!!!). Sa secrétaire me dit de bien refaire une prise de sang dans 4 jours pour voir si la grossesse est bien évolutive. Et moi, je danse dans ma cuisine. Je rassure ma mère, ma belle-mère, que j'avais alerté la veille en leur disant que c'était mort. Charmante Compagnie se lâche enfin et y croit. Il attendait le résultat, il l'a eu, il est positif, c'est parti mon kiki. Je suis donc toujours sur ma montagne russe, je monte doucement mais sûrement ... Mais je suis aussi au bord d'un précipice ... 
Des pertes continuent de noircir le tableau. Une ombre dans notre nuage tout rose. Mais on continue d'y croire. En début de grossesse, tout est possible ... On s'accroche au possible. Et là, je ne remercierai jamais assez les amies qui m'ont soutenue et encouragée, et les copines PMA qui partagent leurs expériences ... Parce que dans ces moments là, c'est au positif que je veux m'accrocher, aux histoires qui finissent bien même si elles commençaient mal ...
Et puis il y aura eu la prise de sang bonheur, celle qui m'annonce que oui, la grossesse progresse, évolue. Je danse de joie, je pleure de joie (au bureau, devant ma stagiaire ... et oui, avec la PMA tu oublies ton intimité et ta sphère privée). Mes collègues sont au courant en direct et se réjouissent pour moi. Voilà déjà 16 cycles qu'elles vivent quasiment au quotidien avec moi mes péripéties PMA qui impactent tant sur le boulot ... Et puis, patatra, l'angoisse arrive, du sang, beaucoup de sang. 
Un arrêt forcé, un alitement contraignant ... J'en rigole, je plaisante avec une amie en lui disant que je vais avoir des escarres à force ... Je me raccroche aux branches, les branches de mes copines de PMA qui me rassurent. Charmante Compagnie aussi s'accroche. Il semble moins près du précipice que moi, il a atteint le nuage avant moi, je crois. 
Je continue d'en rêver la nuit. Enceinte, enceinte. Ca résonne dans ma tête. Putain, quel bonheur, enfin. Mais quel stress. Et là, tu te dis qu'en fait, tout ce que tu as vécu avant, l'épreuve des déceptions qui s'accumulent, les examens, les piqûres, les hormones ... en fait .... le plus dur est à venir. Le plus dur au final ce n'est pas de voir apparaître le + sur le test de grossesse ... Le plus dur, c'est de le voir rester ... s'accrocher ... se développer, vivre. 
Au passage, sur mes montagnes russes, j'ai pris tout sur mon passage. Les pensées, les bonnes ondes, les mots doux, les mots rassurants, les réconfortants ... Parce que du coup, moins dure a été la chute quand l'évidence de la fausse couche, quelques jours plus tard, s'est imposée à nous ... J'ai pleuré, je crois. Un peu. Par moment. D'un coup, comme ça, un pleure, puis hop, plus rien. Immédiatement, puis un jour, cinq jours ... plus tard. A l'occasion. Parce que je vois un bébé. Parce que je lis un livre triste. Parce que j'apprends une grossesse. Mais je ne suis pas tombée dans le précipice. La chute a été moins violente que la première fois. Parce que j'avais déjà tellement pleuré le jour où j'ai cru que ça n'avait pas marché. Là, ça a marché. Oui, bordel, ça a marché. Y'a eu des + sur mes bâtonnets , y'a eu un taux de Bêta HCG qui a grimpé, y'a eu des nausées, y'a eu des signes qu'il était là, en train de s'installer. Etrange sensation, que celle d'être triste à en mourir car vous venez de faire une fausse couche et que votre utérus est à nouveau désespérément vide ... tout en étant heureuse, car ça a marché, et que l'espoir renaît. L'espoir que ça marchera mieux la prochaine fois. 
Alors, j'ai décidé de remonter dans le manège, sur ma montagne russe. Parce que nous avons deux blastocytes congelés. Quand j'ai vu le Dr Mamour, il m'a libéré. Il était lui aussi déçu pour nous, il y croyait (et pensait même que je venais le voir pour l'écho des 6 SA) et lui aussi, il était content, car ça avait marché. Il était confiant, ça marchera. On y croit. On ne lâche rien. Si on lâche, autant tout arrêter. Je l'ai fait rire quand je lui ai dit "c'est tout" quand il m'a donné le protocole de mon transfert d'embryon congelé ... Oui, "c'est tout". Juste des  comprimés à prendre et de la progestérone. Plus de piqûres. Pas besoin. C'est fou, mais ça m'a fait flipper. Est-ce que ça va marcher avec si peu de protocole ? Il m'a aussi déculpabilisé. Il a essayé, en tout cas. Ça chemine ... 



Je garde le sourire. Ma collègue ce matin m'a annoncé sa grossesse, je suis heureuse pour elle, et j'espère juste pouvoir lui annoncer la même chose dans quelques semaines. Je le prends bien, je positive, je fais même de l'humour ... 
Nous avons un Findus et un Croustibat au congelateur ... Dans un mois, on décongèlera notre petit Findus pour le mettre au four pendant 9 mois ... Et y'a pas de raison, cette fois, il va s'accrocher ... Parce que bon, les montagnes russes, j'aime bien ... mais uniquement au Parc Astérix !

[Et désolée pour ce pavé décousu ... mais c'est ça aussi la PMA]

mardi 31 janvier 2017

Le jour où je résume #Janvier

En m'inspirant totalement (et j'assume) sur une charmante blogueuse Cloudy, que je vous invite à découvrir, voici mon mois de janvier, en bref. 

Happy New Year / Entre amis / Mon frère / Minuit / Débarquement / Happy / Stress / J1 / Go FIV / Vacances / Douceurs / Journée amie / Bridget Jones / Cadeaux / Epilepsie Oscar, pfff / Repos / Cartes de voeux / Harry Potter et l'enfant Maudit / Ca déborde / Ca pue / Vidange de la fosse / The Crown / 2ème écho, ça booste bien / Week end à la montagne sans neige / Nouveau Noël, famille recomposée / Lingettes lavables / Belote / Rebelote / Reprise, dure dure / Réunions / Stress / 3ème écho, c'est pour la fin de semaine, yes / Il neige / Anesthésiste / Ovitrelle / Ponction / Natecia / Petit déjeuner de clinique / 14 ovocytes, youhou / Neige à gogo / 10 embryons, youhou bis / Galette / Epilepsie Ishka, pfffff / Embryons en évolution / Invitation mariage 1er juillet / Transfert / 1 blastocyte / Espoir / Resto chinois / Coupure électricité générale pendant des heures - la loose / Resto dinner / Shopping / Jeux PC / Parties de Times Up endiablées en famille / Primaires 1er tour / Reprise des Sims / Je vends enfin notre vieille cuisinière / Grâces matinées / Réaménagement de ma scraproom / Plombier / Douleurs / Grosses crises d'angoisse / Stress FIV / Soirée chez les beaux-parents / Repos forcé / Peur / Espoir.